GLOWrious Women

Wrestling is ballet with violence.

Jesse Ventura

 

Mesdames, messieurs, inutile d’essayer de régler votre écran. Cet article ne concerne ni Naomi et ses tenues fluo, ni Bobby Roode et sa glorieuse musique d’entrée. Ici, nous allons parler de la série GLOW disponible depuis peu sur Netflix.

 

 

Les filles, à nous de jouer, elle ne va pas commencer toute seule la Women’s Revolution.

 

 

Nalyse de la série GLOW

 

Wrestling is ballet with violence.

Jesse Ventura

 

Mesdames, messieurs, inutile d’essayer de régler votre écran. Cet article ne concerne ni Naomi et ses tenues fluo, ni Bobby Roode et sa glorieuse musique d’entrée. Ici, nous allons parler de la série GLOW disponible depuis peu sur Netflix.

 

 

Les filles, à nous de jouer, elle ne va pas commencer toute seule la Women’s Revolution.

 

 

Nalyse de la série GLOW

 

 

1985 dans la région de Los Angeles, une grosse douzaine de femmes se retrouvent embarquées dans les débuts balbutiants d’une toute nouvelle fédération de catch 100% féminine, les Gorgeous Lady Of Wrestling.

 

Et quand on sait qu’aucune des femmes en question n’a d’expérience en tant que lutteuse, que le réalisateur est cocaïnomane et le producteur un fils à maman sans expérience, on se doute vite que l’aventure ne va pas être de tout repos.

 

Durant dix épisodes de trente minutes (soit moins que la durée du dernier Wrestlemania), les spectateurs vont pouvoir suivre les aventures de toute une galerie de personnages hauts en couleur, du casting initial aux premiers enregistrements pour la télévision.

 

En plus d’une ribambelle d’excellents personnages secondaires, il y a trois personnages principaux qui ressortent :

 

– Ruth, une actrice avec du talent mais n’acceptant pas les rôles insipides donnés aux femmes.

– Debbie, une ancienne actrice ayant eu un petit succès dans un soap qui a arrêté pour s’occuper de son bébé.

– Sam, un réalisateur de films un peu « expérimentaux » qui souhaite financer son prochain film grâce à ça.

 

 

Le booker dans le ring, les lutteuses à l’extérieur, ils tiennent le bon bout.

 

 

Le format court de la série et des épisodes permet d’avoir un bon rythme dans la narration et d’éviter le ventre mou classique que l’on rencontre dans certaines séries.

 

En plus, même si une suite est tout à fait envisageable, l’histoire racontée en 10 épisodes se suffit à elle-même.

 

 

Dix épisodes à se faire arracher la tête, ça reste un peu longuet quand même…

 

 

Voilà pour la forme. Pour ce qui est du fond, la série évolue sur plusieurs niveaux de lecture qui méritent tous d’être vus.

 

La première chose qui saute aux yeux, c’est l’aspect comédie. Un groupe d’inconnus légèrement marginaux qui s’associent pour mener une activité inhabituelle et qui n’y connaissent rien est un classique dans le domaine de la comédie (et en particulier dans le domaine de la comédie sportive comme le très français Les Reines du Catch). Quand on y ajoute l’époque qui a un look particulièrement marqué et qui maintenant prête pas mal à rire, on part sur des bases plutôt légères.

 

 

Première séance de recherche de gimmick… c’est pas gagné.

 

 

Mais très vite la série montre qu’en plus d’être drôle et légère, elle sait aborder des sujets sérieux comme le rôle de la femme dans la société, les droits que les femmes ont sur leur corps, les préjugés sociaux, la marginalisation, le poids de la famille et des traditions…

 

La série aborde d’ailleurs des sujets qui à mon avis seraient totalement inabordables sur une plateforme de diffusion autre que Netflix. Et je trouve que c’est très bien.

 

 

Enfin bon, on peut être sérieux sans égorger des chatons quand même ! Eurk.

 

 

Et pour finir, point très important pour les amateurs de catch, il y a tout ce qui tourne autour de la lutte. Et sur ce sujet j’ai été très surpris, en bien, en très très bien.

 

Quand j’ai attaqué la série, je m’attendais comme beaucoup à une version américaine des Reines du Catch.

 

Pour ceux qui ne l’auraient pas vu, il s’agit d’une comédie dramatique sociale avec comme élément « original » le catch. Et je pensais que, ici aussi, cet élément serait traité rapidement, superficiellement, pour apporter une touche d’originalité au produit.

 

Dans Les Reines du Catch, on pourrait très bien remplacer tout ce qui touche au catch par du BMX que ça ne changerait pas grand-chose.

 

 

Non ! Non ! Je ne veux pas aller dans une production française !

 

 

Eh bien dans le cas de GLOW, le catch est traité avec beaucoup de respect et d’importance. La série n’essaye pas de créer un semblant de Kayfabe et attaque de front sur le thème du divertissement sportif.

 

Le but du catch est de divertir le public en essayant au maximum d’éviter de blesser son partenaire. La série parle de l’importance d’un bon heel pour mettre over un face, et de la nécessité pour celui-ci de perdre son titre parce que c’est la chasse au titre qui est le plus intéressant. Elle parle aussi de réalisation, de timing, d’acting, de selling… bref je pense sincèrement que c’est une série que je conseillerai à des gens qui veulent découvrir pourquoi j’aime le catch. Et en la voyant, je me suis souvenu des raisons pour laquelle j’aimais ça.

 

Cerise sur le gâteau, les actrices ont suivi un entraînement d’un mois sur le sujet avec Chavo Guerrero Jr et ça se voit. En plus d’être une bonne série, il y a des « matchs » sympathiques à voir ! 

 

Outre l’ami Chavo qui a entraîné les filles, on retrouve plusieurs têtes connues en guest dans la série comme John Morrison, Brodus Clay, Carlito, Alex Riley… certains avec des rôles très courts d’autres avec plus d’importance.

 

 

Pas mal le hurlement, maintenant le Starship pain.

 

 

En conclusion, GLOW réussit le coup de maître d’être à la fois une bonne série alliant comédie et sujets sociaux et en plus de traiter le catch avec toute la passion, le respect et l’honnêteté qu’il mérite.

 

Néanmoins et je préfère prévenir pour avoir lu des critiques ailleurs, il ne faut pas s’attendre à des combats toutes les cinq minutes. L’histoire parle de la création d’une fédération par des amateurs, il faut laisser aux choses le temps de se faire.

 

Quoi ?! Tu veux dire qu’à l’épisode 2 on ne commence pas à booker un royal rumble devant 100 000 personnes ?

 

 

En post scriptum, en écrivant l’article, j’ai découvert qu’il avait vraiment existé une fédération GLOW au milieu des années 1980 basé à Las Vegas. Je pense que la série a repris le style et le look et a romancé tout le reste.

 

Mais si toi lecteur, tu connais un peu cette fédération, je serais assez curieux d’en apprendre plus dans les commentaires.

 

Et en bonus de fin une image d’Alison Brie qui interprète Ruth parce que je sais que certains l’aiment bien.

 

 

Ben moi je vous aime pas !


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