Smackdown du 19/02/2015 : 30 minutes, douche comprise

L'énigme qu'est l'autre recule comme l'horizon à chaque pas que tu fais vers lui.

Christiane Singer (faisant de la couture)

 

Oh mes aïeux, Smackdown est enfin de retour à sa vraie place : celle d'un show de catch brillantissime où s'enchaînent les bons matchs, les développements de feuds, le contenu unique et exclusif et où Kevin Owens est champion. Non je déconne : heureux les adorateurs du jaune car le bleu se dissipe dans leur esprit : si vous cherchez une vraie alternative à Raw allez la chercher sur le WWE Network où dans les excellents récapitulatifs made in CDC. Pour tous ceux qui (comme moi) n'ont pas encore compris, qu'ils s'infligent en ma compagnie le récit du couloir de la mort menant au second paye-pas-pour-voir de l'histoire de la fédération de Stamford.

 

 

Statistique : à cet instant précis, 734 foufounes explosèrent de concert à Fort Lauderdale.

 

 

Nalyse de Smackdown du 19 février

 

L'énigme qu'est l'autre recule comme l'horizon à chaque pas que tu fais vers lui.

Christiane Singer (faisant de la couture)

 

Oh mes aïeux, Smackdown est enfin de retour à sa vraie place : celle d'un show de catch brillantissime où s'enchaînent les bons matchs, les développements de feuds, le contenu unique et exclusif et où Kevin Owens est champion. Non je déconne : heureux les adorateurs du jaune car le bleu se dissipe dans leur esprit : si vous cherchez une vraie alternative à Raw allez la chercher sur le WWE Network où dans les excellents récapitulatifs made in CDC. Pour tous ceux qui (comme moi) n'ont pas encore compris, qu'ils s'infligent en ma compagnie le récit du couloir de la mort menant au second paye-pas-pour-voir de l'histoire de la fédération de Stamford.

 

 

Statistique : à cet instant précis, 734 foufounes explosèrent de concert à Fort Lauderdale.

 

 

Nalyse de Smackdown du 19 février

 

 

S'il fallait résumer cet épisode de Smackdown à une statistique, ce serait celle qui titre cette nalyse : trente minutes de catch. Dont dix pour le main event, ce qui laisse l'extraordinaire durée de vingt minutes pour les huit autres affrontements à l'affiche ce jeudi. Quelle histoire peut-on raconter ou développer en deux minutes et trente secondes de moyenne ? Grosso modo, la redite synthétisée d'un air connu.

 

Pourtant, ce show contenait de bonnes idées. Prenons le match d'ouverture entre le Miz et Daniel Bryan : il fallait y montrer un Bryan nettement supérieur à quiconque ne possède pas le Superman Punch dans son arsenal, et rappeler que Miz et Mizdow tissent une bisbille qui les mènera au pré-show de Wrestlemania. L'ingrédient voulant relever cette sauce industrielle, c'est le passé commun entre un Miz trustant le Main Event et un Daniel Bryan jeune rookie dont il fut le pro sur l'air du "regarde Damien, je ferai de toi ce que j'ai fait de Daniel, une star !". Problème, pour une raison qui échappe au seul fan du Miz restant au monde que je suis, celui-ci est booké tellement faible que cela enlève toute crédibilité au propos, ce que confirmera le petit barbu trois mnutes plus tard d'une soumission inextricable.

 

 


Allez Michael, ramène tes fesses que je te défonce en une minute

 

 

Fanfaron va !

 

 

Allez, deux minutes, parce que je retiens mes coups.

 

 

Billevesées, tu oublies que moi aussi j'ai gagné un Main Event de Wrestlemania !

 

 

Il avait raison Daniel, il t'a fallu presque trois minutes.

 

 

Niark niark, je lui ai donné du fil à retordre, qu'est-ce qu'il en a chié : l'honneur est sauf !

 

 

Si vous êtes des lecteurs réguliers de ces pages — le fait d'être en train de dévorer la nalyse d'un go-home Smackdown vous trahit déjà en soi —, vous connaissez cette ficelle de booking théorisée par les plus érudits membres de la rédaction dans la lignée du gourou originel, SpanishAnnounceTable. De quoi s'agit-il ? De ce sempiternel match entre un champion et un quidam de passage, avec le prétendant au titre à la table des commentateurs faisant le pitre pour distraire le champion, tant et si bien que celui-ci finit par perdre sa concentration et s'incliner contre beaucoup plus faible que lui. Notons d'ailleurs que ce booking paresseux vérole bien plus certaines ceintures que d'autres, la palme revenant au titre intercontinental, dont il est acté que son possesseur ne remportera plus le moindre affrontement après avoir décroché la timbale. C'est ainsi que jeudi, R-Truth l'emporta sur Wade Barrett après cabotinage de Dean Ambrose.

 

Les paresses de booking sont une gangrène d'autant plus visible que l'enchainement de la poignée de scenarii possibles se fait sur un cheptel réduit. La preuve en est la division féminine, où Paige est redevenue l'ennemie des Bellas dans un rôle strictement identique à celui d'AJ il y a quelques semaines, tandis que Cameron joue le rôle de Cameron en tant que paillasson de service, pourquoi s'emmerder à changer de carpette. L'Anglaise l'emporte d'une soumission sur l'ex-danseuse fan de funkosaures, et on ne m'empêchera pas de penser que les louanges tressés à la division féminine de NXT en comparaison des lazzi réservés aux divas de l'étage supérieur seraient exactement inversés si l'on permutait également les histoires et le traitement. C'est fort dommage.

 

 

Pitié, renvoyez-moi à NXT, j'en peux plus de me battre avec la junkie…

 

 

Descendons encore d'un cran dans la hiérarchie (si si, c'est possible), avec les ceintures de bronze du titre par équipes. Il fut un temps pas si lointain où celles-ci étaient portées par les deux actuels prétendants à la ceinture WWE, le vainqueur du Rumble et celui du Money in the Bank. Aujourd'hui, les champions et les prétendants au titre peuvent être mis en déroute par le champion des Etats-Unis, agissant seul, alors que ceux-ci n'ont que cinquante secondes de match dans les pattes et ne peuvent pas décemment se présenter comme diminués. Car oui, Rusev a ce vendredi fait étalage de sa force pour éparpiller les Usos et Tyson Kidd aux quatre coins du ring, façon puzzle. John Cena aurait pu venir les défendre, mais il pouvait pas, il avait piscine. Roman Reigns, présent dans l'arène, aurait pu venir aider ses petits cousins, mais il refaisait ses lacets. Le Rock, qui aime trainer opportunément en coulisses aurait pu… non là faut pas déconner c'est Smackdown quand même. Bref, le Bulgare a pu déblatérer tranquilement sur John Cena sans se voir porter la moindre contradiction.

 

Autres équipes en lice ce jeudi, The Ascension et The New Day durent se contenter de trois minutes d'antenne pour rappeler que Viktor et Konnor sont balaises et feraient de chouettes adversaires pour les Usos à Wrestlemania, tandis que les trois gentils noirs devraient penser à s'allier à Heath Slater pour former un groupe de rock. Seule chose à sauver de ce match, l'idée que la WWE a eu le bon goût d'épargner cette défaite à Kofi Kingston et de préserver le peu de dignité restant à Big E en faisant prendre le tombé à Woods.

 

 

RUSEV CHIER SUR AMÉRIQUE *sifflote*

 

 

RUSEV CHIER SUR TITRE PAR ÉQUIPES *sifflote*

 

 

RUSEV *bim*

 

 

RUSEV *bam*

 

 

RUSEV *U*

 

 

RUSEV *SO*

 

 

Hihi, ils sont tout cassés maintenant.

 

 

Il est temps à présent de faire un peu de mathématiques, en comprenant comment la WWE a cherché à nous démontrer qu'Erick Rowan est moins fort que Kane, lui-même inférieur à Ryback qui se trouve être moins puissant que le Big Show, tous étant dominés par Dolph Ziggler qui pour sa part trouve son maître en la personne de Seth Rollins. Ces six gaillards s'affrontant ce dimanche, le tout faisait un tant soit peu sens.

 

Pour arriver à leurs fins, les bookers de Stamford nous proposaient une trilogie constituée d'un Kane-Ryback tournant à l'avantage du plus jeune et stéroïdé, d'un Big Show-Erick Rowan commençant avant la cloche et se poursuivant par un beatdown à sens unique infligé par le plus large des deux, et conclue d'un Seth Rollins-Dolph Ziggler tournant à l'avantage du moins blond. Pour renchérir dans ce rapport de force, ce dernier match qui avait les honneurs du main event fut augmenté d'une bagarre générale après sa conclusion, lorsque renforcés par Noble et Mercury, les méchants vinrent à bout de Ryback et Rowan pour pouvoir poser au dessus de leurs cadavres en image de conclusion de l'émission. Je dois dire que même si la construction n'est pas des plus habiles, ce trois contre trois m'intéresse pour une raison qui m'échappe, celui-ci étant dénué de tout enjeu : heureusement dans la vie, tout n'est pas rationnel.

 

 

Tu sais ce que dit un poussin de deux tonnes ?

 

 

Non.

 

 

CUI CUI!!

 

 

Avant d'aborder le dernier match manquant au tableau de ce récapitulatif, un mot sur les segments complémentaires : Goldust nous a livré une très bonne promo expliquant pourquoi il devait battre Stardust pour sauver Cody, Sheamus est sur le retour, Vince McMahon possède des stéroïdes et une licence photoshop, et la feud des papys de poursuit avec dix ans de retard entre Sting, HHH et Ric Flair (non rien de frais rassurez-vous, simplement des rediffusions de segments des semaines précédentes).

 

Si j'ai choisi d'accorder au match Roman Reigns-Luke Harper les honneurs du main event de cette nalyse, c'est plus pour l'enjeu de dimanche que pour la qualité quelconque de cet affrontement. En effet, j'ai suffisamment éreinté le booking jusqu'ici pour me permettre de saluer l'habileté avec laquelle la WWE a transformé l'accident industriel du Rumble et le PPV dénué de sens de dimanche du fait de l'abandon de la structure de l'Elimination Chamber pour raisons budgétaires, en un Fast Lane qui se vend (gratuitement) sur la seule foi d'un main event prometteur. Si Reigns a rappelé sa force ce jeudi en soldant les vieux comptes entre Shield et Wyatts, vainquant Harper d'un spear, la WWE a rappelé son habileté dos au mur pour trouver des solutions. Espérons qu'elle transforme l'essai dimanche, d'une victoire pleine de sens d'un Reigns enfin trouvé, de celles qui font acte dans une carrière ! On se retrouve lundi ici-même pour en parler.

 

 

[video:https://www.youtube.com/watch?v=XtlJYSkHbwc]

BONUS : La prochaine fois que vous penserez que Vince McMahon est un vieillard dégénéré déconnecté des réalités de son époque, dites-vous que vous n'avez sans doute pas tort, mais qu'il y a toujours pire.

 

 


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