CDC Awards 2014: meilleur rookie

La grâce de la nouveauté est à l’amour ce que la fleur est sur les fruits : elle y donne un lustre qui s’efface aisément et ne revient jamais.

La Rochefoucauld

 

L’année s’achève, nos Awards débutent, tout comme ont débuté cette année quelques fringants jeunes hommes et femmes. Très peu finalement… juste de quoi faire un top 5!

 

 

Ouais, à la réflexion, on aurait peut-être dû nominer la totalité de l’Exotic Express, en fait.

 

 

CDC Awards 2014 : meilleur rookie

 

La grâce de la nouveauté est à l’amour ce que la fleur est sur les fruits : elle y donne un lustre qui s’efface aisément et ne revient jamais.

La Rochefoucauld

 

L’année s’achève, nos Awards débutent, tout comme ont débuté cette année quelques fringants jeunes hommes et femmes. Très peu finalement… juste de quoi faire un top 5!

 

 

Ouais, à la réflexion, on aurait peut-être dû nominer la totalité de l’Exotic Express, en fait.

 

 

CDC Awards 2014 : meilleur rookie

 

 

Comme il s’agit du premier Award de notre longue liste, qui vous sera dévoilée dans les prochains jours, commençons par un rappel du fonctionnement du bouzin. La pléthorique rédac a été sondée dans un très démocratique scrutin interne sur chacune des catégories (hormis le WTF Award, pour lequel les votes sont ouverts jusqu’à lundi soir, n’oubliez pas d’accomplir votre devoir civique, et la Ceinture de Plomb, trophées honteux qui seront attribués par les lecteurs).

 

Nous avons été douze à voter, selon un système extrêmement simple : chacun établit un classement de cinq entrées, la première obtenant cinq points, la deuxième quatre et ainsi de suite jusqu’à la cinquième qui en obtient un. La somme offre le classement général. Ce sont donc les résultats de ces votes qui vous seront présentés au cours de la prochaine semaine, avec chaque fois le rappel du palmarès, histoire de comparer avec les années précédentes (pour plus de détails sur les votes anciens, cliquez sur l’onglet Hall of Fame). Si d’aventure les douze votants attribuent tous la première place à un même catcheur, match, segment, etc., celui-ci obtiendra 60 points. Sauf erreur, une telle unanimité n’a été atteinte qu’une seule fois. C’était en 2010, et la feud entre le Nexus et la WWE avait fait carton plein : 25 points sur 25 possibles (mais nous n’étions que cinq à voter). À noter qu’en 2011, CM Punk a été sacré meilleur catcheur avec 29 points sur 30.

 

 

29 sur 30 seulement? Ici non plus, je n’ai jamais été considéré à ma juste valeur!

 

 

 

Palmarès (top 5) de l’Award du meilleur rookie depuis la première édition, en 2009

 

 

2013

1. Big E Langston, 47 points sur 70 possibles

2. Fandango, 35

3. Bray Wyatt, Luke Harper, 34

5. Summer Rae, 33

 

 

2012

1) Antonio Cesaro, 63 points sur 75 possibles

2) Damien Sandow, 62

3) Dean Ambrose, 40

4) Seth Rollins, 27

5) Roman Reigns, 16

 

2011

1) Hunico, 28 points sur 30 possibles

2) Brodus Clay, 17

3) Sin Cara, 11

4) Epico, 10

5) Jinder Mahal et Kharma, 8

 

2010

1) Daniel Bryan, 17 points sur 25 possibles

2) Wade Barrett, 15

3) Alberto Del Rio, 11

4) Kaval, 8

5) Naomi, 6

 

2009

1) Drew McIntyre et Sheamus, 27 points sur 35 possibles

3) Alicia Fox, 15

4) David Hart Smith, 12

5) Tyson Kidd, 10

 

 

Note à tous les jeunes catcheurs de la WWE : gagner ce trophée n’est pas un gage de succès futur.

 

 

Cette année, d’âpres débats ont secoué notre rédaction au moment de définir qui était éligible en tant que « rookie de 2014 ». A priori, la définition est nette : est rookie tout catcheur ou catcheuse qui a débuté au cours de l’année dans le roster principal. Nous considérons également comme rookie un catcheur arrivant avec un gimmick totalement nouveau quand aucune mention de son passé sous un autre nom n’est faite. Cette approche a permis par exemple à Bray Wyatt et aux Matadores d’être inclus dans la liste l’année dernière, car jamais à l’écran la WWE n’a ne serait-ce qu’évoqué à mots couverts leur passé en tant que Husky Harris ou « Primo et Epico ». En revanche, des gars comme Tensai ou Ryback avaient été présentés comme d’anciennes stars de la WWE revenues sous de nouveaux atours, et n’avaient donc pas été jugés été sélectionnables.

 

Par exemple, lui là n’est pas éligible cette année. Il a beau se faire passer pour un nouveau, on sait bien qu’en réalité c’est le Miz.

 

 

La discussion, cette année, a porté sur l’inclusion ou non des jeunes de NXT. Certains affirmaient que Zayn, Neville et compagnie devaient être incorporés, mais il a finalement été décidé que ce ne serait pas le cas. C’est une chose de faire ses armes dans l’intimité de NXT, c’en est une toute autre que de se retrouver dans le roster principal, en concurrence directe avec la crème des main eventers et autres catcheurs établis de la WWE, et d’évoluer dans des stades combles, voire en ppv — autant d’étapes qu’il reste encore à découvrir pour les habitués du show jaune. Il est vrai que Zayn, Neville et Breeze ont effectué une sorte de match exhibition à Raw en septembre (en compagnie de Tyson Kidd), et que Charlotte a fait une apparition en décembre, mais il nous a semblé qu’il serait injuste de les juger uniquement sur un combat dans l’année. En outre, cela sera revenu à ne pas pouvoir les considérer en 2015, quand la plupart d’entre eux découvriront sans doute les joies de Raw et Smackdown, et pourront être jugés à armes égales avec les débutants lancés directement dans le grand bain. Enfin, l’Ascension a débuté trop tard (lors du Raw du 29 décembre) pour pouvoir être considérée ici. Konor et Viktor seront donc nominés aux Awards 2015.

 

 

Même quand ils passent à Raw, les mecs de NXT ont les lettres NXT écrites en gros derrière eux donc bon, hein.

 

 

Tout cela étant dit, qui reste-t-il? Eh bien, pas grand-monde, c’est un euphémisme. Pour la première fois depuis que nos Awards existent, nous avons eu seulement cinq candidats dans une catégorie. En effet, on a eu beau scanner le roster de fond en comble, étant donné les règles édictées ci-dessus, seuls cinq individus (et encore) sont apparus cette année pour la première fois dans le roster principal de la WWE : Emma (vue pour la première fois dans le public le 13 janvier à Raw, première montée dans le ring le 3 février à l’invitation de Santino pour un concours de danse contre Summer Rae, premier match le 24 février toujours contre Summer); Rusev (au Rumble); Paige (matérliasée avec le succès que l’on sait au lendemain de Wrestlemania) ; Adam Rose et… son lapin, qu’on a fini par considérer comme un personnage à part entière (vignettes diffusées à partir du lendemain de Mania, débuts officiels le 7 mai).

 

Dès lors, pas de déçus, personne ne repart fanny puisque même un pauvre hère classé dernier par les douze votants aurait douze points (l’année dernière, Bo Dallas, Eva Marie, Jojo et Los Matadores n’avaient pas glané la moindre mention).

 

 

C’est parti pour le classement le plus consternant EVER!

 

 

Classement

 

 

5. The Bunny, 14 points sur 60 possibles

 

14 points qui se décomposent ainsi : sur douze votes, le rongeur est dix fois dernier et deux fois avant-dernier. C’est presque injuste car il a souvent volé la lumière à son maître et a fait montre de quelques belles qualités — allez claquer des dropkicks avec un déguisement comme ça. Cela dit, c’est pas étonnant si, comme le rapporte une insistante rumeur backstage alimentée par une vidéo inopinément diffusée par la WWE, l’homme dans le costume est nul autre qu’Hunico, élu avec une avance écrasante rookie de l’année 2011! Ce score si bas, en comparaison des deux clowns qui le précèdent, s’explique sans doute par le fait que, par la force des choses, on n’a pas vraiment pu juger des qualités du Lapin au micro, pas plus qu’on a pu évaluer la variété de ses expressions faciales.

 

 

Paraît que c’est Hunico, mais quelque chose dans son langage corporel nous fait plutôt penser que c’est le Soaring Eagle.

 

 

 

3. Adam Rose et Emma, 29

 

A l’exception d’une dernière place chacun, ces deux-là ont été systématiquement placés soit en troisième (3 points), soit en quatrième position. Ils sont donc jugés au-dessus du lapin, mais nettement plus bas que les deux badass qui se sont partagé les deux premières places. Les deux constituent de grandes déceptions, à ce stade en tout cas. Tous deux avaient fait bonne impression à NXT avec des gimmicks joyeux et délurés, mais la transition a été pour le moins complexe. Voués par ces satanés gimmicks légers à ne jouer qu’un rôle secondaire, ils ont démarré en bas de carte et n’ont jamais décollé. La faute, en grande partie, à des bookers qui n’ont jamais su quoi en faire, hormis des entrées en ring plutôt rigolotes; et aussi leur faute à eux, un peu : Emma a réussi à se faire coffrer pour vol à l’étalage d’une pauvre coque d’iPhone, Adam n’a jamais donné l’impression de pouvoir dépasser un personnage à moitié débile. Le heel turn du teufeur pourrait lui donner un second souffle, et l’idée d’un roi de la fête fou furieux, en mode gourou totalitaire faisant danser ses ouailles jusqu’à épuisement, a peut-être de l’avenir, mais on n’en mettrait pas notre rosebud à couper; quant à l’Australienne, elle a survécu à ses problèmes judiciaires, preuve d’un certain degré de confiance de la part de la compagnie, et l’arrivée prochaine de ses anciennes camarades de jeu de NXT pourrait lui permettre d’exprimer un talent entre les cordes qu’on n’a que trop peu vu cette année…

 

 

Emma? Il te reste des bulles? Donne-moi des bulles. Déliiiiiire.

 

 

 

2. Paige, 53

 

À 21 ans, Paige a failli réussir à forcer le plafond de verre de notre sexisme et devenir la première fille à obtenir le statut de meilleure rookie (jusqu’ici, la meilleure « performance » en la matière remontait à Alicia Fox, troisième en 2009). Elle n’a en tout cas pas manqué ses débuts, frappant un énorme coup dès son premier soir en gagnant immédiatement la ceinture. Peu assurée à ses débuts, la petite Anglaise blafarde a progressivement gagné en maîtrise, même si le match intense qu’on attendait de ses confrontations avec AJ Lee tarde encore à venir. Il n’empêche : déjà deux fois championne (pour un règne cumulé de 119 jours alors qu’elle n’est arrivée qu’au quatrième mois de l’année), huit matchs en ppv, un heel turn…. La plus jeune championne de l’histoire a réussi une sacrée performance en 2014, et l’avenir lui appartient largement.

 

 

– Paige on était quand même mieux à NXT, non?

Je ne vous connais pas madame.

 

 

1. Rusev, 55

 

OK, la concurrence — deux gonzesses et deux comedy lowcarders — n’a pas été colossale cette année, c’est le moins que l’on puisse dire. Mais Rusev fait tout de même un rookie de l’année fort présentable. Un premier coup de semonce avait été tiré dès le Rumble : entré en sixième position, il fut pris au sérieux et il fallut pas moins de quatre catcheurs pour l’éjecter du ring. Après quelques vignettes où celui qui n’était alors qu’un « super athlète bulgare » grognait de façon menaçante derrière la lumineuse Lana, le duo sorti d’un délire reaganien revient le 7 avril, lendemain de Mania (également le jour où Paige effectue ses fameux débuts et où l’on découvre Rose et son lapin en vignette). Suit une winning streak classique pour un big man heel (on avait vu la même chose avec Tensai, Langston ou encore Kozlov), qui manque d’entraîner l’adhésion des foules. En 2014, massacrer Zack Ryder et autres R-Truth ou Xavier Woods ne fait pas de vous un vrai streum.

 

Au bout d’un mois, changement de braquet : Rusev est « now residing in Russia » et se voit affublé d’une médaille de « héros de la Fédération de Russie ». Lana se déchaîne en promos anti-américaines et les patriotes, de plus en plus balaises, se dressent sur le chemin des zélotes de Poutine : Langston, Swagger, Henry, Big Show… Rien n’y fait, pas même une série de baffes infligée par le Rock en personne. En cette année de fin de Streak, celle de Rusev ne comporte pas une entaille (on ne compte pas quelques défaites anecdotiques par DQ ou décompte à l’extérieur). Et force est de constater que le bonhomme montre progressivement qu’il n’est pas qu’une machine à squasher. Il tient le rythme dans des matchs de plus en plus longs, place des moves impressionnants de vélocité sur tout ce qu’on lui oppose et finit logiquement par arracher le titre US à Sheamus (dans un match diffusé uniquement sur le Network) le 3 novembre. Sa collision prochaine avec un Ryback ressuscité est intrigante, mais vu la détermination mise à le pusher, le mastard étranger qui combat pieds nus semble destiné au même destin que son prédécesseur Umaga : le boss de fin de niveau devrait être Cena, même si certains rêvent encore d’un retour du très patriote Kurt Angle. Quoi qu’il en soit, on est curieux de voir ce que le sort, ou plutôt Vince, réservera à la brute kremlinoïde une fois que la première défaite sera intervenue…

 

 

Salut à tous! Tant qu’on est en 1983, vous voulez qu’on vous ramène des cassettes audio et des pièces de monnaie d’époque?

 

 

C’est tout pour ce soir et pour cette année, la suite en 2015, like, comment, share et bon réveillon à tous!

 

I demand better huîtres!


Publié

dans

,