Team Player !

She’s not here !

Eric Rowan lors de Raw

 

Tiens, la WWE a amélioré son programme du lundi soir depuis la dernière fois que j’ai regardé ? Car même si le format de trois heures (deux heures vingt environ en réalité lorsque l’on retire le temps des publicités) est trop long, j’ai vraiment beaucoup aimé la première partie du show (la moitié pour être plus précis). Et même la seconde partie, qui avait ses longueurs, n’était pas inintéressante et a vu son lot de matchs de qualité et la surprise finale valait le coup d’oeil.

 

 

God save the Queen, Bastoune a aimé ce Raw !

 

 

Nalyse de Raw du 10 novembre

 

She’s not here !

Eric Rowan lors de Raw

 

Tiens, la WWE a amélioré son programme du lundi soir depuis la dernière fois que j’ai regardé ? Car même si le format de trois heures (deux heures vingt environ en réalité lorsque l’on retire le temps des publicités) est trop long, j’ai vraiment beaucoup aimé la première partie du show (la moitié pour être plus précis). Et même la seconde partie, qui avait ses longueurs, n’était pas inintéressante et a vu son lot de matchs de qualité et la surprise finale valait le coup d’oeil.

 

 

God save the Queen, Bastoune a aimé ce Raw !

 

 

Nalyse de Raw du 10 novembre

 

Comme à son habitude à cette période de l'année, la compagnie de Stamford abandonne le continent américain pour écumer l'Europe, et les catcheurs se séparent pour offrir des house shows (spectacles non télévisés) différents chaque soir. Par exemple ce mercredi avait lieu un show à Paris (sous les yeux de toute une équipe des CDC) et un autre à Newcastle. Ce Raw marque le début de cette tournée, puisqu'il se déroulait à Liverpool, en Angleterre. Précision importante puisqu'il a du coup été enregistré, ce qui permet quelques modifications avant la diffusion aux USA (je refuse d'utiliser le terme éditer qui est un abus de langage issu de l'anglais, editor étant l'équivalant de montage). En l'occurrence, les chants à la gloire de CM Punk ont été atténués.

 

Je vais commencer par vous donner rapidement les résultats des matchs de la soirée puis je vous raconterai les grandes avancées de ce show, en particulier la création des équipes qui vont s'affronter lors du traditionnel match 5 vs 5 emblématique des Survivor Series.

 

 

Pstt, je vais te donner un scoop… Tu perds !

 

 

Beaucoup de matches en ce lundi liverpoolien (un total élevé de huit):

 

– Seth Rollins bat Jack Swagger.

– Alicia Fox surprend Paige d'un énorme (bon c'est des divas quand même) coup de pied au visage.

– Rusev conserve son titre des États-Unis contre Sheamus car ce dernier s'est fait compter à l'extérieur.

– The Miz et son double Mizdow viennent à bout de Los Matadores.

– Le paillasson Dolph Ziggler gagne son match contre Mark Henry apr disqualification, le béhémoth s'étant servi d'une chaise.

– AJ Lee bat Brie Bella.

– Le revenant Tyson Kidd, grâce à une distraction du lapin, a réussi à soumettre Adam Rose.

– Enfin, comme d'habitude dans ces cas-là, en main-event, le match opposant Cena à Ryback s'est terminé par une disqualification faisant gagner le marine et une foultitude d'interventions.

 

 

Engagez-vous, qu'ils disaient, vous verrez du pays !

 

 

La soirée commence donc par un long segment micro d'une très très bonne qualité, avec pour ouvrir la discussion, John Cena qui se présente au milieu du ring. Il nous dit que le recrutement de ses partenaires pour son équipe qui affrontera celle de l'Autorité est très difficile, puisque les candidats potentiels sont tous éliminés, comme par magie, les uns après les autres, mais qu'il peut déjà nous annoncer le nom d'un nouvel équipier: après Dolph Ziggler, c'est Jack Swagger qui va le rejoindre.

 

Il appelle ensuite la "nouvelle" sensation du roster, Ryback, à venir le rejoindre sur le ring, sans doute pour l'inviter dans son équipe. Mais Triple H et Stephanie McMahon, accompagnés par Mark Henry (annoncé du coup dans l'équipe de l'Autorité), s'invitent également à la fête. Hunter, dans un discours très fort, confirme tout ce qu'avait d'abord dit le Marine: oui, il cible bien les superstars qui pourraient rejoindre l'équipe adverse, car il est intelligent, et ne veut pas perdre son job (ce ne serait pas bon pour le business). En plus, si son équipe perd, le job de tous est en jeu puisque c'est lui qui est en charge dans la compagnie. Stephanie, quant à elle, nous fait un discours de motivation à l'endroit de Ryback, qu'elle veut voir rejoindre l'Autorité, car il est grand, fort, rapide, etc. Ryback se retrouve comme la plus belle poule entre deux coqs qui se battent pour avoir sa faveur. Le big guy semble sensible aux arguments de Cena qui lui dit que rejoindre son équipe montrerait qu'il est fort et qu'il en a dans le pantalon, puisqu'il déclare ne pas avoir peur de l'Autorité, mais dans un second temps, il ajoute que ce n'est pas le nom de John Cena qu'il voit au bas des chèques que lui envoie la WWE. Et paf (non, ça fait pas des chocapics), il porte un Spinebuster dévastateur sur le Marine. Va-t-il rejoindre l'Autorité ? Les événements semblent nous faire penser que oui, mais il n'y a pas encore de confirmation officielle de la part du couple dominant.

 

 

– Tiens, on parle de nous là !

Mon cher Rusev, Vladimir Poutine peut vraiment être fier, oui !

 

Et la construction des deux équipes est véritablement le fil rouge de la soirée, puisqu'à plusieurs moments, nous retrouvons Kane d'un côté pour donner des conseils à Ryback, Stephanie forçant la main à Rusev et Lana, ou John Cena de l'autre discutant avec Dolph Ziggler pour dire qu'ils vont se soutenir mutuellement. Mais plongeons nous dans ces interactions plus en détails. On voit d'abord Ryback en train de se préparer pour son combat du soir: un affrontement en main-event contre le Marine. Kane le rejoint et lui dit qu'il est heureux de le compter dans son clan et que ce soir est la première opportunité pour Ryback de prouver sa valeur, et qu'il sera dans son coin lors de son match, qu'il sera là pour s'assurer de sa victoire. Le big guy lui rétorque que s'il voulait des conseils, il les lui demanderait et que Kane a intérêt à ne pas intervenir dans son combat. Puis c'est au tour de Seth de féliciter l'ancien bully et de lui dire de suivre ses conseils à lui plutôt que ceux de Kane. Ryback lui rétorque qu'il choisit une cible et la détruit, ce soir c'est John, et qu'il n'y a pas de "Big Man" mais un "Big Guy" (un fan d'Elton John sûrement).

 

 

Osant tout (c'est même à ça qu'on le reconnait), Bastoune ose mettre cette vignette après avoir parlé d'Elton John !

 

 

On voit ensuite le couple H en pleine discussion dans leur bureau (ils viennent de revoir le paternel mettre en jeu leur job lors de la nuit du 23 au 24 novembre) et Stephanie exprime son angoisse de tout perdre. Son mari la rassure et lui dit qu'ils vont se battre et gagner, comme ils l'ont toujours fait. "Mais, et si ?" ne peut-elle s'empêcher de penser.

 

Puis, un peu plus tard dans la soirée, Rusev, accompagné de Lana, rentre aux vestiaires après sa victoire face à Sheamus quand il se fait interpeller par la Billion Dollar Princess qui demande à la plus blonde des deux si elle a réfléchi à son offre de la semaine précédente. Lana lui dit que oui (un peu à contrecœur, j'ai l'impression) et déclare que Poutine est très heureux. Madame H l'interrompt, elle se fiche de ce que le président russe dit (c'est même pas un Américain d'abord) mais de ce que l'Autorité en pense. Elle continue de se moquer de la Russe qui n'a pas l'air très enchantée.

 

 

Je ne suis pas enchantée, mais Vladimir Poutine est fier de nous !

 

 

Du côté du natif du Massachussetts, la situation est tout aussi morose. Ils ne sont que deux, Dolph et lui. Le blondinet poseur est un peu découragé car l'Autorité se renforce alors que toutes les superstars susceptibles de les rejoindre se font éliminer les unes après les autres (Orton lors d'un show précédent, Swagger pendant le combat d'ouverture de la soirée, après avoir subi plusieurs Curb Stomp sur les escaliers de métal). John lui répond que s'il veut quitter le navire, qu'il n'hésite pas, il ne lui en voudra pas. Dolph en prend ombrage, et on se rend compte que les deux compères sont sur la même longueur d'onde et se protègeront mutuellement. H (servez m'en un triple, s'il vous plaît) arrive sur ces entrefaites et leur demande pourquoi ils paraissent si bouleversés et leur signale qu'il a entendu leur conversation, qu'ils peuvent se soutenir comme ils le chantent, mais pas sur le ring puisqu'ils sont bannis des abords du ring lors de leurs matchs respectifs. Il termine en regrettant ce qui est arrivé à l'All American American, mais qu'il n'y avait à voir là rien de personnel, simplement du business. Et il part sur la musique composée par le grand Jean Diacre pour la Reine en chantonnant qu'un autre va mordre la poussière ("Another one bites the dust", par Queen et écrite par John Deacon, leur bassiste, et non pas "It's fun to smoke marijuana" comme le proclamait un illuminé ricain prompt à trouver chez les autres les défauts qu'il n'avait pas chez lui).

 

 

Mais qu'est ce qu'il raconte ? Il est bourré ou quoi ?

 

 

Mais tout n'est pas si noir pour le contre-pouvoir, puisque le Gros Spectacle, en bisbille avec Mark Henry depuis que ce dernier, vexé d'avoir perdu contre le bulgaro-russe, s'est vengé en l'attaquant lors d'un match où ils étaient tous les deux partenaires, rejoint leur équipe. John et Dolph reprennent un peu de poil de la bête et n'ont plus que deux personnes, un peu folles pour accepter, à trouver. Le vaincu du jour, Sheamus, en rivalité avec Rusev pour le gain du championnat des États-Unis, arrive et se dit assez fou pour être candidat, il se joint donc à eux. Il ne leur restera donc plus qu'une place à pourvoir d'ici deux semaines (moins un jour).

 

 

– Nous sommes le 10 novembre, Survivor Series c'est le 23,

ce qui fait treize jours, deux semaines moins un jour, c'est bien ça !

– Merci Teddy, on te rappelera !

 

 

Mais parlons maintenant du main event. Je ne raconterai pas le match en lui-même, mais sa conclusion, puisque Kane a provoqué la disqualification de Ryback en venant attaquer John Cena (qui semblait sur le point de gagner quand-même). Le big guy, furieux, agrippe le Gros Monstre Rouge par le paletot, qui réplique en enlevant sa veste et semblant lui dire qu'il avait fait ce qu'il n'avait pas su faire tout seul. Rollins rentre dans le ring pour jouer les médiateurs, et se prend un coup de Ryback, Kane lui en porte un à son tour, puis Mark Henry intervient pour apporter le surnombre et encercler Cena (et l'affaiblir en vue du PPV). La musique de Sheamus se lance et l'Irlandais jette ses forces dans la bataille pour protéger le Marine et rétablir un peu le rapport de force, mais il est rapidement jeté à terre par un coup d'Henry. Le Big Show ainsi que Rusev s'invitent alors à la petite sauterie et presque toutes les superstars déjà officiellement dans les équipes sont impliquées. Ryback, qui était resté en retrait, se décide à attaquer l'Autorité au moment où elle semblait avoir pris le dessus, et vient à bout consécutivement de Rollins, de Rusev et enfin de Kane, pour rester le dernier homme debout, John l'applaudit et son introduction dans l'Equipe Cena est ainsi entérinée.

 

 

Je te préviens, si tu fais une blague sur la terrine, tu es viré !

 

 

Mais une certaine originalité se produit alors, puisque ce n'est pas John qui clôture la soirée ! À la place, nous voyons le couple au pouvoir regarder ce que je viens de vous raconter, lorsque soudain on voit Dolph valdinguer à travers la pièce et Luke Harper interpeller les époux H: "I'm a team player". On se doute qu'il va ainsi intégrer l'équipe de l'Autorité.

 

Ce match de Survivor Series, qui sur le papier n'offre pas des perspectives alléchantes (Rusev, Show, Henry), est néanmoins préparé de main de maitre par l'Autorité, qui se montre comme de vrais méchants, prêts à tout, sans scrupule, et le couple qui les mène sait être ignoble de cynisme et de condescendance. En plus, les adhésions se sont faites chacune d'une manière différente, embauche, menace, sur la base du volontariat, etc… et tout cela donne une vraie profondeur à cette histoire, ce qui nous donne vraiment envie de voir ce PPV.

 

 

Toi, toi, et toi aussi,

vous êtes volontaires pour vous faire tabasser par l'Autorité !

 

 

Maintenant que la trame principale (et dense) est développée, intéressons-nous pêle-mêle aux autres rivalités ou autres interactions de la soirée. Il y a d'abord eu Wyatt qui a tenté d'expliquer pourquoi il s'en était pris à Dean Ambrose, son discours, comme toujours abscons et énigmatique ne m'a pas vraiment convaincu, sachant les précédents du taré du bayou en ce qui concerne l'absence de suite (et de progression) qui caractérise notre bon Bray ! Ambrose lui répond et Wyatt lui lance un ultimatum (qui ne débouchera sûrement sur rien), à savoir tu me rejoins ou alors tu suis la société (j'avoue que j'ai pas tout compris à ce qu'ils ont dit, mais n'arrivant pas à m'intéresser à cette histoire, malgré la présence du Lunatic Fringe, je n'ai pas cherché à en savoir plus, et j'ai même failli l'oublier pendant la rédaction de ce papier).

 

 

– Nan, mais t'entends ça !

– Oui, je sais, ça a baissé, aux Cahiers du Catch !

 

 

Mais autre chose m'a marqué, cela s'est passé pendant la demi-heure de trop (vous savez celle qui rend Raw beaucoup trop long), celle qui précède le main event, et ou généralement la basse carte s'affronte dans des matches sans enjeux, et souvent sans intérêt et a concerné Erik Rowan.

 

Ce dernier, fraichement libéré de la Wyatt Family par son gourou, est arrivé pendant le match, ô combien passionnant, entre l'inepte Adam Rose et le revenant Tyson Kidd (qui, par son habileté dans le ring, se fade tous les débutants ou les manches, ne riez pas, Curtis Axel est dans le même cas, son association avec Ryback n'était là que pour faire travailler ce dernier après ses débuts ratés dans le haut de la carte). Il est donc arrivé, à bousculé tous les hurluberlus qui dansent comme des idiots sur de la musique de merde (oui, je suis un citron et j'en suis fier), s'est approché de l'endroit où sont rangés la cloche et Lilian Garcia (oui je mets des zeugma dans ma nalyse), a semblé chercher quelqu'un, a enlevé son masque, dit: "She's not here", puis est reparti tranquillement en coulisses… C'est quoi ce truc ? Un segment qui arrive comme un cheveu sur la soupe, ne dérange même pas les combattants sur le ring, et se terminant en queue de poisson, je propose d'ores et déjà de le nommer dans la catégorie des moments les plus absurdes de l'année (What the Fuck Moment des CDC Awards).

 

 

Bon je me cache, on est chez les Anglais, j'ai peur de finir en bouillie,

avec de la menthe !

 

 

Sinon, rien de vraiment notable, alors je vais terminer cette trop longue nalyse et vous laisser à votre week-end, mais en disant d'abord que ce Raw a été plutôt bon, avec une première heure assez exceptionnelle (le quart d'heure d'ouverture est vraiment à voir, puisque tous les protagonistes ont été très très bons), de bons matches, et un main event qui ne se termine pas tout à fait comme d'habitude par du n'importe quoi dans le ring. Il est gâché malgré tout par son format de trois heures qui crée cette demi-heure (voire quarante-cinq minutes) de mou au milieu qui endort, comme souvent.

 


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