The Living Legend, tout simplement

Félicitations à Bruno Sammartino. Vous êtes le plus grand Champion WWE de tous les temps. Merci de nous avoir montré le chemin.

The Rock

 

Après une longue pause estivale, notre concours du catcheur le plus influent de l’histoire de la WWE est enfin de retour. Aujourd’hui, nous effectuons un grand plongeon dans le passé en vous présentant la Légende Vivante, le Superman des rings, l’Étalon Italien, le mythique Bruno Sammartino, aka le type le plus influent de la fédération de Stamford.

 

 

J’ai finalement décidé d’attribuer le titre vacant à Bruno Sammartino. Parce qu’il est le plus influent et que c’est bon pour le business.

 

 

Les dix catcheurs les plus influents de la WWE (9/10) :

Bruno Sammartino

 

Félicitations à Bruno Sammartino. Vous êtes le plus grand Champion WWE de tous les temps. Merci de nous avoir montré le chemin.

The Rock

 

Après une longue pause estivale, notre concours du catcheur le plus influent de l’histoire de la WWE est enfin de retour. Aujourd’hui, nous effectuons un grand plongeon dans le passé en vous présentant la Légende Vivante, le Superman des rings, l’Étalon Italien, le mythique Bruno Sammartino, aka le type le plus influent de la fédération de Stamford.

 

 

J’ai finalement décidé d’attribuer le titre vacant à Bruno Sammartino. Parce qu’il est le plus influent et que c’est bon pour le business.

 

 

Les dix catcheurs les plus influents de la WWE (9/10) :

Bruno Sammartino

 

 

Stone Cold Steve Austin

John Cena

André le Géant

Bret Hart

Hulk Hogan

Shawn Michaels

The Rock

Triple H

Bruno Sammartino

The Undertaker

 

 

Il n’est pas si facile de brosser le portrait d’un athlète tel que Bruno Sammartino, tout du moins dans le cadre de notre concours. Trop vieux, trop abstrait, il appartient à une période du catch que nous ne connaissons que très mal ; toute Living Legend qu’il est, il ne signifie pas grand-chose pour les fans de sport-divertissement que nous sommes, mis à part règne-record de Champion WWE d’un autre temps. Nous ne l’avons jamais vu en action au contraire des Bret Hart, John Cena et autre Triple H. Nous n’avons jamais vibré devant une de ses victoires mythiques au Madison Square Garden. Et il n’a jamais envahi l’univers de la culture pop, comme un Hulk Hogan ou un Dwayne Johnson après lui. Ce que nous en connaissons ? De vieilles photos jaunies et rigolotes. Quelques vidéos YouTube effrayantes d’ennui. Et nombre de déclarations fracassantes dignes d’un vieillard acariâtre que l’on écoute d’une oreille distraite lorsqu’il nous assène pour la centième fois que, décidément, c’était bien mieux avant. Bref, pour la plupart des aficionados de la fédération de Stamford, Bruno Sammartino n’est qu’un vieux monsieur qui est passé faire coucou lors de la dernière édition de WrestleMania et que l’on a applaudi poliment sans vraiment savoir s’il s’agissait du vieux monsieur de gauche ou du vieux monsieur de droite. Car ils étaient deux ancêtres présents ce soir-là, certainement pour mieux brouiller les pistes et les esprits. Dans ces conditions, vous convaincre qu’il est certainement le catcheur le plus influent de toute la longue et épique histoire de l’Empire McMahon est loin d’être une sinécure. Et pourtant la Légende Vivante, comme on l’appelait au sommet de sa gloire, est probablement avec Hulk Hogan et John Cena, la Superstar la plus influente de la formidable épopée de la compagnie du Connecticut. La plus influente de tous les temps ? À vous d’en juger. Mais avant cela, permettez-moi de vous présenter l’animal.

 

 

Le Best in the World. Et CM Punk.

 

 

Bio express

 

Bruno Sammartino est né le 6 octobre 1935, à Pizzoferrato, une petite bourgade située dans les Abruzzes italiennes, dans la province du Chieti au centre du pays. Cadet d’une fratrie de sept enfants, ses premières années sont difficiles : en pleine seconde guerre mondiale, sa famille fuit le nazisme et se cache dans les montagnes pour échapper aux persécutions et à une mort certaine. Ne cherchez pas trop loin d’où lui vient ce courage stupéfiant qui le caractérisait sur le ring. Son âme de Champion, son aura, son influence naturelle, il les doit à sa tendre et chère maman. Jugez plutôt : tandis que les infâmes soldats nazis occupent le pays de la pizza et du chianti, et alors que les forces du Mal rationnent durement la population, la sainte femme a pour habitude de se faufiler derrière les lignes ennemies pour s’y procurer des provisions et nourrir sa progéniture. Une balle dans l’épaule témoignera de la témérité insensée de cette mère luttant pour la survie de ses enfants. Toujours pendant la guerre, Émilia sauve même la future Légende Vivante en le soignant d’un rhumatisme articulaire particulièrement aigu. Grâce à Dieu, Bruno héritera de ce caractère de feu et de ce tempérament de bon samaritain qui feront de lui un face adulé par le public quelques années plus tard.

 

 

– Bonjour madame, je peux toucher vos gros nénés ?

– Ah ah ah, Bruno, toujours le mot pour rire. C’est pas pour rien que tu es le catcheur le plus influent de toute l’histoire de la WWE !

 

 

À l’âge de quinze ans (en 1950), il traverse l’Atlantique et rejoint les États-Unis où, croit-il alors, les rues sont pavées d’or. Il déchante vite, connaît les affres de la vie d’un émigré que l’on moque facilement pour son anglais approximatif, mais ses jeunes années l’ont doté d’un mental de fer à toute épreuve. Bien décidé à ne pas subir son destin, il s’astreint à un entraînement physique surhumain destiné à faire de lui un colosse et un spécialiste de l’haltérophilie, une discipline dans laquelle celui qui s’est transformé en une montagne de muscles excelle.

 

 

Sammartino est tellement influent que tout le monde prend exemple sur lui ! À commencer par Nikki Bella.

 

 

Champion pendant… 2803 jours !

 

Ce n’est qu’en 1959 que Bruno commence sa carrière de catcheur au sein de la Capitol Wrestling Federation (CWF), ancêtre de la WWE d’aujourd’hui. L’histoire retiendra qu’il a combattu pour la première fois au Madison Square Garden, le 2 janvier 1960, contre Bull Curry, six mois après ses débuts sur un ring ! Respecté par ses pairs, il devient rapidement le pilier de la CWF, puis de la WWWF, une tête d’affiche susceptible de remplir les salles sur son seul patronyme. Jusqu’à la consécration tant attendue : le 17 mai 1963, l’Italien est sacré Champion du monde en écrasant Buddy Rogers en quarante-huit secondes à peine, devant quelque 20 000 fans massés dans la mythique enceinte new-yorkaise. La légende est en marche : il ne le sait pas encore, mais ce titre, il le conservera pendant près de huit ans, ce qui constitue bien sûr le record absolu de la fédération de Stamford. Avant de tomber sur un os appelé Ivan Koloff. Le 18 janvier 1971, Sammartino abandonne son bien dans un Madison Square Garden muet de stupéfaction. L’événement revêt une telle ampleur que bon nombre des personnes présentes dans le public ne parviendront pas à retenir leurs larmes tandis que Bruno quitte le ring, tête basse, terrassé par une infâme crapule.

 

 

– Nattie, t’es prête ? Je vais t’apprendre la prise de l’ours. Mets-toi en position comme moi.

– Proooouuuut

– Bon, laisse tomber, on va passer directement à la corde à linge.

 

 

Cette ceinture de Champion, il la retrouve en 1973, le 10 décembre, lorsqu’il terrasse Stan Stasiak. Ce second règne dure trois ans, quatre mois et vingt jours, et s’interrompt le 30 avril 1977, à l’issue d’une joute perdue de façon controversée contre « Superstar » Billy Graham. Mais qu’importe, l’Italian Stallion est devenue une icône et n’a pas besoin de trophée pour être adulé des fans et remplir les salles. Ainsi en est-il par exemple de son légendaire duel en cage disputé contre son ancien disciple, Larry Zbyszko, devant plus de 35 000 passionnés ! En 1981, l’heure de la retraite sonne enfin pour The Living Legend, même s’il participera à quelques combats dans le courant des années 80. Son tout dernier affrontement entre quatre cordes ? Un Tag Team Match, dans lequel il est associé à un certain Hulk Hogan. La WWE pouvait-elle rêver d’un meilleur passage de témoin ?

 

 

De Hulk Hogan à Rodin, Bruno Sammartino aura influencé toute une génération d’artistes.

 

 

À la lecture de ces quelques lignes, vous voilà sans doute convaincus que Bruno Sammartino est bel et bien le Champion le plus influent de l’histoire de la fédération de Stamford. Mais pour les pauvres fous qui douteraient encore, voilà cinq arguments de poids en faveur de l’Italien. Le Top5 des bonnes raisons de voter pour le mythe.

 

 

Fact nº1 : C’est grâce à lui si la WWE existe aujourd’hui !

 

Eh oui ! Back in 1963 : la Capitol Wrestling Federation (CWF) de l’ancêtre McMahon n’est qu’une petite promotion locale dont la sphère d’influence se limite à New York, au New Jersey, à la Nouvelle-Angleterre et à la Pennsylvanie, dans le nord-est des États-Unis. Affiliée à la National Wrestling Alliance (NWA), elle ne dispose pas de titre mondial, le Championnat du monde étant celui de la NWA. En 1963, le règne de Buddy Rogers arrive à sa fin et les dirigeants de la CWF cherchent à imposer le jeune Bruno Sammartino, qu’ils considèrent déjà comme l’avenir du business. Refus sec des têtes pensantes de la NWA. Lou Thesz sera finalement l’heureux élu. Furieux, McMahon et son acolyte, Joseph Mondt, décident de quitter l’alliance pour créer la World Wide Wrestling Federation, qui est dotée de son propre Championnat du monde. L’histoire est en marche grâce au talent et au charisme naturel d’un futur grand athlète, Bruno Sammartino. Le 29 avril 1963, Buddy Rogers est sacré Champion (le tout premier, reconnu encore aujourd’hui par la WWE) à la suite d’un tournoi apocryphe, pour mieux abandonner sa ceinture à l’Étalon Italien, vingt-deux jours plus tard. Il le demeurera près de huit ans.

 

 

Si aujourd’hui je booke en dépit du bon sens, c’est grâce à Bruno.

 

 

Fact nº2 : le patron du vestiaire, c’était Bruno !

 

Lorsque l’on prétend au titre de Champion le plus influent de l’histoire de la WWE, il est nécessaire d’avoir le respect de ses pairs. Et ce n’est justement pas par hasard si Bruno Sammartino était considéré comme le patron du vestiaire de la WWE. Un boss avec lequel il convenait de ne pas trop déconner comme le souligne cette croustillante anecdote. À l’occasion d’un banal Tag Team Match, il affronte Baron Scicluna et Bill Miller, qui a un long passé de lutteur amateur derrière lui. Miller décide alors de donner une bonne leçon à ses deux adversaires et ne retient pas ses coups, sûr de sa force et de sa supériorité naturelle. Et Parisi morfle salement avant de faire le tag avec son compère italien. Miller entend bien continuer son petit jeu, mais est immédiatement surpris par un Front Facelock de la Légende Vivante. Le nez en sang, il s’évanouit comme une biatche au milieu du ring. Dans les vestiaires, il s’excusera platement auprès de Monsieur Sammartino. C’est qui le patron ?

 

 

C’est Bruno ! C’est bon ? Tu  ne vas pas me péter le nez une nouvelle fois, hein ? Je flippe à mort. Quelle influence !

 

 

Fact nº3 : Bruno Sammartino est plus fort qu’un orang-outan

 

Avant même de devenir catcheur professionnel au sein de la WWE, Bruno Sammartino a connu des expériences peu communes. Ainsi, alors qu’il n’était encore qu’un humble ouvrier travaillant sur des chantiers, il a relevé un bien curieux défi, dans une foire américaine, en 1956 : combattre un orang-outan dans une cage ! Malmené par l’animal sauvage, l’Étalon Italien l’a finalement mis KO d’un violent coup de poing à l’estomac. Attaque irrégulière, estima le propriétaire de la bête. La Légende Vivante fut donc disqualifiée et vit s’envoler la récompense promise en cas de victoire, la faramineuse somme de… cinquante dollars. Pas sûr que Hulk Hogan, John Cena ou The Rock affronteraient un tel adversaire. C’est qui le plus fort ? C’est Bruno.

 

 

Bruno ? Un mec intègre et sympa, mais un peu stiff in ring.

 

 

Fact nº4 : Don’t mess up with the Champ!

 

Tous les témoignages sont concordants : Bruno Sammartino inspirait le respect, sur le ring comme en coulisse. Et n’était pas du genre à se laisser marcher sur les pieds. Ce que tend à prouver cette histoire rigolote. Alors âgé de 51 ans, il croise lors d’un show le chemin de six hommes, dont Dave Fleming, un joueur de football américain, et prévient la petite troupe qu’elle se trouve dans une zone réservée aux catcheurs. Le ton monte, Fleming moque l’âge de l’Italien, qui goûte assez peu la plaisanterie. Le footballeur tente même de frapper l’icône, mais se fait contrer sèchement par une solide droite qui le met KO. Dans la foulée, le Champion engage le combat contre les cinq autres inconscients. Il est rapidement rejoint par l’Iron Sheik, tout juste sorti de sa douche, et les deux athlètes font le ménage et expulsent leurs opposants manu militari. This is FUCKING REAL baby !

 

 

De dos, on ne le reconnaît pas bien. Mais Bruno n’a jamais eu peur de rien ni de personne.

 

 

Fact nº5 : C’est Bruno le plus influent, et pis c’est tout

 

Sous ce titre un rien taquin se cache une évidence : l’influence extraordinaire de Bruno, personne ne peut la nier. Pendant onze ans, la Légende Vivante a incarné le visage de la WWE ceinture de Champion de la fédération à l’épaule. Adoré des fans, qui pleurèrent la perte de son trophée après un règne record de huit ans (alors qu’ils débouchent le champagne quand John Cena se blesse), respecté par ses pairs et sa hiérarchie qui le considéraient comme le boss, il ÉTAIT Stamford, le plus simplement du monde, sans forcer sa nature. C’est sur son nom que se remplissait le Madison Square Garden, sur sa seule présence à l’affiche que 35 000 personnes accourraient pour le voir combattre en cage sans qu’aucune ceinture ne soit en jeu. Les foules l’aimaient. Inconditionnellement et comme jamais personne ne l’a été dans l’histoire du sport-divertissement. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le clan McMahon a fait des pieds et des mains pour que le grand Bruno accepte enfin d’être intronisé au WWE Hall of Fame. Personne n’aura eu droit à pareille cour. Ce qui est on ne peut plus logique : après tout, des Superstars disposant d’une telle influence, il n’y en a qu’une et elle a pour nom Bruno Sammartino.

 

Le mot de la fin, nous le laisserons à la WWE, la plus à même de jauger ses Champions : « Beaucoup de Superstars ont porté la flamme de la WWE depuis la retraite de Bruno. Mais c’est lui qui l’a allumée et qui est devenu le premier authentique héros. Il est le Champion WWE au règne plus long, le compétiteur le plus adulé de l’histoire du catch. »

 

Qu’ajouter de plus ?

 

 

Vote for Bruno, kids !

 

 


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