CDC Awards 2010, le WTF Moment

Look out baby it's the season

For the mad masquerade

Queen, Put ouf the fire

 

La Ceinture de Plomb nous invite à faire ressortir nos pires défauts, à tirer sur des ambulances et à éclater de rire en les voyant prendre feu et exploser. Le WTF Award des CDC Awards, sur lequel nous vous proposons de voter ici, a le même objectif. Dénoncer le pire, en cette semaine sucrée et hypocrite et à laquelle nous participerons dès demain avec les CDC Awards « positifs ».

 

 

Positif? Il n'y a rien de positif. Tout n'est que mort et destruction.

 

 

CDC Awards 2010. Présentation du principe et du WTF Award

 

Look out baby it's the season

For the mad masquerade

Queen, Put ouf the fire

 

La Ceinture de Plomb nous invite à faire ressortir nos pires défauts, à tirer sur des ambulances et à éclater de rire en les voyant prendre feu et exploser. Le WTF Award des CDC Awards, sur lequel nous vous proposons de voter ici, a le même objectif. Dénoncer le pire, en cette semaine sucrée et hypocrite et à laquelle nous participerons dès demain avec les CDC Awards « positifs ».

 

 

Positif? Il n'y a rien de positif. Tout n'est que mort et destruction.

 

 

CDC Awards 2010. Présentation du principe et du WTF Award

 

 

L’année dernière (retrouvez les résultats ici : partie 1, partie 2  et partie 3), nous étions sept à voter. Le dépouillage fut long et fastidieux et la présentation des résultats sans doute trop détaillée. Du coup, cette année, nous ne sommes plus que cinq : au quatuor anti-straight edge de la rédac a été ajouté l’inébranlable Arthemiz Gordon, qui est à nos côtés depuis pratiquement le départ et à qui les CDC doivent une exceptionnelle exposition mainstream. Tsurugimi et Reune Jacquot, qui avaient contribué aux CDC Awards 2009, ont eu leur Noël de libre pour la peine, et ont promis de ne pas nous en vouloir. Après tout ça a permis à l’un de revoir pour la 845ème fois son DVD « Les cent mille meilleurs atémis du puroresu », et à l’autre d’avancer sur son article « La WWE et les Indiens, de chef Strongbow au Great Khali ».

 

 

– Pardon, cher Arthemiz, mais je suis quand même passé sur le site web de Télérama, ce n'est pas rien en termes d'exposition médiatique!

– Et ça a ramené combien de lecteurs aux CDC?

– Heu…

– Voilà. Alors que mon interview à l'Avenir de l'Artois nous a amené Undertaker59, JohnSinna59 et 619-du-62. Alors, qui c'est l'Awesome?

 

 

Nous avons conservé les huit mêmes catégories que l’an dernier (meilleur match, meilleure feud, meilleur moment, meilleur rookie, catcheur ayant le plus progressé, catcheur le plus sous-utilisé, meilleur catcheur, meilleure catcheuse), et ajouté une neuvième dont nous vous parlerons un peu plus bas.

 

A chacune des huit catégories classiques, nous vous en ferons une brève présentation. Puis les cinq votants présenteront leurs choix, classés de 1 à 5, le premier obtenant 5 points, le deuxième 4, etc. La somme des points ainsi distribués déterminera le classement final.

 

 

Pour rappel, voici le palmarès 2009

 

Meilleur match

1) Chris Jericho / Rey Mysterio, Extreme Rules

2) Undertaker / Shawn Michaels, Wrestlemania

3) Rey Mysterio / Chris Jericho, The Bash

 

 

Meilleure feud

1) CM Punk / Jeff Hardy

2) Chris Jericho / Rey Mysterio

3) Triple H / Randy Orton

 

 

Meilleur moment

1) Chris Jericho déguisé en fan attaque Rey Mysterio / Randy Orton DDT et embrasse Stephanie McMahon

3) CM Punk arrivant déguisé en Jeff Hardy

 

 

Meilleur rookie

1) Drew McIntyre / Sheamus

3) Alicia Fox

 

 

Catcheur ayant le plus progressé

1) The Miz

2) Kofi Kingston, John Morrison

 

 

Catcheur le plus sous-utilisé

1) Jack Swagger, Shelton Benjamin

3) Paul Burchill

 

 

Meilleure catcheuse

1) Michelle Mc Cool

2) Melina

3) Mickie James

 

 

Meilleur catcheur

1) Chris Jericho

2) CM Punk

3) Randy Orton

 

 

Et je compte bien faire mieux pour les Awards 2010.

 

 

Passons à présent à l'explication de ce qu'est le

WTF Award of the Year

 

Pour diverses raisons – nombreuses consultations du « public » tout au long de l’année, longueur de l’organisation, volonté de présenter des récompenses spécifiquement estampillées « rédac » -, nous n’avons pas voulu faire voter les lecteurs sur ces Awards 2010. De notre point de vue, ils doivent rester l’apanage de la rédac plus ou moins élargie, et ainsi éclairer un peu les orientations du site. Cela dit, en revoyant le palmarès 2009 que nous avons établi, on constate que nos goûts n’ont pas grand-chose d’outrancier: ces classements doivent ressembler à ceux établis par de nombreux autres sites consacrés au catch. Mais nous avons aussi voulu permettre à nos lecteurs, qui adorent voter, et on les en remercie, de participer un peu en bouzin, en votant pour le neuvième award. Comme nos lecteurs sont des gros enfoirés, on les consulte exclusivement sur les trucs négatifs : la Ceinture de Plomb, bien sûr, et donc maintenant le « pire moment de l’année ».

 

Le pire moment sera le pendant exact du « meilleur moment » dont nous décernerons rapidement l’Award. Il peut s’agir d’une séquence backstage, d’un segment parlé dans le ring, d’une seconde ou d’une minute… Nous en avons sélectionné, un peu arbitrairement, seize, et vous demandons de les classer, exactement sur le même principe que la Ceinture de Plomb (16 « candidats » à classer de 1 à 16, le premier étant celui qui, selon vous, est le pire de l’année). Voici les moments en question, avec le lien qui va bien et quelques mots justifiant leur sélection. Cette sélection a été rude, et nous avons dû à regret laisser bon nombre de séquences anti-cultes de côté.

 

 

– Salut les filles, on vient tourner un truc pour le WTF Award 2010, c'est OK?

– Pas de souci, on sort du jacuzzi de toute façon, on a fini de pisser.

 

 

Les candidats

 

– Le combat Mickie James – Michelle McCool au Royal Rumble dure trente secondes et se termine par une humiliation de McCool et Layla par toutes les Faces du roster (Royal Rumble, 31 janvier)

 

L’aboutissement de la storyline Piggie James. Layla arrive déguisée en Piggie, Michelle la frappe par erreur, Mickie porte son finisher : fin d’un match très attendu, au bout de trente secondes. Puis déboulent toutes les Faces du roster pour écraser un gâteau sur les Laycool. Rigolo!

 

 

Two Girls, one Cake.

 

 

 

– Les jobbers de Raw racontent n’importe quoi à Jerry Springer (Raw, 15 février)

 

Springer est l’animateur d’un talk-show dégueu fondé sur les histoires de famille glaucos du style « je me tape la mère de ma femme, mais aussi son père, et maintenant la mère de ma femme est enceinte et on ne sait pas de qui ». Du coup, quand il a été invité à guest hoster Raw, il a été accueilli par un spectacle qu’on aurait cru monté dans une école primaire. Kelly Kelly était enceinte de tout le roster,  Brie Bella était un homme, etc etc etc. L’idée était louable et avait même un petit air d’Attitude, mais la réalisation a été pauvre et le tout est tombé complètement à plat.

 

 

 

Attends, le Rital, tu dis que t'as été champion Intercontinental et que le porte-manteau, là, a été champion du monde? Non mais tu penses vraiment que je vais croire ces conneries?

 

 

 

– Vince-Bret à Mania (Wrestlemania, 28 mars)

 

Normalement, il n’y a pas de matchs dans cette catégorie du WTF Award. Ca tombe bien, c’en est pas vraiment un, plutôt la conclusion d’un angle work-shoot de treize ans. Bret s’est enfin vengé de Vince, et sous le plus grand chapiteau du monde en plus. Ce fut long, chiant et presque insupportable à regarder, et atteignit exactement l’objectif inverse de celui recherché.

 

 

Peut-être pas un super match, mais une sacrée percée pour la psychanalyse!

 

 

 

– Bret Hart abandonne le titre US sans explication (Raw, 24 mai)

 

Pas de vidéo pour ce moment-là, et pour cause : il est ici question de sanctionner une omission assez scandaleuse. Promu GM, Bret Hart a abandonné le titre de champion US qu’il avait pris au Miz la semaine précédente. Il l’a fait sans le mentionner une seule fois, laissant ce soin, de même que l’annonce du nouveau match pour le titre (un Miz-Truth injustifié), aux commentateurs. Impardonnable négligence à l’égard d’une ceinture réduite à que dalle, et qui aurait tellement gagné à être mise en valeur par le Hitman…

 

 

M'sieu Hart! Vous avez laissé tomber ça! M'sieu Hart? Ohé? Ah ben il est parti.

 

 

 

– Ted DiBiase tente d'acheter l'oeil de verre d'un type amené dans le ring par le guest host Jon Lovitz (Raw, 24 mai)

 

Le même soir que l'événement ci-dessus, on a eu droit à cette séquence atroce, dont l'humour reposait sur le fait qu'un borgne sortait son oeil de verre de son orbite, oeil que le fils DiBiase, qui n'avait rien de mieux à foutre de son argent, tentait d'acheter, l'affaire s'achevant par un pincement à la gorge de Virgil de Santino et par un Dream Street de Ted sur l'Italien. Quant à l'oeil, on ignore ce qu'il en est advenu. On avait préféré la version de Geroges Bataille, à vrai dire.

 

 

– Et j'ai aussi une prothèse pénienne, je vous montre?

– Oh ouais, ça serait cool!

 

 

 

– John Cena gagne un Last Man Standing en ligotant Batista avec du Duct tape (Extreme Rules, 25 avril)

 (très belle vidéo qu’on vous recommande chaudement)

 

La Last Man Standing. Une vraie épreuve de force et de volonté. Deux hommes face à face. Il faut battre son adversaire si fort qu’il ne se relève pas non pas à un compte de trois mais à un compte de dix. Prenez les deux plus grands Musclors de la WWE, jetez-les dans une telle stipulation et décidez que le vainqueur gagnera… parce qu’il aura scotché les pieds du perdant au coin du ring.

 

 

Pff, quelle galère. La prochaine fois, je prends une agrapheuse. Ou un fer à souder.

 

 

 

– Les acteurs du film Agence tous risques guest hostent Raw et mènent l’enquête sur la disparition de la couronne de Jerry Lawler (Raw, 7 juin)

 

En cette année où les guest hosts ont fort heureusement  pratiquement cessé de squatter à Raw, la perf des acteurs du film tiré de la série culte Agence tous risques ont constitué une malheureuse exception à la règle. Ils furent omniprésents, pas drôles, ennuyeux et Quinton « Rampage » Jackson, le Barracuda du lot, ne put même pas nous montrer qu’il est l’une des pires brutes de l’UFC. Bref, un gros ratage, et un crime contre la mémoire de Hannibal Smith et de son gang!

 

 

Tu as perdu ta couronne? Hmm. Ca va pas être facile de retrouver une dent dans un stade aussi grand.

 

 

 

– Kissing contest (NXT saison 2, 3 août)

 

Pour réussir à la WWE, il faut être prêt à rouler des pelles à des femmes moches, et les femmes moches c’est quand même super drôle ! Un segment long, laid et embarrassant, à tout le moins.

 

 

Mais fallait le dire que t'étais la soeur du Miz!

 

 

 

– Le beatdown final de NXT Saison 2, qui a eu les honneurs de Botchamania dans son intégralité (31 août)

 

Hou là là. Résumons, autant que possible : Kaval gagne, McGillicutty termine deuxième et Riley troisième. Les rookies éliminés viennent dans le ring, de même que les pros. L’idée est apparemment que les rookies dégagent les pros et portent leurs finishers à Kaval. Mais les rookies ne savent pas qui doit faire quoi et se cognent entre eux, avant de revenir dans le ring comme si de rien n’était. Un beau et grand moment de nawak, en tout cas.

 

 

Quand il assiste par hasard à une agression en rentrant de chez lui, Titus O'Neil presse le pas en espérant que personne ne remarquera sa présence.

 

 

 

– MVP explose le père de Swagger dans sa chaise roulante (Smackdown, 3 septembre)

 

Le père du heel est dans un fauteuil roulant. Le face vire le heel du ring et massacre le père du heel. Génial.

 

 

J'ai cassé la gueule à un sexagénaire en fauteuil roulant! A moi la TNA! Ric Flair, prends garde à tes miches!

 

 

– Eating contest (NXT saison 3, 26 octobre)

 

Pour réussir à la WWE, il faut savoir bouffer plein de bonbons. Ouais, parce que la carrière de Matt Hardy aura été un énorme succès. La preuve de l’ineptie de ce concours à la con particulièrement con (ah oui les filles sont déguisées; et Hornswoggle vient s’en mêler, aussi), c’est qu’il a été gagné par Maxine, éliminée dans la foulée. Sans doute une indigestion.

 

 

Mais… mais c'est de la chair humaine?

Ben oui Vickie, ils ont récupéré le corps d'Umaga, fallait pas gâcher.

 

 

 

– Pee Wee Herman guest hoste Raw et fait le zouave avec le Big Show (Raw, 1er novembre)

 

Il y a des gens que Pee Wee Herman fait rire. Nous, il nous terrorise. Alors, on essaie de vaincre notre terreur en riant de lui. Hahaha !

 

 

Pee Wee Herman, c'est mon prénom. Mon nom, c'est Goëring. Ring! J'ai dit ring! Hahaha!

 

 

 

Mae Young crachote trois mots incompréhensibles dans son micro, soutenue par les Twins pour qu'elle ne se casse pas la gueule, puis bat les Laycool (Raw, 15 novembre)

 

La WWE est très fière d’elle-même sur ce coup-là, puisqu’elle a même donné un Slammy à grand-mère pour sa peine. Reste que ce fut long, pénible et à vrai dire gênant pour la vieille Young (l’oxymoron est éventé depuis une bonne trentaine d’années), pour les heels, pour les faces, pour les spectateurs et pour les commentateurs. Ah oui, elle a dit « sluts », c’est génial. Laissez-la reposer en paix, vous ne voyez pas qu’elle est morte ?

 

 

Peloton, à vos armes, feu!

 

 

 

– Hornswoggle assassine le Soaring Eagle (Smackdown, 26 novembre)

 

L’oiseau est triste, le nain a faim parce que son repas de Thanksgiving est trop cuit, le nain prend un arc et tire une flèche sur l’oiseau puis lui saute dessus avec une fourchette et un couteau. Si vous avez plus de six ans, vous risquez de ne pas avoir éclaté de rire comme les commentateurs à la vue de ce segment. Si vous avez moins de six ans, vous avez probablement fondu en larmes en le regardant, comme Spanishannouncetable. En tout état de cause, vous n'avez pas aimé.

 

 

Regarde Horny, je t'ai fait un gros tas de merde! Yummy!

 

 

 

– John Cena, « viré » de la WWE, peut tranquillement casser la gueule à Wade Barrett, Raw se terminant par « My Time is now » comme aux plus beaux jours (Raw, 6 décembre)

 

Une bien belle storyline, grillée en un rien de temps par une WWE qui n’aura finalement pas osé éloigner sa vache à lait des écrans ne serait-ce qu’une semaine.

 

 

Ah que veux-tu Wade, les USA d'Obama, c'est pas l'Angleterre de Cameron, on peut pas virer n'importe qui sans justification!

 

 

– La storyline Edge / Kane / Paul Bearer résumée par une vidéo sur la musique de Benny Hill (Smackdown, 17 décembre)

 

Ce segment enfonce un dernier clou dans le cercueil de la crédibilité de Kane, difficilement rebâtie aux dépens de l’Undertaker tout au long de l’été et de l’automne. Mais il a suffi que le Grand Monstre Rouge, le Démon Favori du Diable, le Cauchemar qui avait détruit la légende de l’Undertaker, croise la route d’Edge pour qu’il se transforme en un petit garçon sanglotant enfoncé dans une course poursuite ridicule qui le vit fondre en larmes, détruire plusieurs mannequins et finalement faire chuter papa de dix mètres de haut, ce qui l’a supposément tué. Pour rappel, Edge avait juré, lors de ses démêlés avec l’AGM à Raw, de mettre fin à toute stupidité au sein de la WWE…

 

 

J'ai promis ça, moi? Et, heu… vous m'avez cru?

 

 

 

 

Le module est ici

 

Votez de 1 à 16, vous avez jusqu’à mercredi minuit pour cela. Soyez impitoyables!

 

 

Et encore, on avait BEAUCOUP de réserve.


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