Overdose in a Cell

On ne meurt pas d'une overdose de rêve.

Grégoire Lacroix

 

Pour sa deuxième présentation de PPV en deux semaine, Gib revient pour nous sur les cadences infernales des CdC…heu de la WWE je voulais dire, sur les différents builds de Hell in a Cell, et même sur son enfance. Soyez sûrs d'avoir bien étudié ce papier avant de voter pour les pronostics du PPV de ce soir!

 

 


Gib ne s'est pas rasé et a dormi trois heures par nuit depuis deux semaines pour nous proposer cette analyse, appréciez la à sa juste valeur!

 


Nalyse du Build-up de Hell in a Cell

 

On ne meurt pas d'une overdose de rêve.

Grégoire Lacroix

 

Pour sa deuxième présentation de PPV en deux semaine, Gib revient pour nous sur les cadences infernales des CdC…heu de la WWE je voulais dire, sur les différents builds de Hell in a Cell, et même sur son enfance. Soyez sûrs d'avoir bien étudié ce papier avant de voter pour les pronostics du PPV de ce soir!

 

 


Gib ne s'est pas rasé et a dormi trois heures par nuit depuis deux semaines pour nous proposer cette analyse, appréciez la à sa juste valeur!

 


Nalyse du Build-up de Hell in a Cell

 


Petit, j’adorais les marshmallows. En plus d’être beaux et bons, ils m’évoquaient les jours de fête et les anniversaires où ma mère les rangeait par couleurs dans des bols. Sucreries exceptionnelles pour jours exceptionnels. Dès que j’eus l’âge d’avoir de l’argent de poche, je me mis à dépenser toutes mes pièces de dix francs dans d’énormes paquets de marshmallows que je cachais dans ma chambre. Les petits cubes de guimauve qui étaient si rares auparavant devinrent presque quotidiens, alors que je goûtais à la joie d’avoir de l’argent et de pouvoir banaliser l’exceptionnel. Malheureusement, après quelques dizaines de paquets descendus, les marshmallows ne m’apparurent plus si délicieux que ça. Je continuais à en acheter malgré tout, tellement je les avais tenus en haute estime, et je n’envisageais pas que l’on puisse s’en lasser. Pourtant, quelques indigestions plus tard, ce fut la rupture. L’abondance avait conduit à l’overdose, à tel point que même aujourd’hui, j’ai encore des nausées rien qu’à la vision de ces cubes sucrés roses et bleus.


Pourquoi cette introduction, alors que je devrais parler de cage, de structure démoniaque et de Satan?  Parce que mon histoire est une expérience que chacun est amené à vivre à un moment ou à un autre de son enfance. La liberté mène à l’abondance, l’abondance mène au dégoût, et le dégoût mène au coté obscur affirmait Yoda. Un constat auquel apparemment Vincent Kennedy McMahon a échappé dans son jeune âge. Peut-être est-ce dû à la stricte éducation east coast des McMahon, ou peut-être n’est-il pas tout à fait humain et ne ressent-il pas les mêmes choses que le commun des mortels (je penche pour cette deuxième solution, pensez à son goût prononcé pour les nains). Toujours est-il que l’homme, tel un gamin avide de friandises ne sachant pas s’arrêter, nous sert deux PPV en deux semaines, une “grande” première pour la WWE. Analyse du double effet McMahon.

 

 


C’est l’histoire de Toto et en fait c’est un nain!

 


Le premier effet McMahon, c’est d’essayer de tirer toujours plus de lutteurs aux emplois du temps incroyables et d’un public déjà submergé. Ce dernier, afin de suivre l’intégralité des productions WWE, aura dû se farcir 24h de visionnage en trois semaines, soit 8h par semaine, soit plus d’une heure par jour. Et même dans le cas plus probable où le fan ne suivrait que les PPV, RAW et SD!, on arrive quand même à un total de 18h en trois semaines. Pas sûr que tout le monde ait tant de temps libre (et d’argent) à investir dans ce loisir.


Du coté des lutteurs, la situation est encore pire. Déjà soumis à un emploi du temps draconien, toujours sur la route, enchaînant les house shows et les performances parfois au prix de leur santé, voilà qu’ils doivent rempiler à la sortie de Night of Champions pour un nouveau PPV, avec le lot de préparations et de gros spots que cela implique. Dans ces conditions, on ne peut pas en vouloir à Chris Jericho de prendre quelques “vacances” d’un boulot qui n’en propose jamais.

 

 


Pendant deux semaines, les lutteurs ont littéralement dû courir entre les shows.

 


Enfin, je reste dubitatif quant à la possibilité d’hyper comme il se doit un PPV avec seulement deux shows le précédant. Les victoires de Night of Champions ayant à peine le temps d’être célébrées qu’il fallait déjà enchainer sur le build up d’HiaC. Résultat, on se retrouve avec des matchs mal construits (je ris encore de l’intégration de Morrison dans le match pour l’US Championship, ou de la stip de ce même match) et des feuds qui prennent des tournures étranges (depuis combien de temps un challenger n’avait pas été aussi mal booké que Sheamus?).


Le deuxième effet McMahon est plus subtil que le premier, bien qu’à mes yeux plus crétin car difficilement justifiable. Je parle de sa récente lubie des PPV à thèmes. Toujours aussi avide de sucreries, le petit Vince a pu remarquer que les Hell in a Cell plaisaient au public. Il en a donc mis plusieurs dans le même PPV! La réflexion est la même derrière TLC et Fatal Four Way, et j’ai franchement du mal à la suivre. Plus que de donner envie de regarder l'évènement, cette stratégie décrédibilise complètement la stipulation en question. Les Hell in a Cell étaient auparavant des matchs exceptionnels et brutaux, et ils faisaient souvent culminer la feud dans laquelle ils s’intégraient. Maintenant, n’importe quelle feud pour le titre, pour peu qu’on soit à l’automne, a le droit à un Hell in a Cell. Je ne vois pas vraiment par exemple en quoi le rematch de Sheamus pour le titre a besoin de se dérouler dans une telle structure. En plus de ne pas posséder de raison valable, attribuer une structure pareille à ce combat atténue l’impact d’autres oppositions, elles aussi en HiaC. Pas besoin de chercher loin un exemple, le match Kane-Undertaker de ce week-end étant parfait pour une telle stipulation. Kane, sûr de sa force, voulant mettre enfin fin à son frère défunt (ca fait beaucoup de fin), annonce via une promo démente qu’il défendra son titre et mettra un point final à l’histoire, avec la stipulation favorite de l’Undertaker, le Hell in a Cell! En fait, c’est presque exactement ce qui s’est passé, à ceci près que tout le monde savait déjà depuis un moment que le match serait un Hell in a Cell, et que donc la surprise, tout comme l’impact, furent nuls.

 

 


En tout cas, le buildup pourri du PPV fait bien marrer Kane.

 


M’est quand même avis qu’un Hell in a Cell, ou un TLC par-ci par-là dans des PPV normaux auraient plus d’impact qu’un gros PPV à thème. Surtout qu’avec une stipulation aussi envahissante que la Satan’s Structure, les bookers sont tentés de sombrer dans la facilité, en partant du principe qu’un match en Hell in a Cell sera de toute façon mieux accueilli qu’un match sans stip (des souvenirs du Punk-Undertaker de l’année dernière?). Et c’est dommage qu’un tel nuage noir viennent obscurcir la fête, surtout que la carte de demain soir est encore une fois particulièrement bonne à mon goût. Pas de classement par intérêt des combats cette fois (jugé trop subjectif), mais inauguration d’une nouvelle formule récapitulant les clés du match. Les Américains appellent ça les “Tales of the Tapes”, ce que en bon défenseur de la francophonie j’aurais pu traduire par “les Contes des Bandes”, mais j’utiliserai plutôt l’expression “les Clés du Combat” dont l’acronyme, merveille de la nature, donne CDC.


Tout comme il y a deux semaines, le combat pour le titre US pourrait être encore une fois le show stealer. La feud entre Miz et Bryan, bien que d’excellente qualité, devait évoluer un peu pour ne pas devenir trop redondante, surtout qu’on avait déjà eu droit à plusieurs combats entre les deux protagonistes. L’intégration de Morrison promet de belles choses, autant par son niveau in ring que par son léger changement d’attitude qui indique peut-être (enfin) le push tant attendu. Le Shaman devrait produire des choses intéressantes avec Daniel Bryan entre les cordes, et son passé chargé avec Miz devrait aussi nous fournir quelques séquences sympas. On peut par contre trouver à redire sur l’intégration kayfabe de Morrison au match (il a échangé trois coups et demi avec Bryan) ou sur la stipulation. Le Submission Count Anywhere avait déjà été utilisé il y a un an pour un combat entre la DX et Legacy. Bryan avec son large répertoire de prises pourra sans problème trouver des spots inventifs, pour les deux autres j’en doute. Je n’ai même pas de souvenir de Morrison tentant une soumission… Un Falls Count Anywhere aurait peut-être aussi bien fait l’affaire. Mais c’est chipoter, pour un match qui s’annonce de toute façon excellent.

 


Les Clés du Combat :
– haut niveau technique in ring
– comment vont faire Morrison et Miz sans prise de soumission?
– heel turn possible de Morrison

 

 


Décidément, le buildup bancal du match a aussi mis Chris dans tous ses états.

 


Dans son histoire récente, on ne peut pas dire que la WWE ait beaucoup fait pour nous donner envie de suivre la division Divas, si ce n’est pour la plastique de ses membres. Dans la continuité de Night of Champions, elle nous propose cependant un combat particulièrement intéressant pour ce qui sera la première défense du titre unifié. Natalya obtient son title shot demandé depuis des lustres par les visionnaires que nous sommes, et on ne peut s'empêcher de voir en elle l’espoir d’un renouveau de la division féminine. Avec Michelle, les deux donzelles sont sans doute ce qui se fait de mieux de valide à la WWE, donc on ne va pas faire les fines bouches sur le buildup un peu faible de la chose. En espérant seulement que le nain se tienne loin du ring, et que Laycool ne base pas toutes ses promos sur “Natalya est un homme lol”. Je ne sais même pas pourquoi je me fais des illusions, ça sera de toute façon le cas.

 


Les Clés du Combat :
– la WWE va-t-elle rehausser le niveau de la division Divas?
– Natalya est-elle prise au sérieux ou sert elle de bouche-trou?
– la poitrine hypertrophiée de Natalya la protège-t-elle du Faithbreaker de Michelle?

 

 


Incroyable, l’arbitre ne voit pas Maryse taper, occupé qu’il était à mimer du patinage artistique.

 


Abordons le cas Orton-Sheamus. Car oui, alors que je demandais à grands cris la victoire d’Orton il y a deux semaines, que je suis un misérable mark de cette même vipère et que la vue même du titre mondial m’émoustille, je n’attends pas beaucoup de cette opposition là. En grande partie grâce au booking assez bancal de la chose, avec un Sheamus qui a perdu de sa superbe depuis quelques mois, et une stipulation un peu tombée du ciel. Pourtant, il y avait matière à faire quelque chose. Les deux hommes se sont déjà affrontés à plusieurs reprises, et Sheamus avait à chaque fois gardé son titre. La WWE pouvait essayer de jouer à fond sur ce fait afin de redonner un maximum de crédibilité à l’irlandais avant le PPV. A la place, on a eu le droit à un beatdown d’un type n’ayant de toute façon aucune crédibilité en tant que lutteur. Choix prévisible cependant, sachant que malheureusement les title runs de Sheamus se sont souvent caractérisés par des beatdowns de jobber (Bourne et Ryder en tête).


Comme dans la dernière review de RAW, je vais profiter de l’espace de parole que j’ai ici pour essayer de justifier le booking actuel d’Orton et affronter les haters. Et alors que l’éthylique Axl, responsable du torchon sus-cité, a tenté l’approche émotionnelle en laissant parler son cœur révolté imbibé de Brouilly, je vais privilégier l’approche académique. Du genre en trois points plus conclusion. Oui, j’adore les listes.

 

 


La simplicité orthographique du RKO rencontre un franc succès dans la middle class analphabète américaine.

 


Premièrement, je vais faire écho à ce que j’avais déjà dit lors de la preview de NOC. Un champion, quel qu’il soit, heel ou face, heavyweight ou cruiserweight, devrait toujours être booké fort, plus fort que tout le reste du roster, à l’exception notable de son challenger. Cette séparation tacite entre le champion et le reste est à mon avis indispensable afin de maintenir une ceinture mondiale crédible et de rendre les combats pour le titre intéressants. Dans un cas de booking idéal, le champion (et par extension sa ceinture) est entouré d’une genre d’aura invisible, en faisant l’homme à abattre et la cible numéro un du roster. Et à moins d’être d’une incroyable mauvaise foi, on peut difficilement nier l’aura de domination actuelle de la vipère.

 

 


Randy applique les consignes de la direction à la lettre, il met le titre en valeur.

 


Deuxièmement, on peut s’attarder sur la forme particulière de son booking. Orton est booké fort, c’est indéniable, mais pas plus fort que Cena ou Taker pour ne pas les citer. L’astuce n’est pas évidente, mais je trouve sa situation actuelle bien plus intéressante et intelligente que celle de Cena lors de son dernier run par exemple. Sa domination est différente de celle du Marine: Orton est dangereux, Cena est résistant. Là où Cena est capable de no sell une prise, voir un finisher pour s’imposer, Orton lui peut terminer un combat à tout moment via son RKO. L’intérêt est double, puisque qu’un tel booking accouche d’un champion fort et crédible, sans toutefois fermer la porte à une défaite. On ne sait pas encore quelle est la capacité kayfabe d’Orton à résister aux finishers adverses, et m’est avis que la WWE n’en fera pas un Cena bis. Si Orton est le serpent, Cena est le roc. On peut imaginer la vipère perdre son titre dans les prochains mois sur un moment de faiblesse, tout en restant booké très dangereux.

 

 


Un moment de faiblesse? Cette naïveté me touche.

 


Le troisième et dernier point a directement à faire avec la perte de titre d’Orton. Car un type aussi dangereux et dominant que lui mettra forcément instantanément over l’adversaire qui lui prendra sa ceinture. Fini les changements de titre dans l’indifférence générale, le lutteur qui réussira à le battre (sous peine de le faire plus ou moins clean) gagnera un nouveau statut et débutera son règne avec une belle heel heat et une forte crédibilité.


En mélangeant ces trois points, on obtient un champion face, over avec la foule, booké assez fort pour redonner de l’éclat à la ceinture tout en laissant en suspens la question de sa capacité à encaisser les finishers, et qui propulsera le prochain champion vers un run de heel crédible. On peut aller encore plus loin en mixant ce constat avec l’état actuel du roster et en spéculant un peu. Je pense sincèrement que la WWE, en plus d’offrir un run d’Orton face à la foule est en train de préparer le terrain pour son prochain champion: le Miz, voire Barrett, voire encore Morrison si il turn heel.

 

 


Préparer le terrain pour le prochain champion? Putain elle est bien celle-là, faut que je la note!

 


Le but de la fédération est donc d’instaurer Orton comme face numéro un (du moins pour le temps présent), et il devrait avaler Sheamus tout cru dimanche soir. En voulant chipoter, on pourrait arguer que sa prise de titre aurait eu bien plus d’impact en un contre un dans un Hell in a Cell que lors d’un six-pack dans lequel il aurait de plus pu être éliminé sans perdre de crédibilité (à condition de ne pas commencer à le booker comme un monstre trois semaines avant NOC évidemment…). Au niveau du combat en lui-même, il devrait être correct en prenant en compte les gimmicks de fou furieux des deux protagonistes et les possibilités qu’offre la cage. Même si malheureusement Orton nous a déjà prouvé qu’il n’était pas à son meilleur contre des types plus balaises que lui, alors que ses combats contre des petits gabarits (Jericho, Kofi) étaient de bonne qualité. La porte est par contre grande ouverte à un cash in du Miz, que j’espère raté si il arrive.

 

 

 


Afin de retourner le couteau dans la plaie une dernière fois, voilà une comparaison dramatique du Powerslam (vous savez, le truc que les américains nous envient) des deux lutteurs en question. Le graph parle de lui-même: dès que la décision de rendre Orton champion fut prise, la WWE a abandonné Sheamus en refusant de le booker comme un contender crédible. Le but n’était pas ici de lancer une feud, mais simplement de propulser Orton au sommet le plus vite possible. Mission accomplie, il est déjà incroyablement over deux petites semaines seulement après sa prise de titre. La contrepartie, c’est que le rematch de Sheamus perd grandement en intérêt, et bien rares sont ceux qui prédisent sa victoire ce soir.

 


Les CDC :
– Orton est-il lui aussi booké comme un Superman invincible?
– quid du cash in du Miz?
– à quoi va ressembler Sheamus avec les traces de la cage sur sa peau?

 

 


Sheamus découvrant le graph Powerslam plus haut.

 


Fait assez rare, il n’y a qu’un seul combat estampillé Smackdown de prévu sur la carte. Peu étonnant ceci dit au vu de la situation actuelle du show bleu: une feud exceptionnelle en main event, ressortant d’autant plus que le reste du show sombre dans la morosité. Un Punk sans feud qui jobbe, un Big Show sans feud qui squash, un Del Rio en feud mais sans opposant, et un Ziggler qui ne sait pas trop quoi faire de son titre. Mais trêve de digressions, c’est bien la title picture qui nous intéresse pour l’instant, puisqu’un alléchant Kane vs Taker /w Paul Bearer nous est proposé ce soir. Le seul match de la soirée qui à mon sens justifie la stipulation Hell in a Cell. Et paradoxalement, cette stipulation ne nous apparaît pas aussi importante qu’elle devrait grâce à l’anomalie qu’est ce PPV à thème. Et c’est dommage, car c’est bien le seul point noir qu’on peut trouver dans le buildup du match (si ce n’est la question sur la santé de Taker) tant soit peu qu’on accepte sans problème les histoires farfelues de mort-vivant. Taker a retrouvé ses pouvoirs grâce à l’urne, et Kane semble en détresse, surtout la veille d’un combat avec la stipulation historique de l’Undertaker.

 

Tout semble cependant trop parfait pour la catin décatie (et ouais, moi aussi je peux faire des allitérations), et une victoire de Kane me semble nécessaire pour que la feud continue vers de nouveaux sommets. Et c’est là que résidera l’intérêt du match: comment Kane va-t-il pouvoir s’en sortir? Paul Bearer est il vraiment du coté du Taker? Comment va-t-il influer sur le match? Réponses dans quelques heures pour ce qui sera j'espère le main event de la soirée. Je déplore cependant toujours autant le fait que le titre soit mis au second plan derrière l’histoire des deux frères.

 


Les CDC :
– Taker est il en mesure de lutter plus de 10 min?
– quel va être le rôle de Paul Bearer?
– comment Kane va contrer le nouveau souffle de son frère?

 

 


Qui a taxé dans ma thermos?

 


Notre cher John Cena semble enfin toucher au but et approcher de la fin de sa croisade avec son combat de ce soir. C’est le zélé Barett qui lui est servi sur un plateau, amputé de ses quatre sbires grâce à l’Anonymous General Manager. La grande première entre Cena et Barett était une affiche très sympathique en elle-même, mais la fédé a décidé de la rendre encore plus attrayante via une stipulation assez incroyable. Peur qu’un combat simple fasse pâle figure à coté des Hell in a Cell, ou peur que la victoire de Cena soit trop prévisible sans stip? Dans tous les cas la WWE n’a pas fait les choses à moitié. La possibilité d’un Cena avec le T-shirt Nexus est hautement improbable. Les officiels sont généralement réticents à toucher à leur icône favorite, et SuperCena est rarement humilié par ses adversaires. Quant à son heel turn qui est parait-il évoqué en backstage, il ne risque de toute façon pas de venir avant un moment (et m’est avis qu’il ne viendra même jamais). D’un autre coté, la disparition du Nexus me semble encore plus hautement improbable. Plusieurs raisons à cela, plus ou moins valables:


1) les membres du Nexus, hors Barrett, ne sont pas prêts à évoluer en solo. La tag team possible de Gabriel et Slater n'est pas encore tout à fait établie, Otunga est encore trop mauvais sur un ring, et Tarver est encore trop… Tarver
2) un nouveau T-shirt (moche) du Nexus vient de sortir
3) le N de Nexus apparait sur l’affiche officielle de Bragging Rights
4) la réponse D


Cette stipulation, que j’ai tout d’abord accueillie avec moult satisfaction et forts vivas, est en train de faire tourner la mayonnaise. Aucune des deux alternatives ne me semble possible dans l’immédiat, ce qui fait que je redoute un finish bien mauvais dont la WWE a le secret, et qui lui permettrait d’éviter les deux scénarios un peu handicapants… L’affrontement en lui-même devrait par contre tenir ses promesses, et il sera l’occasion d’évaluer précisément les capacités de Barrett en solo. Pas trop d'inquiétude sur ce point, je pense que l’Anglais est conscient de la chance qui lui est donnée et qu’il travaille dur afin d’être au niveau. Et nul doute que Cena est l’homme idéal pour l’aider à s’améliorer.

 


Les CDC :
– comment la WWE va t’elle s’en sortir avec une stip pareille!?
– l’AGM aura-t-il un rôle dans l’histoire?
– où en est la transformation en licorne de Michael Tarver?

 

 


Le coup de la licorne, sérieux?

 


En résumé, ce Hell in a Cell semble un poil bancal. Comme souvent avec la WWE, là où ils font un pas vers l’avant, ils s’empressent de faire un pas en arrière (l’optimiste Silver vous dira que pour chaque pas en arrière, ils font un pas en avant, mais l’idée est la même). Certains choix de booking ou de marketing me paraissent totalement absurdes vus de l’extérieur, et j’ose espérer qu’outre-Atlantique ils sont justifiés, et que cette incompréhension n’est due qu’à une différence de culture et de connaissance du milieu de ma part. Tout ce que je qualifie parfois un peu prétentieusement “d’erreur de booking” trouvera sans doute sa justification un jour ou l’autre. Toutes, sauf peut être deux. Les deux semaines de séparation entre deux PPV, et le thème Hell in a Cell. Caprice d’un enfant boulimique, ces choix pourraient, si répétés sur le long terme, porter préjudice à la fédération. Car au final, c’est ce que je retire principalement de ce buildup: la décrédibilisation d’une stipulation mythique, et l’impossibilité d’hyper correctement un PPV en deux semaines (sans parler de l’emploi du temps des lutteurs). Et c’est fort dommage, car dans un cadre plus normal (celui d’Unforgiven par exemple) et en bénéficiant d’un buildup de quatre semaines, ce PPV aurait été extrêmement appétissant: un main event de folie, un triple threat inédit et prometteur, une nouvelle n°1 contender dont on attend beaucoup, un match à stipulation incroyable et le début en fanfare d’un nouvel Age of Orton. Un pas en avant, un pas en arrière, donc.


Je vais conclure sur un évènement un peu particulier. Le PPV de ce soir sera le premier depuis presque trois ans sans Chris Jericho. Sauf grosse surprise, pas de “Break the walls down”, ni de “sycophante” et encore moins de “best in the world at what he does”. Et pour vous faire méditer un peu, je vais paraphraser un segment d’interview tiré de son récent DVD. Après que Jericho a clamé son dégout de jouer des personnages faces, il est amené à parler du jour où il quittera le monde du catch. Et lui de dire en toute honnêteté que lorsque qu’il prendra sa retraite, il voudra le faire sans adieux ni applaudissements, juste un départ discret, et que les gens ne se rappellent de lui que comme le crétin irritant qu’il incarnait.

 

 


Quel tissu de conneries cet article, c’est vraiment n’importe quoi.


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