Superstars: l’antichambre des héros

Je ne suis pas un héros, mes faux pas me collent à la peau, je n'suis pas un héros, un héros…

Daniel Balavoine, Je ne suis pas un héros.

 

L'épisode du jour nous montre à quel point passer dans l'épisode du jeudi peut influer sur une carrière. Du récent title-shot de Zack Ryder, qui a squatté longtemps le jeudi, à la mise en valeur de Santino, en passant par le dépush des Uso, plus que jamais Superstars est, comme une certaine table d’annonceurs espagnols, le lieu où les carrières naissent ou peuvent être brisées.

 

 

A chacun de faire des efforts pour être dans les bons papiers des bookers. La, c'est mal barré.

 

 

Review de Superstars du 2 septembre

 

Je ne suis pas un héros, mes faux pas me collent à la peau, je n'suis pas un héros, un héros…

Daniel Balavoine, Je ne suis pas un héros.

 

L'épisode du jour nous montre à quel point passer dans l'épisode du jeudi peut influer sur une carrière. Du récent title-shot de Zack Ryder, qui a squatté longtemps le jeudi, à la mise en valeur de Santino, en passant par le dépush des Uso, plus que jamais Superstars est, comme une certaine table d’annonceurs espagnols, le lieu où les carrières naissent ou peuvent être brisées.

 

 

A chacun de faire des efforts pour être dans les bons papiers des bookers. La, c'est mal barré.

 

 

Review de Superstars du 2 septembre

 

 

Avant d’entrer dans le vif du sujet, une petite parenthèse pour signaler que le Big Show a battu Luke Gallows en Dark Match.

 

L'opener n’illustre pas vraiment mon propos en intro. Ted DiBiase, en pleine lumière ces temps-ci grâce à ses self-promos sur les bienfaits de l'argent, ne semble pas avoir à souffrir d'affronter Goldust à Superstars, tant ce dernier est capable de mettre over ses adversaires. Le genre de mec de l'ombre qui finira road agent, et qui est capable de sacrifier sa carrière pour le bien-être du business. Le truc qui impressionne quoi, tellement que DiBiase, à la première difficulté, sort du ring se faire consoler par sa belle, qui incendie Michael Cole, sans doute en train de critiquer son cheum.

 

 

Cole, Lawler, arrêtez de matter sous ma robe, tabarnak'!

 

 

Bon, force est de constater que le fils de n'en fout pas une, ce qui peut justifier les critiques. Sale gosse. Le combat se déroule quand même pour une bonne partie à l'extérieur, Goldust revenant briser le compte de l'arbitre en ramenant de temps à autre son adversaire in ring.

 

Il en faut parfois peu pour changer le déroulement d'un match : ainsi, Goldust se fait contrer à l'extérieur et Ted reprend quelque peu le dessus. Voilà qui pique au vif son adversaire, et les deux s'échangent des droites, le Bizarre One reprenant le dessus et s'offrant même le luxe de contrer un Dream Street. Oui mais voilà, le catch est un sport ou le méchant gagne (presque) toujours à la fin. Alors, après une belle séquence de souplesses près des cordes, Ted place son finish pour la victoire, dans un match où Goldust a, une fois encore, fait étalage de son talent technique.

 

 

Heu, Liliane Bettencourt?

 

 

Le second combat oppose deux carrières qui n'ont pas vraiment décollé, et dont l'une peut finir au fond du trou en cas de défaite.

 

Santino Marella (accompagné de Vladimir Kozlov) affronte Jimmy Uso (accompagné de Tamina et Jey).

 

Santino nous fait du Santino: on sait que sa carrière ne décollera plus vraiment (même s'il fut champion Intercontinental!), du coup, on sent qu'il est à fond dans son rôle de jobber-clown, et qu'il se fait plaisir, ce qui reste l'important, comme dans tout sport, fut-il pratiqué à un niveau professionnel. Santino, surtout, dispose de plusieurs casquettes. Ainsi, le début de match est santinesque, ce dernier tentant les superkicks qui n'atteignent jamais leur cible.

 

 

Imitateur d'Eric Cantona période foot anglais…

 

 

 Notre brave Italien en est même réduit à aller demander des conseils à l'oreille de Vlad, avant de sauter partout tel un champion du monde après avoir amené Jimmy Uso au sol!

 

 

Mime-Automate…

 

 

Mais le Samoan ne s'en laisse pas compter et "étrangle" même le Cobra armé par Santino, qui revient tout de même dans la partie. Jey Uso intervient alors et Santino se fait surprendre par un Samoan Drop.

 

 

Et il peut même jouer le rôle d'un suicidaire!

 

 

C'est la fin, Jimmy est sur les cordes pour un splash… Mais Santino relève les genoux à temps, pour que son opposant s'empale dessus! Souffle coupé, tombé, 1,2,3 et Santino enterre définitivement les espoirs des frangins Uso! J'ai bien dit les frangins. Car Tamina, impressionnée, vient embrasser la main blessée de Santino, qui guérit comme par magie. Oh, on sait bien comment ça finit, ce genre d'histoire: une Diva qui ne catche pas qui finit par embrasser (même sur la main) un catcheur, ça veut dire qu'elle est prête à aller catcher en maillot de bain ou en robe de soirée à Raw ou Smackdown. On devrait donc bientôt voir Tamina in ring… Natalya Neidhart, tu sais ce qu'il te reste à faire pour la suite.

 

 

Dommage pour Vlad, qui a cru que Tamina venait pour lui.

 

 

Le Main-Event ressemble un peu à l'opener: le mec qui a du potentiel face au mec qui a laissé passer le train: Kofi Kingston vs Chavo Guerrero.

 

Kofi qui aborde une magnifique tenue rouge et jaune que n'auraient pas reniée les supporters lensois ou perpignanais, démarre les hostilités en faisant parler sa vitesse et en plaçant une série de kicks tel Evan Bourne. Chavo ne voit pas le jour en ce début de match et Kofi place tout son moveset, ou presque. Bref, Chavito jobbe, comme à son habitude. Heureusement il a de la ressource, et un contre malicieusement placé lui permet de faire chuter son adversaire à l'extérieur du ring. Le neveu d'Eddie se met alors à travailler sur la jambe de Kofi.

 

 

Toy Story 12: âgé de 30 ans mais éternel adolescent, Andy déprime parce que ses figurines WWE sont cassées.

 

 

Une claque permet au rasta de se dégager, avant d'enchaîner avec un brise-nuque et une série d'atémis. Chavito encaisse un boom drop mais se dégage à temps, se payant même le luxe de contrer un splash sous les encouragements de Michael Cole, très en verve ce soir.

 

Three amigos, et Chavo monte sur les cordes, Kofi se relève et contre la manoeuvre une première fois, mais se fait repousser. Kofi revient à la charge, cette fois avec un Trouble in Paradise porté sur Chavo perché sur la troisième corde! Blam! Une manoeuvre spectaculaire, qui bien évidemment permet à Kofi de gagner le match.

 

 

Il peut remercier Chavo qui , sens du sacrifice oblige, a accepté de subir ce face-sitting.

 

 

Un très bon épisode de Superstars, qui a encore parfaitement rempli son rôle et continue le virage amorcé depuis quelques temps. Voilà de quoi revenir dès la semaine prochaine, si le Dieu du catch le veut. En tout cas, moi je serai au rendez-vous de Superstars…

 

 

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