From the Vault #1

They had a hi-fi phono, boy, did they let it blast

Seven hundred little records, all rock, rhythm and jazz

But when the sun went down, the rapid tempo of the music fell

C’est la vie, say the old.folks, it goes to show you never can tell.

Chuck Berry, You never can tell

 

Ultor est un grand nostalgique, qui passé ses soirées à relire le grand livre de l'histoire du catch mondial. Cet homme admirable s'est donné pour but d'ouvrir les archives afin d'extirper des abîmes de l'oubli les catcheurs méritants qui y sont injustement tombés. Premier épisode d'un format que nous espérons récurrent.

 

 

Promis, on arrête le jour où Ultor nous parle de son sosie Kizarny.

 

 

From the Vault #1: Dean Malenko

 

They had a hi-fi phono, boy, did they let it blast

Seven hundred little records, all rock, rhythm and jazz

But when the sun went down, the rapid tempo of the music fell

C’est la vie, say the old.folks, it goes to show you never can tell.

Chuck Berry, You never can tell

 

Ultor est un grand nostalgique, qui passé ses soirées à relire le grand livre de l'histoire du catch mondial. Cet homme admirable s'est donné pour but d'ouvrir les archives afin d'extirper des abîmes de l'oubli les catcheurs méritants qui y sont injustement tombés. Premier épisode d'un format que nous espérons récurrent.

 

 

Promis, on arrête le jour où Ultor nous parle de son sosie Kizarny.

 

 

From the Vault #1: Dean Malenko

 

 

Hello there! Bienvenue au tout premier From the Vault.

 

Qu’est-ce que cette chose? Un mutant? Un High Flyer? Un Monster Heel? Nullement.

 

Pour faire simple, cet article part d’un constat qui l’est tout autant (simple): de tous les catcheurs que l’on voit, on ne retient que les main-eventers ou les jobbers. Qui se souvient de Brian Pillman, de Billy Gunn, et qui a oublié The Rock et Eugene, Ric Flair et Spike Dudley?

 

Reste donc toute une frange de catcheurs trop bons pour être jobbers, mais à qui il a manqué un petit quelque chose (du charisme, de la technique, de la chance…) pour être une tête d’affiche reconnue. Résultat, tous ces catcheurs sont tombés dans l'oubli.

 

Voici donc la raison d’être de From the Vault: permettre aux lecteurs de découvrir (ou redécouvrir) ces catcheurs injustement oubliés, à raison d'un par article. Au programme, un bref résumé de la carrière de la star du jour, un commentaire sur son style de catch et sur les raisons pour lesquelles il n’a pas percé, avant de passer au palmarès, à quelques vidéos, pour finir avec le mot de la fin.

 

 

Aaah ! Donc on va enfin parler de moi!

 

 

Non, Primo. Toujours pas.

 

Maintenant que les explications ont été faites, il est temps d’ouvrir ce premier From the Vault, avec notre premier invité, j’ai nommé… Dean Malenko!

 

Top départ, avec l'inimitable Michael Buffer.

 

 

Let’s get rrrrready to RRRRRemembeeeeeeeeeeeeeer!!!!!

 

 

I) Let me tell you 'bout my life

 

Dean Simon naît le 4 août 1960 à Irvington, New Jersey, dans une famille de catcheurs (son père, Lawrence Boris Simon, aka Boris Malenko, ex-catcheur professionnel, sera d’ailleurs son entraîneur).

 

Il commence sa carrière dans le catch en 1979, en tant que… arbitre. Il officiera principalement dans des fédérations indy, basées en Floride, avec une pige pour la WWF au milieu des années 1980.

 

Il deviendra réellement catcheur à la charnière des années 1980-1990, en tag team avec son frère Joe. Finalement, son frère se retire du monde du catch et Dean se lance en en solo, décrochant ses deux premiers titres en 1992: le SPW Southern Title et le ICWA Light Heavyweight Title.

 

Après s’être perfectionné au Japon et au Mexique, son premier vrai pas vers le haut niveau, Malenko va le franchir en 1994, quand il signe à la Eastern Wrestling Championship, une fédération associée à la NWA. Il débute en tant que heel lors d’un tournoi pour le NWA World Heavyweight Title. Cette année-là, la Eastern Champion Wrestling change de nom pour devenir la Extreme Championship Wrestling (ECW), une fed plus hardcore, plus technique, bref, plus mature. Malenko suit le mouvement, en devenant "The Shooter" Dean Malenko, avec une gimmick de combattant de MMA (à cause de sa ressemblance physique avec la "légende" MMA Royce Gracie).

 

 

   

Nouvelle tag team: les Regards-de-Tueurs Boyz!

 

 

L’année 1994 s'achève en beauté pour Malenko, puisqu’il remporte en novembre son premier titre important, à savoir le ECW Television Championship, en battant 2 Cold Scorpio.

 

1995 voit Malenko former une stable, "Triple Threat", avec Chris Benoit et Shane Douglas, qui lui offrira un titre par équipe avec Benoit, un deuxième ECW TV Championship, et surtout, une feud avec Eddie Guerrero. Cette feud sera exceptionnelle, particulièrement pour Malenko, lui permettant d’offrir de très bons matchs en travaillant avec un de ses meilleurs amis. Du coup, il tape dans l’œil de la WCW, qui le recrutera avec Guerrero. Leurs dernier match à la ECW, un 2 of 3 Falls, est considéré comme un des plus grands moments de l’histoire de la ECW, de par son intensité émotionnelle (cf. vidéos).

 

A la WCW, Malenko reste heel, mais adopte une nouvelle gimmick, celle d’un catcheur froid et calculateur, "The Iceman" Sa qualité technique lui vaudra également le surnom de "Man of 1000 Holds" ("Holds" signifiant ici une prise de soumission).

 

Sa période WCW est bien plus consistante que la ECW. Jugez plutôt :

 

– 4 titres Cruiserweight (dont un règne de deux mois); il est le premier (et seul), à le gagner quatre fois à la WCW.

– Un WCW United States Champion.

– Plusieurs feuds de premier plan, notamment contre Rey Mysterio Jr, Ultimo Dragon, et surtout Chris Jericho.

– Une implication importante avec (et contre) la dernière incarnation des Four Horsemen, avec notamment une feud contre la NWO (à noter que chez les Horsemen, Malenko retrouvait Chris Benoit, son vieil ami de la ECW).

 

Dean Malenko signe finalement à la WWF en 2000 et débute en heel parmi les Radicalz, une stable composé de lui-même, Perry Saturn, Eddie Guerrero et Chris Benoit, tous quatre très bons amis, et tous quatre arrivant de la WCW.

 

 

Une tête brûlée, une chevelure longue, une brute stéroïdée et un tacticien… Mais oui, ce sont les Fantastic Four!

 

 

Mais peu de choses importantes arriveront à Malenko à la WWF, à part un titre Light Heavyweight, un nouveau surnom ("Double Ho Seven"), et quelques feuds avec notamment Eddie Guerrero (encore) et Lita.

 

Malenko dispute finalement son dernier match en août 2001, lors du 4ème Brian Pillman Memorial Show. Il resta néanmoins à la WWF/E en tant que road-agent. Il a été vu (et entendu) à trois occasions notables: les hommages à Eddie Guerrero, Chris Benoit (2 de ses meilleurs amis) et Ric Flair (qui lui permit d’être un Horseman). Bon, et il vient aussi de se faire casser la gueule par Nexus lors de la célébration en ring du lancement du DVD consacré à la carrière de Ricky Steamboat.

 

 

PALMARES: What I’ve Done

 

– 3x ECW Television Champion

– 2x ECW World Television Champion

– 1x ECW World Tag Team Champion (/w Chris Benoit)

– 4x WCW Cruiserweight Champion

– 1x WCW United States Champion

– 1x WCW World Tag Team (/w Chris Benoit)

– 2x WWF Light Heavyweight Champion

– 1x ICWA Light Heavyweight Champion

– 1x SPW Southern Champion

– #1 au PWI 500 en 1997

– Feud of the Year 1995 avec Eddie Guerrero

– Best Technical Wrestler en 1996 et 1997

 

 

MOVESET (non exhaustif, évidemment)

 

– Texas Cloverleaf (Finisher)

– nombreuses variations de suplex (german, snap, belly, double underhook…)

– nombreuses soumissions (boston crab à une ou deux jambes, STF, Spinning Toe Hold, Surfboard…)

– Tiger Bomb

– Backbreaker (avec variations Tilt-a-Whirl, et parfois suivi d’une soumission)

 

 

SURNOMS

 

– The Iceman

– The Man of 1000 Holds

– The Shooter

– Double Ho Seven

 

 

LIVN' ON VIDEOS

 

Malenko vs Guerrero (ECW)

 

J’en ai déjà parlé avant, mais une vidéo s’impose.

Un match encore considéré aujourd’hui comme l'un des plus intenses en émotion (notamment, il faut le dire, grâce à l’exceptionnel public de l’ECW). Attention, match en trois parties:

 

http://www.youtube.com/watch?v=Zg_RtpflGlM&feature=related

 

http://www.youtube.com/watch?v=RaoDEOVYABU&feature=related

 

http://www.youtube.com/watch?v=aNoQpBuTs1M&feature=related

 

 

Malenko vs Ultimo Dragon

 

Encore un match en trois parties, avec Dean Malenko en équipe avec son frère Joe, face aux British Bulldogs, le tout au Japon. Où l’on voit Malenko dans un contexte (le Japon) qui favorise les catcheurs techniques:

 

http://www.youtube.com/watch?v=SJ5sfsMjGBs

 

http://www.youtube.com/watch?v=alFmzSZEVZw&feature=related

 

http://www.youtube.com/watch?v=7i_3YsFGx6k&feature=related

 

 

Feud Malenko/Jericho

 

Vu le nombre de Jerichoholics qu’il y a sur ce site (dont, toutes proportions gardées, je fais partie), on peut considérer ça comme un bonus. ^^

 

La feud Jericho/Malenko à la WCW, est considéré comme une des meilleurs feuds des deux catcheurs. L’apogée de la feud est atteint lorsque Jericho, suite à une de ses victoires, déclare qu’il peut faire mieux que Malenko, s’auto-proclame "The Man of 1004 Holds", et commence une liste… particulière des soumissions qu’il maîtrise.

 

http://www.youtube.com/watch?v=fUcTHmZ9luY&feature=related

 

 

HHH vs Benoit (Guerrero tribute)

 

La fin du match entre Triple H et Chris Benoit. Ce match fait partie d’une soirée qui servait de "tribute show" à Eddie Guerrero. Quel rapport avec Malenko, me direz-vous? Simplement le fait qu’il arrive à la fin du match pour partager une accolade avec Benoit (rappelons que Benoit, Malenko, et Guerrero formaient un stable à la ECW et qu’ils étaient aussi proches dans la vie que le sont Triple H et HBK).

 

http://www.youtube.com/watch?v=oNZn2wpiyH8&feature=related

 

 

PROFIL

 

Comme on l’a vu précédemment, Malenko, malgré des qualités indéniables et un palmarès plus que convenable, n’a pas marqué les esprits autant qu'il l'aurait pu. Pourquoi? Cela tient certainement à son style: un simple coup d’œil à son moveset suffit pour comprendre que Malenko est une "Submission machine" doublée d’un catcheur éminemment technique (avec une influence évidente de sa période NJPW – STF, grande variété de suplex, mat wrestling très développé…).

 

Or, dire qu’un spécialiste de la soumission (Dieu que c’est crade, formulé comme ça) a peu de chances d'être populaire auprès du public américain est un euphémisme (pas un hasard si Malenko a été heel presque toute sa carrière)…

 

 

Pourtant les heels spécialistes en soumission, c’est normalement plutôt populaire…

 

 

Ajoutons également que Malenko luttait dans la catégorie de poids la plus ingrate du catch : Light Heavyweight, qu’on pourrait considérer comme celle des "lourds-légers".

 

Le problème des LH ? Simple: trop lourds pour faire des moves aériens, trop légers pour des "grosses" prises style powerbomb (du point de vue du public). Donc, pas assez crédibles dans la catégorie heavyweight, et pas assez spectaculaires dans la catégorie cruiserweight.

 

Cette "difficulté d’utilisation" se reflète dans son palmarès: aucun titre majeur, des titres intermédiaires (ECW TV, WCW US), 4x Cruiserweight Champ. (i.e "On sait pas quoi en faire, on va lui faire dominer la cruiserweight division…").

 

Ajoutons enfin un manque de charisme évident par rapport à ses contemporains (Guerrero, Jericho…), ce qui n’aide pas aux USA…

 

 

Même si y en a qui s’en sortent bien.

 

 

CONCLUSION

 

Que dire, au final? Malenko possédait un profil unique: le catcheur legit, unique car sans côtés "japonais" (The Great Muta), patriotique (Kurt Angle), ou "dingue" (Ken Shamrock). Cette spécificité, loin de le servir, a empêché toutes les feds où il est passé d’avoir une bonne "lisibilité" de son personnage, ce qui ne lui a pas permis de s'élever au-delà du midcard.

 

En conclusion, Malenko est le parfait mix de la diversité géographique du catch, qui diffère grandement des USA au Japon, en passant par le Mexique et le Canada, ainsi que du clivage existant entre les différents styles de catch.

 

On arrive donc à la fin de ce premier From the Vault. J’espère qu’il vous aura plu, et si c’est le cas, on se donne rendez-vous pour un prochain numéro, avec le mot de la fin par le prochain invité… The Sandman!

Alors Sandman, le mot de la fin ?

 

 

STICK!!!

 

Merci Sandman, à la prochaine, et have fun!


Publié

dans