Quelques NXTraits de matchs entre deux pubs

Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible.

 

 

 

Bonjour à toutes et tous et bienvenue à la Spanish Announce Table, le seul endroit où sont nées les légendes, où les carrières ont été brisées et, où cette semaine, pour être raccord avec la WWE, on va tourner une page de publicité. Et même plusieurs.

 

 

Ce compte rendu de NXT vous est présenté par Burger King.

 

 

Review de NXT du 23 mars

 

Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible.

 

 

 

Bonjour à toutes et tous et bienvenue à la Spanish Announce Table, le seul endroit où sont nées les légendes, où les carrières ont été brisées et, où cette semaine, pour être raccord avec la WWE, on va tourner une page de publicité. Et même plusieurs.

 

 

Ce compte rendu de NXT vous est présenté par Burger King.

 

 

Review de NXT du 23 mars

 

Je vais vous résumer rapidement cet épisode de NXT: un match qui ouvre le show puis de la pub, une promo pour Wrestlemania puis encore de la pub, de la promo pour Mania, pub, promo, promo, pub, pub promo, promo, pub pub promo, promo et le match final. J'aime bien les clips que la WWE réalise pour assurer la hype de ses Pay Per Views, mais là, faire un show entier avec rien d'autre ou presque, c'est un peu limite.

 

Au programme catchesque, on a eu droit à deux tags-matchs entre rookies qui ont permis à la fois d'ofrir une soirée sans catch aux vétérans et un match à chacun des petits nouveaux. Premiers à entrer en scène: Heath Slater et Justin Gabriel, qui s'alignent contre Skip Sheffield et Wade Barrett. Le match est assez costaud en termes de qualité in-ring, poursuivant d'ailleurs en cela les performances précédentes de tous ses acteurs, mais ça n'en fait pas pour autant un combat exempt de reproches. Il y a même eu dans ce cas particulier, à peu près le résumé de tout ce qu'il manque pour le moment à NXT en terme de construction des personnages des rookies.

 

 

Pour être en bonne santé, n'oubliez pas: mangez cinq fruits et légumes par jour.

 

 

On va commencer par les vainqueurs. Heath Slater obtient sa quatrième victoire sur ce match en réalisant le tombé mais, encore une fois, c'est par roll-up; on a donc un type qui a un score parfait et qui ne possède toujours pas de finisher… Quant à son partenaire, Justin Gabriel, s'il a encore une fois été impeccable dans son rôle de babyface en péril lors du tag-match, je pense que la WWE devrait éviter de lui faire jouer deux fois de suite cette partition. Ce n'est pas qu'il soit mauvais dans ce rôle là, au contraire… Mais, là encore, il faut varier les plaisirs. Ne serait-ce que pour éviter de le cantonner toujours aux mêmes emplois. Sinon, il va finir avec un destin identique à celui d'Evan Bourne: jobber régulièrement parce qu'il a démontré qu'il était bon dans ce domaine; gagner un ou deux matchs de temps en temps à Superstars, histoire de mettre en valeur son finisher flashy; et c'est tout.

 

 

Quand c'est trop, c'est Tropico!

 

 

Du côté de leurs adversaires, ce n'est pas beaucoup mieux. L'équipe en elle-même semblait avoir d'autant moins de cohésion qu'elle était composée des deux types qui s'étaient affrontés en main-event la semaine dernière. Skip Sheffield, qui avait fait de jolis efforts pour donner un côté babyface à son personnage, était là obligé d'aller à contre-courant de son évolution récente pour jouer à fond le répertoire du heel.

Comble du comble, le final du match n'est pas du genre à montrer comme exemple dans les écoles de catch: un problème de timing évident entre Slater et Barrett pour la dernière nearfall avant le tombé, suivi immédiatement d'un souci sur l'intervention de Gabriel pour chasser ce même Barrett hors du ring… Dommage.

 

 

Depuis que j'ai installé ce fauteuil monte-escaliers, malgré mon âge, je peux de nouveau profiter de l'étage de ma maison!

 

 

Suit un long interlude publicitaire composé de spots pour des hamburgers et de diverses promos pour Mania, quelque chose d'assez pénible puisque ça fera au total plus de deux fois la longueur de l'opener…

Quelques remarques cependant: quand la WWE fait la hype du HBK / Undertaker II en disant que leur match de l'an dernier a été pour certains le meilleur match de toute l'histoire de Wrestlemania, il faut quand même sérieusement se calmer. Sans vouloir offenser ni l'une, ni l'autre des deux légendes vivantes de la WWE, leur affrontement de WM 25 n'arrivait pas à la cheville d'une pléiade de matchs tenus dans les Manias précédents. La WWE oublie là, pour des raisons purement commerciales, qu'à Wrestlemania III Ricky Steamboat et Randy Savage avaient délivré un pur match qui a donné l'envie à plus de la moitié des vétérans actuels du roster de RAW et de Smackdown de faire du catch. Elle oublie aussi que le côté révolutionnaire du Ladder Match entre Razor Ramon et Shawn Michaels à WM X a eu le même effet sur les plus jeunes de ses catcheur d'aujourd'hui. Et cette même année, le match entre les frangins Hart, Bret et Owen, est probablement l'un des plus beaux dans son genre, qui allie storytelling aux petits oignons et technique irréprochable. Qu'on considère le HBK vs Taker comme l'un des cinq meilleurs matchs qui aient jamais eu lieu à Mania, c'est possible, mais le premier de tous, certainement pas… Ce serait faire injure à Bret Hart et Stone Cold Steve Austin qui, lors de WM XIII, ont réussi un submission match d'anthologie, mon favori personnel. Après cette digression, revenons à nos moutons débutants, car la pub vient de prendre fin.

 

 

Ronald Mac Donald est heureux de vous présenter cette review du second match du show.

 

 

Pour conclure le show, on a eu un autre tag-team match entre rookies: Daniel Bryan & Michael Tarver contre David Otunga & Darren Young. Et autant le dire, le match a été moins bon que le précédent. Là, les deux paires constituées semblaient sortir de nulle part.

Le personnage de Bryan est booké pour le moment seul contre le monde entier. Son mentor le Miz le déteste, aucun autre parrain ne l'a pris sous son aile, il n'a jamais interagi hors ring avec quelque autre rookie que ce soit, et même Michael Cole passe sa vie à le couvrir de fumier en commentant ses matchs. Il n'y a donc pas vraiment de possibilité de l'associer avec quelqu'un et de le faire apparaître comme membre d'une équipe cohérente. L'idée de l'apparier à Tarver était pourtant bonne: celui qui se vante de mettre ses adversaires KO en 1,9 seconde et un spécialiste des soumissions, voilà un duo qui pourrait être sympa. Mais le souci c'est que jamais Tarver n'a réussi à prouver qu'il était capable de mettre un type au tapis…

 

 

 

 

Leçon de Séduction Aubade N° 47: jouer le minimalisme avec mes sous-vêtements.

 

 

La paire Otunga et Young, elle aussi, a du mal à faire sens: ils ont été deux fois opposés l'un à l'autre dans le ring et ni l'un ni l'autre n'ont des affinités Straight Edge, ce qui aurait pu constituer un dénominateur commun. Pas Young, c'est le principal ressort de son personnage, mais pas Otunga non plus, son gimmick tapis rouge impliquant forcément champagne, caviar, show-business, etc…

Dans le ring, ce n'est pas que le match était vraiment mauvais mais la réalisation et le montage n'ont pas vraiment rendu grâce aux athlètes: plans de coupe insérés en plein milieu d'une série de kicks de Daniel Bryan, coupure pub balancée à la va-vite et pas forcément au meilleur moment. C'était tellement brouillon que tout ce qui ne l'était pas devenait forcément suspect. Résultat évident: quand les caméramen s'attardent en début de match sur une altercation entre Luke Gallows et Michael Tarver, il n'y pas besoin d'être prix Nobel de Catch pour deviner que ce sera là l'une des clés du match (avec la très belle "omoplata" réalisée par Bryan).

 

 

Avec Slim Fast, Shelton Benjamin a vraiment perdu du poids.

 

 

Je vous fais le finish rapidement: Tarver, alors que son partenaire a désespérément besoin du tag, croise Gallows en ringside, ils se querellent, l'arbitre intervient et renvoie chacun dans son coin au moment où Otunga, bien affaibli par Daniel Bryan, est à la merci d'un hot-tag. Hélas, Tarver distrait par l'incident qui vient d'advenir, ne fait pas gaffe et monte sur le tablier du ring pour mieux en être éjecté par l'épaule d'Otungoogla, laissant son partenaire à la merci d'un power-move out of nowhere.

 

 

 

 

Synthol, ça fait du bien là où ça fait mal.

 

 

Je pense sincèrement que cet épisode de NXT est le plus important des cinq qu'on ait vu jusqu'ici… parce qu'il est l'exemple même de tout ce qu'il ne faut pas faire avec ce show si la WWE veut vraiment qu'il marche. Il y a eu deux botchs des catcheurs qu'on pourra toujours leur reprocher; mais le pire est dû à la production: une demie heure non-stop sans action dans le ring, des choix de booking contestables, des matchs pas dans le bon ordre, des astuces de production pour donner un côté différent au show toutes ratées. Le meilleur exemple de ces détails était la décision de faire rejoindre le coin de son rookie à Christian alors que le match était commencé. La caméra et le public se sont désintéressés du match, ce qui n'aide certainement pas à mettre les rookies en valeur ni ne les incite à se donner à 100%. Je sais bien que la WWE prépare ses deux shows les plus importants de l'année: Wrestlemania et l'épisode de RAW qui suit, qui est toujours riche en surprises; mais trop fixée sur ces objectifs, elle a traité NXT épisode 5 avec une telle désinvolture qu'elle doit réagir vite pour ne pas lasser l'audience du show.

 

 

Toute la journée, fraîcheur Narta.


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