TNA: welcome to TOTAL NONSTOP BISCHOFF, brother

Tous les gens sont mégalomanes. Ceux qui le montrent, on les traite de malades ; ceux qui le cachent, de modestes.
Fernand Vandérem, Gens de qualité.

 

Seulement 11 minutes de catch cette semaine pour 20 minutes d’Eric Bischoff. Retour sur le nouvel épisode de notre sitcom préférée : la TNA.

 

 


Un truc de mégalos ça, vous pouvez pas comprendre…

 

 

Review d’iMPACT du 25 février


Tous les gens sont mégalomanes. Ceux qui le montrent, on les traite de malades ; ceux qui le cachent, de modestes.
Fernand Vandérem, Gens de qualité.

 

Seulement 11 minutes de catch cette semaine pour 20 minutes d’Eric Bischoff. Retour sur le nouvel épisode de notre sitcom préférée : la TNA.

 

 


Un truc de mégalos ça, vous pouvez pas comprendre…

 

 

Review d’iMPACT du 25 février

 

La semaine dernière, Abyss a retrouvé tout son pouvoir et sa force destructrice, grâce au legs de la bague du Hall of Fame du Hulkster. Abyss prend de l’importance, aux dépens du Pope, absent du show pour une blessure Kayfabe infligée par le beatdown d’AJ et Flair. Le Naitch et le champ ouvrent d’ailleurs le show avec un segment micro plus que correct d’AJ, ponctué par quelques « wooo » de Flair. Le Nature Boy prend le micro pour parler de la honte qu’il a ressentie lorsque Hogan a donné sa bague de HoF à Abyss, et inévitablement, le Monster Abyss arrive, sur une nouvelle musique! Un remix TNA-style d’American Made, le thème WWF d’Hogan. Abyss apparait « Hoganisé » ; il parle mieux depuis qu’il a cette bague (il y a un truc à tenter dans la lutte contre le bégaiement: faites du catch et devenez Hall of Famer) , il fait même le « pointé du doigt » du Hulkster, pour le grand plaisir du public. Hogan vient en renfort, mais la situation ne dégénère pas et les hommes quittent le ring après ce bon segment introductif, dont le seul défaut notable est la surexcitation de Flair qui a flingué sa chemise en transpirant dedans comme jamais.

 

 


Flair dans « L’homme béat qui se gratte discrètement les parties dans un pantalon trop serré »

 

 

Abyss a un match ce soir: il headline le show en affrontant Desmond Wolfe. Il cartonne le British en quelques minutes avec un Black Hole Slam tonitruant. AJ et Flair rappliquent alors immédiatement pour attaquer Abyss et le menotter à une corde. Heureusement le Hulkster est dans la place! Hogan runs wild on the ring avec la même vitesse qu’il y a quelques dizaines d’années! Enchainant les droites comme à sa plus belle époque WWF, Hogan met ses trois adversaires (Wolfe s’étant rallié à Flair et AJ) au sol avant que le Nature Boy ne le fasse tomber d’un coup à l’arrière du genou. Hogan prend même un bump sur le dos (owned les mauvaises langues dont je fais partie qui pensaient qu’il ne pourrait pas s’en relever). On assiste à un trois contre un, Abyss assistant à la scène attaché tel un Triple H des grands jours, la situation semble perdue… Mais Hunter n’avait pas (encore…) la bague du HoF! Abyss feels the power! Il arrache les menottes avant de chasser les trois heels sous les acclamations du public. Mais cette pop n’est rien comparé à celle de l’annonce de la fin du show : le 8 mars, pour le premier Impact un lundi, on verra AJ et Flair opposés à Abyss et Hogan! Un main event de prestige mettant en scène deux légendes et deux TNA originals. La feud Hogan/Flair se poursuit, AJ et Abyss voient leurs routes se croiser à nouveau après leur mythique affrontement de 2005.

 

Pourquoi le Pope n’était pas là? Pourquoi Wolfe jobbe? Pour la même raison: la TNA manque de temps. 1h20 de show (2h dont 40 minutes de pub) pour créer des programmes sur Hogan-Abyss/AJ-Flair, Beer Money/Morguez, Anderson/Angle, Kaz/Williams, Bischoff/Foley/Jarrett, ça fait juste, et ce sans compter les KO et la X Division. La TNA a besoin d’un second show plus que jamais, c’est plus que vital. On a eu vingt minutes de Bischoff dans ce show pour dix minutes de catch. Non pas que Easy E soit mauvais, mais il y a un vrai malaise. Vingt minutes sur deux shows, ça irait, mais là c’est trop. La TNA a renforcé son build-up avec l’arrivée de Bischoff et Hogan aux commandes, mais ce aux dépens du catch. Il faut un second show!

 

 


Un truc jamais vu mec! Ca s’appellera « Thunder ».

 

 

On a également eu droit à un Tables Match en weekly, avec les Dudley Boys opposés aux Nasty Boys! Heureusement, les bookers ont jugé bon de ne faire qu’un match de 4 minutes avec une victoire de la team 3D. En revanche, l’intervention de Jesse Neal dans ce match est plus que bizarre. En effet, le heel vient aider les faces sans raison apparente, à moins que ce soit un dernier aveu de la creative team que faire turn la Team 3D pour deux mois était bidesque. Quoi qu’il en soit, on va se taper les Nasty pendant quelques semaines encore…

 

Le match Knockout de la soirée voit un combat entre Daffney et ODB. La zombie continue son push par une seconde défaite par DQ, match clos sur un magnifique botch digne d’Orton cassant la cheville de Shane McMahon avec un escalier en métal. On était au-delà du niveau lcn (lol car nul, bande d’incultes) : plctn (pas lol car trop nul). Le match lui-même était dur à suivre à cause d’un split d’écran permettant de suivre une interview de Tara annonçant qu’elle démolira Daffney. Un Tara vs Daffney est inéluctable pour Destination X.

 

 


STOP BORDEL, tu vas tout niquer, pas plus de quatre minutes les matchs!

 

 

Dans le match X Division entre Kaz et Kendrick, le premier cité l’emporte de manière facile et rapide. Sans suspense, il est déclaré #1 contender au titre X Division à Destination X, où il affrontera Doug Williams. A noter le Flux Capacitor qui est toujours très plaisant à admirer, et je me laisse tenter par une victoire de Kaz pour le titre, qui serait une récompense plus que méritée pour ce pauvre catcheur enfermé pendant 18 mois dans un costume en spandex bleu et rouge.

 

 


Si vous ne me laissez pas sortir de ce costume, je vous promets, je passe à l’acte!

 

 

Enfin, dernier de ces énormes matchs entre Mr Anderson et Rob Terry pour le Global Championship. Promo moyenne de Magnus qui arrête Terry dans les vestiaires pour lui dire qu’il a fait une erreur en les quittant, qu’il vaut mieux avoir la British Invasion avec que contre soi, etc… Terry termine ce monologue en tordant délicatement le bras de son ancien collègue. Par contre de l’autre coté, on est encore une fois gâté! Promo exceptionnelle d’Anderson, à la fois au micro de Christy Hemme (façon de parler, vu le traitement qu’il lui inflige) et ensuite sur la rampe d’accès, où il se moque d’Angle alors que ce dernier apparait sur la rampe avec son petit ascenseur. Anderson d’ajouter « don’t worry, he’s not coming » alors que le public acclamait Angle. Un beau mark moment interrompu par un chair shot du héros olympique sur la nuque d’Anderson. Terry n’a plus qu’à trainer le corps inconscient d’Anderson sur le ring et lui placer un powerslam British Bulldog Style pour la victoire. Kurt est très efficace et Terry est crédibilisé par cette victoire, aussi pauvre soit-elle. Angle reprend le dessus sur Anderson, et ce dernier a perdu un title shot à cause de son prestigieux rival. La feud s’annonce retentissante entre les deux, et on peut fortement envisager un match pour Destination X.

 

 


Parfois, bébé est énervé et crie beaucoup avant de dormir. Pampers vous présente la solution: le « coup de chaise dans la nuque ».

 

 

Le retour des Beer Money se confirme : Roode et Storm obtiennent un match pour le titre auprès du duo Morgan-Hernandez. Ou plutôt auprès de SuperMex… Hernandez a décidé seul de leur accorder un match de championnat pour Destination X en venant seul sur la rampe du ring. Ce qui n’est pas du gout de Morgan, dont le caractère aurait préféré prendre moins de risque en accordant un match à des poids légers comme les MCMG. Après l’affaire du match d’Against All Odds où Morgan a profité d’une blessure d’Hernandez, le Blueprint semble se diriger vers un retour du coté obscur de la force, et pourquoi pas dès le prochain PPV en perdant les ceintures à cause d’une dissension dans la team?

 

Dans l’autre feud par équipe du moment (enfin des deux derniers mois), Young et Nash sont déterminés à en finir avec la Band, mais une baston de parking d’une minute suffit à mettre KO les deux faces. Pac s’empresse de taguer quelque chose sur le dos de Young, façon WCW. Par contre il faudrait que Waltman comprenne qu’il n’est plus dans la DX depuis dix ans et que faire des Suck It à tout va devient franchement ridicule…

 

 


Désolé X-Pac, on a pris un remplaçant avec beaucoup plus de talent que toi.

 

 

Pendant que Foley a un peu de répit en essayant un costume, Jarrett est harcelé par Bischoff. Ce dernier lui fait croire qu’il s’excuse, et que Jeff peur revenir avec sa musique et ses pyros. Il n’en est rien, et au lieu de lui tendre la main, Bischoff lui tend une spatule à steaks avant d’ajouter un petit filet sur les cheveux de Jarrett, dont la tête est absolument géniale à ce moment la. Easy E envoie Jarrett faire des steaks à la cantine de la TNA. Le dix fois champion du monde et fondateur de la TNA retourne des steaks dans une cuisine en préfabriqué sur le parking de l’Impact zone.

 

 


– Tiens, Jeff.
– Encore un match Hardcore?
– Non. Enfin oui, pas loin, va nettoyer les chiottes des Nasty Boys, t’auras au moins besoin de ça.

 

 

Au final, un show qui a pointé du doigt une fois pour toutes le principal problème de la TNA: le temps. Samoa Joe est enfermé dans une camionnette près d’Orlando depuis une semaine, pas de nouvelles de lui. Certains catcheurs sont réglés comme des horloges et apparaissent toutes les deux semaines, faute de pouvoir apparaitre dans un des deux shows hebdomadaires. Trop de Bischoff? Oui et non. Les segments dans son bureau sont certes trop nombreux (ca serait bien d’étaler ça sur deux shows), mais souvent très bons, comme l’allusion aux guest hosts de RAW par exemple. Au niveau segments et micro, on a été gâtés et je suis friand du genre de mise en scène que le duo Abyss/Hogan nous propose. Mais au niveau catch, c’était le désert total… La TNA doit absolument régler ce problème de temps d’urgence.

 

 


Tu gères mal ton temps Eric…

 

 


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