Sondage

Cela fait maintenant un mois tout pile que Jinder Mahal est champion de la WWE. Selon vous::

Great Heels on Fire

If your name is on the guest list
No one can take you higher
Everybody says I've got
Great balls of fire

AC/DC, Big Balls

 

Dimanche dernier, les heels ont mis le feu au bal. Retour sur une teuf sanglante tout à l’honneur des bad guys.

 

 


C’est mon dernier bal, ma dernière virée, demain dans le journal, y aura mon portrait !
 

 

Nalyse de Great Balls of Fire
 

Rarement aura-t-on vu, de mémoire de suiveur acharné, un ppv où les heels ont aussi crânement damé le pion à leurs gentils adversaires. Ils ne l’ont pas emporté chaque fois sur le papier mais, au final, ils ont toujours eu gain de cause, tout au long d’un ppv bourré d’hémoglobine et de testostérone. Les ordures ont la haute main sur la WWE, fédération plus que jamais en phase avec son époque.

 

 


Touchante communion des grands de ce monde sur la photo de groupe du G20.

 

 

Toute la panoplie du triomphe heel a été déployée ce dimanche : défaite volontaire par décompte à l’extérieur pour conserver son titre, coups dans les parties, fourchettes dans les yeux, interventions extérieures, simulations de blessure, choune basique, mais aussi et surtout brutalité extrême et impitoyable. Ce fut un plaisir de fin gourmet que d’assister au spectacle de ces faces tournés en bourrique, dupés, humiliés voire proprement massacrés. Nos pires instincts purent s’en donner à cœur joie — et une fois cette catharsis effectuée, sans doute avons-nous été comme purgés et avons-nous pu vivre les jours suivants dans la paix et la sérénité.

 

Un mot, d’abord, sur la seule fausse note de la soirée : on n’a jamais vraiment compris ce qui justifiait le nom de ce ppv et quel en était le concept. La présentation des combats a bien tenté l’originalité, recourant à un style de narration fifties délicieusement rétro sur fond rockabilly évoquant la célèbre chanson de Jerry Lee Lewis… mais on peine à saisir en quoi ce ton léger correspondait à un ppv qui s’annonçait particulièrement sombre et violent, et qui le fut effectivement. Ce genre de thème swing et joyeux pourrait éventuellement convenir à quelque hypothétique ppv spécial Cruiserweights, mais le décalage est décidément trop grand au moment de nous vendre du Reigns-Strowman et du Brock-Joe.

 

 


You shake my nerves and you rattle my brain… Too much love drives a man insane ! You broke my will, but what a thrill ! Goodness gracious great balls of fire !

 

 

Hormis ce petit faux pas, GBOF (quel sigle de merde ; raison de plus pour ne plus utiliser ce concept l’année prochaine) fut un vrai régal de vilenie. Neville donna le ton dès le pré-show en lâchant la troisième corde dans les couilles de Tozawa, pour une première victoire délicieusement cheap qui annonçait les circonstances de celle, en opener, de Bray Wyatt contre Seth Rollins. La feud entre ces deux-là est ce qu’elle est, c’est-à-dire pas grand chose (on les tient occupés en attendant que la creative team ait des idées pour eux), et le match n’a pas donné le sentiment d’une urgence absolue, c’est le moins que l’on puisse dire, alors on se contentera bien de voir Rollins, qui a si souvent gagné de façon retorse lors de son run heel, perdre comme une bouse après avoir pris dans l’œil un pouce (plein de bactéries innommables) du barbudo.

 

 


Y a pas à dire, le You can’t see me est quand même beaucoup plus efficace comme ça.

 

 

Deux matchs, deux coups bas, ça part bien, mais voilà que s’avance un babyface valeureux qui en a gros sur la patate. Enzo Amore, après la diffusion d’un clip relatant la trahison de Cass qui tirerait des larmes à un parpaing, se fendit d’une putain de sacrée belle promo de babyface, embarquant le public dans un parallèle entre « That’s Life », l’un des grands tubes de l’idole absolue de tous les Italo-Américains Frank Sinatra (lequel, ça tombe bien, est tatoué sur le petit corps chétif du Bonified G) et sa propre existence de chiot abandonné. Amore est un catcheur merdique, il a un look abominable, mais quelle énergie, quelle foi en son gimmick, quelles mimiques ! Sérieusement, vu ses talents d’orateur, il pourrait faire une sacrée carrière s’il catchait dix fois mieux (comme Daniel Bryan) ou s’il mesurait 40 centimètres de plus (comme Big Cass).

 

 


- Sinon, je peux te briser la nuque là maintenant tout de suite et tu feras une sacrée carrière à la Corey Graves.
- Deal.

 

 

Le combat, amené donc par le redoutable combo « pur clip made in WWE / promo enflammée », fut exactement ce qu’il fallait qu’il soit : un squash. Pas une seconde Enzo n’eut sa chance, pas de rollup à la con, pas de Cass qui s’emplafonne tout seul dans un coin, que dalle : le grand heel écrabouille littéralement son ancien besta, sans autre émotion qu’une pointe d’irritation quand Enzo, balancé hors du ring comme un sac de merde, revient sous les cordes à 9,99. Les deux hommes ont parfaitement joué leur rôle dans cette feud, et puisqu’on est en plein Tour de France, qu’on me permette ce parallèle vaseux : Enzo apparaît comme l’équipier qui se dépouille pour son leader en prenant le vent dans la gueule pendant une longue échappée à deux, avant de s’écrouler, exténué, tandis que le boss s’en va tracer sa route sans lui jeter un regard. Cass est parti vers les hautes sphères (il va bouffer le Big Show à Summerslam, pour commencer, avant probablement de se tourner vers un titre individuel) tandis qu’Enzo va devoir prier pour qu’un destin à la Santino s’offre à lui, ce qui serait déjà éminemment respectable.

 

 


Ou alors je dis n’importe quoi et on vient d’assister au début d’une rivalité historique qui va durer des années et enflammer le monde entier comme Owens-Zayn, on sait pas.

 

 

Faisons les comptes : nous en sommes à deux matchs gagnés par des heels via gruge, et un gagné par un heel via violence. On s’envoie un mix des deux ? Le merveilleux duo Sheamus-Cesaro fait ça très bien et peut s’en donner à cœur joie puisqu’il a carrément droit à un Iron Man d’une demi-heure contre les frères Pétard. Première seconde, Cesaro se fend d’un tacle dans le vide digne de Stéphane Grichting, et le temps que Matt comprenne ce qui se passe, Sheamus lui décapite la tête, 1-0. Lol ! Dans ta face de face !

 

 


C’est toujours particulièrement jouissif de marquer sur coup franc grâce à une combinaison répétée à l’entraînement.

 

 

Bon, la suite est plus prévisible, du fait du format : un Iron Man se termine nécessairement par un écart de 1 ou de 0 alors qu’il reste quelques secondes, c’est une règle du genre à laquelle on n’a jamais échappé de toute l’histoire de l’humanité (lecteurs, si vous avez des contre-exemples, ça m’intéresse !) et ce premier Iron Man par équipes ne fait pas exception. Pas grave, le spectacle est toujours bon quand le duo irlando-suisse est là, et les fils de Françoise font ce qu’ils peuvent pour rappeler qu’ils ont de beaux restes.

 

 


Ronnie James Dio est mort depuis plusieurs années, mais comme personne n’a eu le cœur de le lui annoncer, il continue comme si de rien n’était à tout donner pendant ses concerts.

 

 

Naturellement, on termine ric-rac, les méchants mènent 4-3, il reste quelques secondes, Jeff couvre Sheamus pour le 4-4 mais le buzzer retentit, le tir Ave Maria du milieu du terrain n’est pas accordé, et voici donc une victoire heel à la fois vicieuse (le premier tombé), brutale (Matt pisse méchamment le sang) et chattarde (à une seconde près c’était l’égalisation), clapclap pour ce combo parfait !

 

 


« Le catch par équipes est un sport qui se joue à deux contre deux et ce sont les méchants qui gagnent à la fin. » Gary Lineker, le Schopenhauer de notre temps.

 

 

Les heels en sont donc à trois victoires en trois matchs à ce stade, et s’en vient Alexa Bliss pour une nouvelle démonstration de veulerie. Sasha Banks a beau se démultiplier, la blondinette a tous les tours de heel dans son sac à malices : et voilà que je te simule une blessure pour mieux te prendre en traître, et voici que, poussée dans mes derniers retranchements, je me laisse compter dehors pour conserver mon titre ! Prenant conscience que seuls le vice et l’absence totale de fair-play sont payants de nos jours, la Boss va après coup attaquer lâchement la championne dans le dos, signalant ainsi l’autre grand enseignement de la soirée : certes, les heels mènent la danse, mais les faces captent que leurs ennemis ont trouvé la martingale et se mettent donc à heeler à leur tour !

 

 


Heel est des nôtres.

 

 

Ce n’est évidemment pas le Miz qui va mettre fin au festival des margoulins. Il faisait déjà la nique à Ambrose quand il n’avait que la seule Maryse en backup, et voilà maintenant qu’il peut compter sur le dévouement canin d’Axel et Dallas ! Le Fringe, qui a lui-même bien mérité de la patrheel du temps où il officiait au sein du Shield, finit donc naturellement par succomber après une pluie de distractions extérieures, montrant une fois de plus que si les gentils n’ont que leur seule bravoure à opposer à la rouerie adverse, ils n’iront pas bien loin. Ambrose finit logiquement la gueule en sang et le cul par terre, comme tous ses camarades.

 

 


Qu’y a-t-il de plus majestueusement heel que d’opposer un BOUCLIER humain à un ancien du Shield ?

 

 

Les heels ont donc fait carton plein jusqu’ici. Oui, carton plein, car il est permis de considérer qu’au catch, la victoire en tant que telle n’est pas la finalité : si l’on perd, on peut encore finir vainqueur réel si l’on a conservé son titre (comme l’a fait Alexa Bliss) ou si, après le défaite, on inflige à l’adversaire un beatdown particulièrement brutal. C’est la seconde option que va choisir Roman Reigns, que l’on peut à bon droit considérer comme le heel dans sa rivalité contre Braun Strowman. Les deux derniers combats de la soirée, d’ailleurs (on passe sur l’impromptu, incongru et zappé par la réalisation Slater-Hawkins d’autant plus volontiers que le rouquin l’a emporté, ce qui ne correspond pas à notre angle), présentent des alignements face-heels plus flous que les autres. Braun Strowman et Samoa Joe n’ont pas grand-chose à voir avec le profil traditionnel du gentil de service à la WWE. Tous deux émargent plutôt à la catégorie « monster face », et ne rechignent pas à l’occasion à porter une attaque en traître. Mais ils sont ce soir les bons de l’histoire, par la force des choses : ils sont confrontés respectivement à Roman Reigns et à Brock Lesnar, deux des hommes les plus haïs par les suiveurs, le premier pour avoir connu un interminable run face aussi artificiel que pénible, le second pour le mépris qu’il professe à l’égard du business, n’apparaissant qu’à de très rares occasions alors même qu’il porte la ceinture suprême depuis Wrestlemania (ce dimanche, il défendait sa ceinture pour la première fois depuis la grand-messe de début avril, c’est dire!).
 

 

On reconnaît un MONSTRE PARMI LES HOMMES à ses aisselles soigneusement épilées.

 

 

Strowman et Joe sont donc faces dans ces confrontations, mais au fond, ils restent des brutes impitoyables, et c’est ce qui va leur permettre d’être, en cette soirée crépusculaire, les deux « gentils » à s’en sortir avec les honneurs. L’immense Braun commence par gagner son putain de combat de mammouths contre Reigns : après un gros quart d’heure de baston bien rude comme il faut, il évite tel un torero le Spear létal et enferme le Gros Chien dans l’ambulance. Mais il était dit que les heels ne laisseraient pas leurs mièvres ennemis avoir le dernier mot : Reigns ressurgit du véhicule, parvient à y enfermer le colosse, s’installe au volant et fout le contact. La suite restera dans l’histoire à l’instar de quelques autres fameuses séquences tournées dans le parking : Reigns s’arrête, semble réfléchir un instant, puis embraye la marche arrière pleine bourre et, ayant pris de la vitesse, percute à fond les ballons un camion garé derrière lui.

 

 

I’m not a good guy, I’m not a bad guy, I’m a fucking psychopath.

 

 

L’ambulance est en charpie, et Braun est à l’intérieur ! Un Kurt Angle épouvanté accourt, ses sbires (j’ai cru reconnaître Jamie Noble) tentent sans succès d’ouvrir la portière latérale au pied-de-biche et pendant que Slater et Hawkins livrent le match le moins regardé de l’histoire d’un ppv (tous les spectateurs ont les yeux rivés sur l’écran qui diffuse l’arrivée des pompiers et de leurs outils de désincarcération), on se dit que le monstre a évidemment été réduit à l’état de côtelette.

 

 


Pourquoi les sauveteurs n’ont-ils pas vu Braun ? Parce qu’il steak haché !

 

 

Mais nous ne sommes pas au bout de nos émotions puisque tel quelque Jason ou Mike Myers, Strowman émerge des décombres, hébété, trébuche, chute, se relève, et disparaît dans la nuit, laissant derrière lui une traînée de sang. Rien de tel qu’une tentative d’assassinat pour gagner le CDC Award de feud de l’année, et celle-ci est bien partie pour remporter la timbale. Reigns a enfin totalement embrassé la haine et est redevenu cette ordure badass qui faisait mouiller les foules il y a trois ans, tandis que Braun sort renforcé du match et du crash et peut à bon droit, une fois qu’il sera remis et qu’il aura exercé une vengeance qu’on imagine abominable, se lancer à la chasse au Lesnar…

 

 


Dis donc connard, il est interdit de saigner sur les camions WWE ! Et il est interdit de pisser dessus aussi !

 

 

Car oui, Brock Lesnar est toujours le champion universel, malgré tous les efforts d’un Samoa Joe méritant. Joe, qui sous ses dehors de malade mental sanguinaire, est un homme sensible et intelligent, a bien analysé la soirée et accepté ses enseignements : seuls les heels souriraient à la fin. Il a donc fourni un bel effort d’enfoiré, commençant par attaquer Brock en traître tandis que celui-ci se pavanait avant le gong en exhibant sa belle ceinture (faut comprendre le Minotaure, ça lui arrive si rarement).

 

 


Heel il est des nôtres (bis).

 

 

Joe ne s’arrêta pas là, cognant le champion dans les couilles quand l’occasion se présente, multipliant les Coquina Clutch aux allures de tentatives de meurtre… Mais Lesnar est le heel ultime, quand bien même il ne triche guère dans ses combats. Les autres sont des heels traditionnels : ils grugent, simulent, font intervenir leurs alliés, attaquent leurs ennemis après avoir été vaincus… Lesnar est pire. Il possède le totem de heelitude ultime : un contrat en or qui lui offre un statut à part, quels que soient les mérites de ses adversaires. Et malgré l’acharnement de Joe, offensif comme défensif (il a quand même survécu à une belle série de souplesses débilitantes), il se sort d’une énième Coquina Clutch, qui semblait bien définitive, pour claquer le F5 de la gagne. Joe a tout tenté, mais il ne pouvait rien contre la loi du soir : tu entres dans la soirée en tant que face, tu ressors la queue entre les jambes.

 

 


Heel City, bitch !

 

 

Quelle belle soirée, mes aïeux. Aucune belle leçon morale, rien que du sordide, du sombre, du gore. Une balade des heels d’un bout à l’autre, rehaussée par le morceau de bravoure qui a montré que Strowman pouvait se reconvertir, si un jour il était dégoûté du catch, en excellent crash test dummy. Les gentils se referont fatalement la cerise, mais en attendant, savourons ce monde où le Mal triomphe d’une façon aussi excitante. C’est la règle de ce monde. On se passionne bien plus pour les salauds, aux gimmicks si jouissives (de Trump à Poutine en passant par Kim et Duterte, mais aussi de Tony Soprano à Littlefinger en passant par Vic Mackey et Frank Underwood), que pour la mièvre répartie que tentent de leur offrir les fades incarnations du Bien qui leur sont opposées. Puisse la WWE continuer longtemps de nous offrir ce merveilleux spectacle de destruction, de vice, de méchanceté, de heelerie !

 

 


Ooooh… feels good ! (Jerry Lee Lewis, Great Balls of Fire)
 

Merci Ax-heel

Quel excellent article, quel plaisir dans la lecture.
Merci pour ce résumé pertinent d'un PPV au nom douteux mais au résultat intéressant. Je pense que nous devons aussi remercier nos imaginations fertiles et fantasmantes, car tout ce que nous lisons dans les différents résultats, les bookeurs ne l'ont pas écrit comme tel.
*
L'exemple évident c'est celui de Reigns. Je continue de craindre qu'après avoir envoyé l'Undertaker à la retraite sans faire exprès, puis avoir tué Strowman mais c'est lui qu'avait commencé, le Big Dog va gentiment taper Samoa Joe et reprendre le titre universel confisqué par Lesnar, tel le héros gentil qu'il est.
Et ça pourrait être nul. Sauf si, la surprise serait qu'il turne une fois champion. En mode "je suis au sommet, je veux y rester".
*
Lesnar a un emploi du temps honteux, mais contrairement à Goldberg ou The Rock qui m'ont soulé avec leurs règnes nuls, quand Brock arrive sur sa musique, montre les dents et envoie des coups de poings, tout est pardonné. Le Minotaure est quand même au dessus de tout le monde.
*
Sheamus et Cesaro, ça fait plaisir de les voir à ce sommet. Et c'est bien inattendu. Qui aurait cru après l'arrivée des Hardys à WrestleMania qu'ils seraient les deux choisis pour la première feud des frangins à la WWE depuis sept ans, et qu'ils la gagneraient ?

Pour moi, Reigns est officiellement heel

Je suis surpris que toi-même et ce bon docteur Hiatus considérez encore que Reigns est face. Pour moi, ce n'est plus le cas, c'est bien Monstrowman (je viens de l'inventer, c'est libre de droits) qui est le face dans leur feud, Reigns se conduit en heel qui se prend pour le centre du monde, manque effectivement un bon low blow en match pour couronner ça, mais la tentative de meurtre c'est quand même bien badass, non? C'est comme ça qu'on l'aime le père Roman!

Monstre gentheel, le paradheel ?

Strowman en face, j'avoue que j'ai un peu de mal, il vient réclamer "de la viande sinon j'te casse en deux" dans les weeklies, et on lui a opposé Appollo Crews, pas encore vraiment un heel...
.
Pour moi la tentative de meurtre par ambulance, j'ai douté sur le moment (comme tout le monde), mais, d'abord ça fait rééquilibrage après le retournage d'ambulance par Strowman en mode Hulk, et après-coup, à Raw, parler de hardcore, d'attitude era, ça me semble écrit pour mieux faire passer le truc. Et la mégalomanie égocentrique, bon, j'avoue pas encore avoir assez d'expérience pour comprendre quand elle est heelement significative ou non, parce que c'est un comportement assez généralisé !
Je me demande si tu accélères pas le turn de Roman par espoir de voir Joe retourner seul contre Lesnar ?
.
Sinon, l'argument "qui fait" turn, plus que la vengeance de Roman, c'est la retraite du géant montré comme un gros bestiau blessée... Pour moi c'est plus une belle fin de chapitre qu'un turn, mais c'est effectivement un moment où l'identification change d'angle.
.
Bref, pour l'instant, j'y vois plus un pas vers un turn possible du samoan, le personnage vu sous un angle plus badass, mais pas encore le signe qu'il catchera désormais "salement", tabassera systématiquement en dehors des matchs...
.
Quoi qu'il en soit, pour une fois, j'ai envie de voir la suite pour Roman, et c'est déjà bien (ma limite actuelle, c'est s'il turne pas une fois titré. Là ça continuerait le booking obsessionnel antérieur)

Big heel keeps on turning

(je met ce que je viens de poster dans le forum, j'ajoute un truc, inédit, exclusif, Doctor's Cut).
.
Deux hypothèses sur Roman :
- Reigns will turn, mais dans des circonstances de titre, où ça lui ferait garder la tête d'affiche longtemps
- le personnage de Reigns a pris, par-ci par-là un peu de piment méchant parceQUEEEE, mais le booking reste le même, il est censé devenir poster boy et ne jamais sortir longtemps de l'upcard, et il reste face même dans des circonstances discutables...
.
Faut avouer que depuis quelques temps, son push demeure avec assez de moments dangereux (merci Straumann surtout) pour le rendre un peu moins insupportable. Donc la seconde hypothèse, la plus agaçante, reste très tenable.
Maintenant, là comme ça, je pense que le turn est pas très très loin. Soit après une défaite contre Samoa Joe, je le vois pas garder l'esprit sportif, soit dans les retombées du victoires contre Lesnar, parce qu'aucun heel mis en concurrence ne rendrait le "Reigns' face reign" enthousiasmant... Et puis ça tombe bien, quand même, Cena est agent libre. Non ?
.
Sinon, la heelerie : certes, ça a bien mis le feu à cette soirée.
Maintenant, c'est pas forcément une super nouvelle s'il faut ça pour chauffer le public : c'est pas seulement les faces qui sont fades, c'est aussi certaines feud. Franchement, depuis le shake, Raw a été souvent écrit avec les pieds. Je perçois donc plutôt Great Balls comme la preuve que les narrations sont reprises en main plutôt que la preuve que les heels, ya que ça de vrai. La domination des heels est faite pour durer, mais elle n'a d'intérêt que si les personnages face sont mitonnés, mis en phase avec leur soutien public, intéressants in ring... et c'est plutôt ce coctkail instable que la WWE rate ces derniers temps (Nakamura qui fait le minimum syndical, le démon de Balor qui chôme, Ambrose plus rigolo que tough, Rollins qui fait son respectable à la Cena...).
.
Sinon, mon souvenir de GBOF, c'est le tag team Iron Match. Pas parfait mais presque... C'était bon de voir ce beau monde montrer ce qu'il sait faire.
-
Et c'est bon aussi de voir Lesnar un minimum vulnérable (encore merci Goldberg). Je trouve ça triste que les rivalités majeures tournent autour de matchs très courts d'un intérimaire, mais c'est le fait qu'il ait des opposants correctement buildés qui donne envie de voir ses prestations... C'est quand la victoire heel est pas une certitude totale que ça devient intéressant.

They're back

Le ppv ne m'a pas enthousiasmé plus que ça, à tel point que l'image la plus marquante pour moi est peut-être le retour aux affaires du duo infernal Raymond Rougeau et Jean Brassard - je trouve ça carrément hallucinant! Ça m'a ramené plus de vingt ans en arrière (la grande époque "les Superstars du catch" sur Canal +). Par contre ça semble sceller la disparition totale des vénérables Agius et Cherreau et ça c'est moche. Quelqu'un sait pourquoi le deal n'a pas été reconduit entre eux et Vince?
.
Et au passage, j'attribue volontiers un carton rouge à Lesnar pour manifester mon mécontentement à l'égard de la durée de ses matchs. Le main event a duré 7 ou 8 minutes à tout casser (en comptant le "faux départ", sinon on est à 6 minutes environ) - c'est vraiment dur de se contenter de si peu.

Spinning Heel Post

Damn! Belle review, très bien vu cette domination des Heels, même si sur Reigns et Braaaaauuuun, l'alignement est plus complexe à déterminer.
J'ai bcp aimé les fils de Françoise et les frères pétard...
Les vignettes sont fameuses!

Hell yeah.

Beaucoup d'enthousiasme :)
Perso, je vais faire la fine bouche mais j'ai pas trouvé ça fantastique, l'iron man match m'a endormi par exemple, le match féminin, je devinais l'arnaque...
C'est le deuxième PPV d'affilée dont je trouve les premières heures hyper lentes et faciles, souvent conclues par un finsih irrégulier.
Du coup, plus que des grosses boules de feu, j'ai vu des boulettes tièdes.
-
Après, je pense qu'un avis plus complet sur l'attitude actuelle de Reigns mais /tape le dos de Seifer "C'est toi le chat". /monte sur le bar.

J'étais perché

Je veux bien pondre un article à charge sur l'alignement de Reigns, mais ca ne serait pas avant mardi.
.
Concernant la nalyse, elle est excellente, le vignettage parfait, mais j'ai une petite question:
Est ce que la road pour mania ou summerslam n'est pas une constante démonstration de la supériorité des heels, pour mieux faire triompher les faces lors de ces 2 big shows?

Très bonne question

Il faudrait vérifier. Tiens, jetons un oeil au dernier ppv d'avant Mania, Fastlane: Goldberg (face) bat Owens (heel), même résultat pour Bayley-Charlotte, Reigns-Strowman (à l'époque, le premier est encore booké face), Big Show bat Rusev, Cesaro (alors face) bat Mahal... Les heels gagnent quelques matchs secondaires (le tag team avec Gallows en Anderson contre Enzo et Cass, Samoa Joe contre Zayn, Neville contre Gallacher) mais les combats importants sont remportés par les faces. Donc pas sûr que ton théorème marche...

Summerslam fete aux face?

Et je ne suis pas convaincu sur Summerslam fête aux face. Je trouve plutôt que c'est celle des heels. Enfin, ça se termine presque toujours par un heel qui remporte le dernier match.
2016, 2014, 2012: Lesnar sur Orton, Cena et HHH
2013 et 2011: Cash-in sur l'idole du public (Punk et Bryan)
2015: Lesnar face au Taker/ match arreté

ok je me suis planté mais...

Je pense que l'on se dirige vers une fete aux faces non?
- Mahal ne va pas garder son titre encore longtemps d'après mes prédictions (y'a un marine qui traine...)
- Lesnar (si c'est le heel de l'histoire d'après la WWE, je crois que lors de Lesnar vs Joe, on a tous vu Joe face alors que finalement, l'histoire racontée pourrait faire croire l'inverse) ne va pas garder la ceinture indéfiniment
- Roman (car il est encore face je pense dans la tete des bookers) est invaincu à Summerslam et ca me semble parti pour durer
- Bliss peut perdre son titre face à banks
- Rollins peut battre Mizou

bref ca peut nous faire un contre tableau de grosse couilles de feu...

La face à Lesnar

Lesnar/Joe, j'arrive pas à voir un face là-dedans. Lesnar en face, Heyman, il est quoi ? Joe, il serait devenu face sans que rien n'indique un turn ?
.
A mon avis, ça dérange pas les bookers de mettre le champion Lesnar tellement hors-catégorie que c'est même pas la peine de lui donner un face comme rival.
Pour Lesnar comme pour Reigns, j'ai tendance à croire la wwe capable d'un booking psycho-rigide, plus orienté vers les"têtes d'affiches" que vers des récits (même si dans le cas de Reigns un récit de turn lié directement à la ceinture me semble encore possible).

afterdraft

je pense pas qu'il y ait une tendance générale facile à dégager, d'autant que je suis pas sûr qu'elle serait valable pour les deux shows. Ils ne sont plus bookés tout à fait de la même manière ; et la multiplication des ppvs, et - surtout avant que Lesnar emmène sa ceinture loin des rings- des matchs pour le titre, ça doit aussi jouer, si système de développement des histoires il y a.

Pour ce coup-là, par contre, c'est possible qu'une grosse affiche comme celle de ce ppv ait été volontairement faite pour mettre les heels over. La WWE joue sur la frustration du public d'autant plus quand les ratings des weeklies sont pas explosifs : faut une adversité balaise pour faire monter l'envie de match... Bon, je reviendrai sur l'angle et sur les alignements plus tard (peut-être après la diffusion française des weeklies, histoire de pas parler en zappant trop d'évidences).

Connexion utilisateur

What's up?



14 décembre

Les pronos sur Clash of Champions sont ouverts, tandis que les vignettes attendent vos légendes sagaces ici.

Aimez-nous sur Facebook!

Suivez-nous sur Twitter

Commentaires récents

Les Vignettes des Cahiers


Merde, j’ai toujours été nul au Puissance 4.


Retrouvez ici toutes nos vignettes !


Quotes of the Cahiers

"I'm gonna leave him in a pile of blood, and urine and vomit."
Brock Lesnar à propos de John Cena

"At 9 am Eastern time tomorrow, the WWE Network goes live. But the problem is you’re all gonna be so overwhelmed by the incredible content available, you won’t be able to turn it off. Adults will lose their jobs and kids will be expelled from schools for lack of attendance. In fact, you’re gonna be so mesmerized by the incredible content of the WWE Network that you won’t even have time to remove the garbage from your houses. Your places are gonna start to stink, rats will move in, and they’re gonna look like bigger pigsties than they already do. Ultimately, the government is gonna come along and condemn your homes and you will all be left homeless defending yourself on the street. Thank you very much."
Bad News Barrett

"He’s twisting him so much his twin brother is getting dizzy !"
JBL commentant un Giant Swing d'Antonio Cesaro sur l'un des frères Uso.

"I think I'm a little too old for you Jerry. I'm 26, I know you like them younger."
AJ Lee, à Raw, s'adressant à Jerry Lawler

"It looks like James Storm has had more partners than Taylor Swift lately, he should probably get tested"
Bad Influence

"Having watched that… I regret the doctors in Canada saving my life.”
Jerry Lawler, après le segment où Mae Young a accouché d'Hornswoggle.

"What's running through John Cena's mind? I don't give a crap what's running through his mind. What's more important is what's running down his leg."
Brock Lesnar

"Yes. Stop sending dumb tweets like this one. RT: @Kid_Antrim Any advice for me?"
Paul Heyman, sur Twitter

"With Kofi Kingston as the Intercontinental Champion, the bar has been lowered. And when the bar’s been lowered, mediocrity becomes acceptable. And when mediocrity becomes acceptable, society crumbles. And when society crumbles, civilization will end as we know it.”
Le Miz, Hell in a Cell

"Can you figure that? She's not able to get a date! I mean, even Natalya is able to get a date!"
Eve à propos de Layla

"I understand that you barbaric buffoons could easily eviscerate me and dispose of me like common trash. However, if you do so, I will not be a victim. I will be a martyr. A martyr for anyone who appreciates a sophisticated mind."
Damien Sandow, à DX.

"Apparently, giants can win the Super Bowl, but not matches at WrestleMania. You’re like ‘The Reverse Undertaker’. Who are you going to lose to this year? The boxer or the sumo wrestler?”"
Cody Rhodes au Big Show

"The Kliq is back, which is kind of ironic because "click" is the noise the audience's remote control makes every time Kevin Nash pops up on their TV screen."
CM Punk

"It's a conspiracy! C... O... N.... Spiracy!"
R-Truth

"I understand that... that Vince McMahon's gonna make money despite himself... he's a millionaire who should be a billionaire... you know why he's not a billionaire? It's because he surrounds himself with glad-handing nonsensical yes-men like John Laurinaitis, who's gonna tell him everything he wants to hear... and I'd like to think that maybe this company will be better after Vince McMahon is dead, but the fact is it's gonna get taken over by his idiotic daughter and his doofus son-in-law and the rest of his stupid family."
CM Punk

"These people are not Jimmies. They are the greatest fans in the world!"
John Cena, à R-Truth qui venait de qualifier le public de Raw de "Little Jimmies".

"Can you imagine if Sheamus wins this thing? I mean, the international ramifications, I mean the buyrate, I’m talking about the demographic change and everything? If Sheamus wins this match, it will be huge, not only for him but for the Smackdown brand."
Booker T., pendant un Title Match opposant le champion poids lourds Randy Orton à Sheamus.

"When I’m done with him, he’s gonna have barbecue sauce fueling out from his belly button like a geyser."
Michael Cole à propos de Jim Ross

"The WWE has gone from the powerful "Austin 3:16" to the dominant and iconic "can you smell what the Rock is cookin?"... all the way to "You can't see me"? You can't see me, what are you, playing peek-a-boo? Believe me, we all can see you. A blindfolded, sleeping, stuck in the basement Stevie Wonder can see your monkey ass. How in the hell do you think we can miss you come out here with your bright ass purple shirt, before that bright green shirt, bright orange shirt like a big fat bowl of Fruity Pebbles?"
The Rock à John Cena

"Jerry Lawler has forgotten more about wrestling than the Miz has ever known."
CM Punk

"If anyone says you can't do something, if anyone says you can't live your dream... Believe them, because you can't."
The Miz

"William Regal did the real work with this young man. Shawn Michaels took $3000 from him, that's all he ever did."
CM Punk à propos de la formation de Daniel Bryan

"I would RKO my own grandmother if it meant keeping this title. And then I'd RKO YOUR grandmother just to see the look on her face."
Randy Orton, à Sheamus

Virgil: - Ted, what are you going to do for protection?
Ted DiBiase, jetant un coup d'oeil à Maryse: - Go to the drugstore.

"Her teeth are going to be like the Ten Commendments after this match: all broken."
Alicia Fox, à propos d'Eve Torres

"Layla is not married. She deserves a good husband. I should marry her before she meets him."
Jerry Lawler

"If I suck, why would a Perry deli – the top Perry deli – name their top-selling sandwich after me? It's called the Swaggie. It smells like freedom."
Jack Swagger

"I realize how much of a starmaking performance I had in McGruber. The reviews have been off the charts. As a matter of fact, they are speaking of a possible early Oscar nomination."
Chris Jericho

"I'm sure your mom's uterus is awesome."
Vicki StElmo à Vladimir Kozlov

"If we were in your era, I'd put a Sharpshooter on you faster than you can put a pair of cheap sunglasses on an ugly kid."
The Miz, à Bret Hart.

"When I look at you I don't see fans. I don't even see people. I see money, money, money, money. Dollar signs, dollar signs, dollar signs, dollar signs. With some of you, a lot of dollar signs because I see a lot of fat people in the audience and I know you paid for two seats. Thank you very much!"
Batista à Raw.

"We are real women with the body that God created us with."
Mickie James, la femme aux implants mammaires en silicone qui explosent dans le ring.

Don Johnson: "This is a mistake!"
The Miz: "Mistake? No. Pink shirts and white suits, that is a mistake."

"One nation under Punk, undivisible, with integrity and sobriety for all!"
CM Punk

Michael Cole: "Our guest at ringside, Marisse. Welcome."
Maryse: "Oh my god, Michael Cole, you vintage nerd. You can't even say my name right. I should punish you and just give you my French kiss."

"If I see you in my match tonight, I'm gonna tear your intestins out and jump rope with it. And that's not all. I'm gonna take my two fingers, I'm gonna dig up your nosedrills and I'll rip your brain out. And I'm gonna put it in a newspaper and I'm gonna smash it against a window."
Mike Tyson à Hornswoggle

Ted DiBiase: "My movie, the Marine II, is superior to the original Marine."
Cody Rhodes: "Ted, my fifth grade graduation video is superior to the original Marine."

"I'm on Raw, you're on Smackdown... Long distance relationships don't work, Chris."
Big Show

Jerry Lawler, après une promo de Maryse où elle a qualifié Melina de "petite poupée": "Did she just say poupée? Do you know what that means in French?"
Michael Cole: "What?"
Jerry Lawler: "I... I can't say it!"

"I respect her. There are a lot of things that she does that I couldn't do, being the size that she is."
Michelle McCool à propos de Mickie James.

"We have MVP on the stage, and PMS in the ring."
Goldust, à propos des divas assemblées dans le ring pendant les Slammy Awards 2009.

"It was kind of like the 300 at the battle of Thermopylae, but with better abs".
John Morrison à propos de la fin de son match à Survivor Series, quand il s'est retrouvé à 1 contre 3.

"Hi, I'm John Morrison, and one time I drove my Lexus 700 miles on a tank full of my own urine."
John Morrison

"I always said if I could put my brain in Andrew’s body he’d be a 20-time world champ."
Edge à propos de Andrew "Test" Martin