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Cela fait maintenant un mois tout pile que Jinder Mahal est champion de la WWE. Selon vous::

Le crépuscule des idoles (Comment philosopher avec un Sledgehammer)

On est comédien lorsque l’on a sur le reste de l’humanité un avantage : c’est de s’être rendu compte que ce qui doit produire une impression de vérité ne doit pas être vrai.

Friedrich Nietzsche, Le Crépuscule des idoles

 

C’est l’histoire d’un Wrestlemania pas comme les autres. Enfin, non c’est l’histoire d’un Wrestlemania tellement banalement comme les autres qu’il en devient singulier. C’est l’histoire de l’éternel problème du catch, qui veut qu’à force de voir passer des gens à travers des tables, le public trouve ça tellement anodin qu’il ne mesure plus réellement l’impact supposé de la situation sur ses réactions. C’est le problème de Wrestlemania, un show tellement mythifié par la WWE que tu as envie d’en voir toutes les éditions, et qu’une fois que c’est fait, le nouveau ne peut plus te surprendre.

 

 

Cinq heures, non stop, c'est pas du tout fatigaant à regarder !

 

 

Wrestlemania 33 : review

 

 

Wrestlemania est donc, comme chaque année, cet espèce de show à part où le spectaculaire et l’athlètique partouzent ensemble au milieu d’un ring entouré de 75 000 personnes et où chacune des paires d’yeux contemple ça en écarquillant bien grand et en captant dans le fouillis de cinq heures une dizaine de moments forts qui s’imprimeront dans sa mémoire : des petits ralentis personnels qu’on se fait et qui passeront à la demande dans nos cerveaux de fans. Et c’est tout le boulot de la WWE de permettre ça : de proposer une sélection d’instants mémorables où chacun peut aller picorer ses favoris mais, néanmoins de tracer des grandes lignes qui font qu’on aura tous plus ou moins choisi les mêmes, ceux qui nous ont été habilement suggérés.

 

Le projet a toujours l’air intéressant mais la WWE, malgré tous ses efforts a créé un monstre. Elle doit créer pour tous, spectateurs comme catcheurs, des moments inoubliables. Et ceux-ci ne peuvent être inoubliables que s’ils ont inédits. Et Wrestlemania en est à son trente-troisième millésime. Et il n’est pas besoin d’être érudit et archiviste hypermnésique pour réaliser que la WWE ne fait plus rien de nouveau, ni de surprenant, ni d’intéressant, juste des variations sur des thèmes qu’on a déjà vus et qu’on peut revoir à volonté, en un clic, pour 9,99 sur le WWE Network.

 

Donc, dès le pré-show, tout a un air de déja-vu, comme cette André The Giant Battle Royale qui se termine avec un Mojo Rawley qui triomphe de Jinder Mahal grâce à l’intervention de Rob Gronkowski. Le coup du cameo de la célébrité dans un ring à Mania la WWE nous l’a déjà fait, pfff, je n’ose même plus compter : Mister T, Cindy Lauper, Snookie, Akebono, Mickey Rourke, Ronda Rousey. Cette fois-ci, c’était la variation sur le thème de Wrestlemania 2 où William « The Fridge » Perry participait à une Battle Royale gagnée par André. Sauf que là, André donnait son nom au match, que le footballeur était dehors et s’accrochait avec l’un des deux derniers compétiteurs, Jinder Mahal, et aidait dans la victoire Mojo Rawley.

 

 

Pour la seconde année de suite, le perdant de la Andre The Giant Memorial Battle Royale est André.

 

 

Faire du neuf avec du vieux, et compter sur la personnalité de chacun pour susciter une émotion intacte qui emporte tout son passage. Pas sûr que ça marche, Jinder Mahal, aussi sculpté soit son corps, manque d’esprit d’initiative dans le ring et de personnalité pour faire marcher le numéro. Quant à Mojo Rawley, son personnage de sportif toujours à fond pas très finaud mais plein d’enthousiasme est intéressant parce que c’est l’exact reflet de ce que ce type est dans la vie. Mais rien de tout ça ne passe au travers de l’écran pour le moment. Peut-être son Wrestlemania moment, qui fait écho à celui de l’an dernier de son tag-team-partner naturel, Zack Ryder, lui permettra de dépasser ce handicap mais ce n’est pas sur. Au moins, on ne pourra pas reprocher à la WWE de ne pas essayer.

 

Tiens, on continue à plonger dans nos mémoires pour Wrestlemania 2. Tu te souviens du main-event ? Hulk Hogan vs King Kong Buddy. Le héros immortel contre le monstre du moment. Et l’instant d’après, il devient quoi le monstre du moment ? Plus grand-chose, en fait. Son personnage s’use un peu et il se retrouve un an après à Wrestlemania 3 dans une espèce de parodie de match à six avec une floppée de midget wrestlers. Bundy, c’est l’illustration parfaite de la roue du catch qui tourne, celle qui montre qu’après avoir été tout en haut de l’affiche, il faut retomber en bas pour pouvoir peut-être remonter plus tard. Tout ça illustre bien le match suivant entre Dean Ambrose et Baron Corbin. L’an dernier au firmament : partageant le ring avec Lesnar dans une stipulation sur mesure pour l’un, invité et vainqueur surprise de la Battle Royale pour l’autre. Je ne suis pas sûr du tout que le match de cette année, un peu poussif, propre mais manquant d’imagination et d’intensité, donne envie à qui décide de faire tourner la roue dans l’autre sens de leur donner une place ailleurs dans le show que celle qui est destinée à attendre que le stade se remplisse.

 

 

- T'inquiète pas, Corbin, on peut réussir en main-event avec une calvitie et des cheveux gras.

 

 

Générique, chanson, feux d’artifices, blagues potaches du New Day en mode Cosplay de Final Fantasy et enfin les choses sérieuses commencent. AJ Styles vs Shane McMahon. Là encore rien d’inédit : la figure d’autorité à qui le pedigree – ;o) tu l’as hein, celle là ? - donne la légitimité contre le catcheur rebelle. Là encore rien de bien nouveau, un scénario vu cent fois même avec le père, le fils, le saint esprit (en tag team match contre HBK), la sœur, la mère et même le beau-fils. Shane a ceci de particulier que le rôle du gentil ne lui sied pas mal et que dans le ring, il est correct. Pas exceptionnel, hein, mais correct : des coups de poing un peu rugueux, une tendance à vouloir prendre de gros bumps de cascadeur hors du ring. Et, en face, AJ en méchant tellement doué entre les cordes que tout le monde l’adule quoiqu’il fasse. AJ, là maintenant, c’est le digne héritier de HBK, Ric Flair, Daniel Bryan, Bret Hart, William Regal et tant d’autres qui aux firmaments de leurs carrières respectives étaient capables de faire un bon match avec un manche à balai. Et Shane est loin d’être un manche à balai. Alors, on a eu un joli récital qui a plutôt délaissé les spots impressionnants hors du ring (une table d’annonceurs cassée) pour un sacré bon affrontement entre les cordes. Avec un coast to coast, un 450 splash, des jolies prises au sol qui s’enchainent avec une fluidité sans pareil, un arbitre qui est assommé sur un coup du sort d’une manière exceptionnelle. De quoi te faire te lever de ton siège, crier, frisonner, frémir de joie. Du bon catch, un bon opener, du bon boulot.

 

Et le match d’après : Owens contre Jericho. Certes, le titre US est en jeu mais, on s’en fiche au fond. Une histoire déjà vue, banale pour qui suit le catch, celle d’une équipe qui se sépare : de la Canam Connection aux Rockers en passant par tant d’autres, on a déjà vu ça 100 fois. Même le rapport mentor / protégé qui fait que l’expérience de Jericho était complémentaire du talent d’Owens ressemble à s’y méprendre au rapport qui a uni un temps (et sans grand résultat) Ric Flair à Carlito. Mais là, tout fonctionne. Dans le ring, chacun a poursuivi sa carrière, avec une bonne dose de succès bien heel, à base de coups tordus et autres disqualification, des ceintures à la clé de tout ça. Et au micro, le duo de comédie était absolument hilarant : tout était la caricature de ce qui fait un bon duo de comédie : une complémentarité physique à la Laurel et Hardy, un running gag idiot « The List », des catchphrases ridicules « Stupid Idiot ». Un truc hilarant tellement les deux arrivaient à faire sonner faux des trucs qui, joués avec la bonne harmonie, auraient peut-être pu sonner juste. Un match pour de vrai, donc, pour résoudre la fin tragique d’une storyline caricaturale. Un match risqué, donc, car lui doit résonner dans le coeur des spectateurs au premier degré, alors qu’ils ont vu tout le reste de l’histoire avec les yeux du second degré.

 

 

Cette fois-là, pour faire rire son meilleur ami, Kevin s'était déguisé en petit vieux.

 

 

Autant dire que pour faire tenir le match debout, il ne va pas falloir que des mouvements impressionnants et de l’engagement physique. Non, il est nécessaire d’ajouter une touche de génie. Et celle-ci est juste livrée sur un plateau dans ce qui restera pour moi le Wrestlemania Moment de cette édition : Chris Jericho qui réalise le tombé et Owens qui le brise en plaçant un unique doigt sur les cordes. Dans le documentaire de Nigel McGuinness sur sa retraite, Austin Aries disait que tout l’art du catcheur était de susciter le maximum de réaction du public en faisant le minimum possible. D’un seul mouvement de l’index, Kevin Owens a obtenu une des plus grosses réactions du stade d’Orlando. Autant que l’extravagance d’une Wrestlemania Entrance bien réussie avec force pyrotechnie, images sur grand écran et autres artifices, autant que la conclusion bien amenée d’une storyline bien écrite, autant qu’une galipette dangereuse en haut d’une échelle, autant qu’une table des commentateurs brisée en deux sous le poids d’un corps qui se propulse au travers d’elle. Autant qu’un bon match, ce que cet Owens/Jericho était pourtant au demeurant.

 

On passera vite fait sur la défense du titre féminin de RAW dans un Fatal Fourway Elimination Match : rien de bien spécial et rien de nouveau toujours. Les trois compétitrices les plus frêles qui oublient leurs différents pour terrasser celle qui les surclasse physiquement (via une triple powerbomb). Puis le retour imposé au status-quo avec la heel sournoise qui réaffirme son rôle en exposant le turnbuckle. Elle triomphe avec malice de son ancienne ennemie mais ne peut échapper à la vaillance de l’actuelle championne qui la termine d’une descente du coude. Inutile de reprocher à l’ensemble son efficacité, la formule est tellement éprouvée qu’elle marche à tous les coups. Nul besoin de faire du neuf quand le vieux fonctionne si bien. Chacune a eu son petit moment de gloire : Sasha le panache d’une entrée stylée, Nia une jolie domination au début, Charlotte un magnifique spot vers l’extérieur du ring et Bayley le moment final. On pourra par contre s’interroger sur le triomphe de Bayley qui, il y a un an, était réclamée à corps et à cris par le public et se retrouve un an plus tard, championne anonyme, sans même un big moment à Mania, sans rien à conquérir, juste un titre à défendre. Si la ceinture lui avait été donnée seulement ce soir, elle aurait pu être une star de la soirée, mais, bon ce n’était clairement pas dans les plans de la fédération.

 

 

- Un autre plan pour la soirée, tu dis ? Bon Dieu, mais qu'est -ce que ça pourrait bien être ?

 

 

Le match de l’échelle pour le titre par équipe était lui aussi une sorte de piège. Difficile quand on est face à cette stipulation de ne pas penser aux trois équipes qui ont, à elles seules, inventé et tué le genre. Edge & Christian, les Dudley Boys et les Hardy Boys ont en quelques matchs seulement fait le tour de la stipulation, offrant tout ce qu’il était possible de faire et même un peu plus sans doute, compte-tenu du danger à long terme du spectacle qu’ils ont offert. Les trois équipes engagées ont énormément d t alent, avec chacune un style et une identité propre mais même avec les meilleures intentions du monde, elles chausseront forcément des bottes trop grandes pour elle. D’ailleurs, inutile de se mentir, le retour surprise et triomphal des frères Hardy était clairement pensé pour gonfler artificiellement la stipulation avec de la nostalgie et mieux faire oublier cet inatteignable héritage.

 

Le match en lui-même a fait du mieux qu’il a pu, plutôt réussi, offrant à chacun de quoi briller, sans jamais surexposer les uns ou les autres. Sa conclusion, plus que prévisible, couronne les frères Hardy et intrigue moins pour la dynamique de la division tag-team de RAW que pour la place que la WWE va donner aux deux créateurs de l’oeuvre catchesque la plus baroque et la plus réussie de ces dernières années dans ses programmes. Si la WWE n’exploite pas l’aspect créatif et déjanté de Matt Hardy, ce sera un constat d’échec gigantesque pour elle, qui reconnaîtra implicitement qu’elle ne peut pas faire mieux que ces concurrents qui ont permis à la Broken Trilogy de voir le jour et ce sera surtout un énorme sentiment de gâchis pour les fans. En attendant, ne boudons pas notre plaisir et savourons ce deuxième énorme Wrestlemania moment qui, avec le doigt de Kevin Owens, enflamma le stade et marquera les mémoires.

 

 

- T'as vu le retour des Hardys, Kane ? Ils sont super populaires. On devrait faire un comeback des Brothers of Destruction, t'en penses quoi ?

- Oh, tu sais, je suis trop vieux pour ces conneries, ce sera sans moi ...

 

 

Vient ensuite, un match particulièrement singulier, que j’ai toujours, je l’avoue, du mal à saisir : John Cena & Nikki Bella contre le Miz & Maryse. La storyline, à mi-chemin, entre les aventures de télé-réalité de Total Diva, Total Bella et Smackdown, est assez bien vue : un couple heel, heureux qui se moque des déboires sentimentaux des babyfaces, dont le couple est quelque peu plombé par la psychorigidité robotique et sentimentale du Champ qui crève littéralement l’écran lors de ces émissions. Entendons-nous bien, hein, elle est pas spécialement destinée aux fans hardcore de catch, même pas du tout, mais très bien vue : elle touche juste et est hilarante pour qui suit les produits dérivés « Real TV » de la WWE.

 

On retiendra peu de choses du match, hormis la performance de Cena, totalement à contre-emploi en face en peril de sa tag-team, comme pour introniser Ricky Morton au Hall Of Fame mieux que Jim Cornette deux jours plus tôt. On pourra plus s’attarder sur la conclusion en forme de demande en mariage. La tentative même de susciter des émotions de ce type chez le spectateur de catch est rarissime et même si le public n’y était pas totalement réceptif, malgré l’hostilité qu’il avait envers Cena auparavant, il s’est plutôt comporté positivement, comme s’il sentait qu’il assistait à quelque chose de spécial et d’inédit qu’il n’avait jamais vraiment vu auparavant.

 

Parce que c’est inutile de se voiler la face, le Wrestlemania Moment de John Cena à Orlando est fascinant parce qu’inédit. De par son palmarès et sa stature dans la fédération, le Champ aurait pu prétendre à d’autres choses qu’un match de milieu de carte. Là, on cause d’un type qui a un palmarès aussi garni que Ric Flair et qui se retrouve à seller les claques d’une diva sortie de sa retraite (Maryse) avec autant d’intensité qu’il y a deux mois le finisher d’AJ Styles. On a dit beaucoup de choses sur Cena au moment où il était omniprésent sur la carte mais il n’empêche que ce match lui donne une autre dimension. Ce type, au mieux de sa forme, a réalisé un match de midcard pour l’un de ses derniers Wrestlemania (parce qu’inutile de se voiler la face, on a tous réalisés que, dans quelques années, il sera à Hollywood). Son talent et ses projets sont singuliers mais l’acte est fort : dans un business où l’orgueil est roi, très peu de catcheurs auraient été à l’aise avec le rôle qu’a eu Cena ce soir.

 

 

- Moi en tag-team avec Michelle McCool, jamais.

 

 

La suite de la carte s’enchaine et il est difficile de ne pas parler de banalité pour causer de Triple H contre Seth Rollins. Le script de leur rivalité s’écrit tout seul en mélangeant les histoires déjà racontées plus haut entre la figure d’autorité et le rebelle (Styles vs Shane) et entre le mentor et le protégé (Owens vs Jericho), l’angle scénaristique du match (le genou de Rollins) est largement mis en avant dès les vidéos promos. Autant dire qu’on a affaire à un match dont on connaît tous les ressorts avant que la cloche retentisse. Avec un tel casting, et Stéphanie en bord de ring, on sait que ce sera du solide. Et ça l’est : le storytelling est nickel, l’éxécution excellente.

 

Mais c’est tout. Quand ce match sera terminé et qu’on en aura vu une dizaine d’autres, on ne souviendra de rien d’autre que du fait que c’était un bon match et du corps de Stéphanie qui traverse une table, ce qui est dommage puisque cela ne sert aucun des catcheurs du roster. C’est évidemment dommage, parce que cette impression n’est finalement due qu’à une chose : le format même de Mania. Le même match sur une carte bien plus courte de deux ou trois heures aurait été incontestablement un match of the night contender. Là, il se heurte déjà à la lassitude d’un public qui commence doucement à avoir sa propre attention usée par un show qui se veut le plus grand de tous mais qui est peut-être simplement trop long.

 

Ce n’est d’ailleurs pas le Orton vs Wyatt qui va réussir à sauver cette impression. La confrontation du rasta du bayou contre la vipère souffre du même genre de défaut. Bien construite, impeccablement éxécutée, elle dispose de l’avantage d’avoir un temps fort à l’honneur d’un participant impliqué directement dans la lutte pour le titre. Et oui, écrivons-le : le RKO final et fulgurant est juste magnifique. Mais, bon, elle utilise aussi un artifice qui me laisse personnellement perplexe, à savoir, l’incrustation d’un effet vidéo dans le ring. Autant pour une utilisation exceptionnelle, comme ici, à Mania, l’effet peut être sympathique, s’il est bien utilisé. Autant s’il est trop utilisé (et déjà à mon sens trois fois dans le même match, c’était limite), voire même utilisé comme élément narratif (pour faire un finish litigieux ou autre chose du même tonneau), ça risque vite de devenir ridicule. C’est donc un artifice à utiliser avec parcimonie pour éviter que Bray Watt ne devienne un personnage trop cartoonesque, car ceux ont une courte durée de vie et finissent en opener contre Baron Corbin.

 

 

Dommage, j'avais une urne à rayon laser à refourguer.

 

 

En revanche et même si côté nouveauté, c’est totalement raté puisqu’on a affaire un rematch d’un Wrestlemania d’il y a 13 ans, le match Lesnar/Goldberg était une petite merveille, tirant exactement profit de la storyline établie entre les deux compétiteurs et de leurs capacités physiques. Rapide, avec beaucoup d’impact et une débauche de puissance, c’était le match à faire avec ces deux-là. Evidemment avec n’importe qui d’autre au casting ou un build-up différent, l’affrontement aurait été ridicule car bien trop bourrin, mais là ça passait.

 

On pourra trouver au match féminin à 6 pour le titre de Smackdown pas mal de défauts mais concentrons nous plutôt sur le positif : Mickie James, de nouveau dans un ring à Mania, onze ans après ses débuts , Natalia et Becky, toujours impeccables, Carmella et Alexa, encore formation, placées ici à bonne école. Et Naomi, régionale de l’étape, en clubbeuse dans une ville dont la vie nocturne fut décimée, termine en levant le titre. Pour moi, c’est un Wrestlemania Moment car rares sont les moments où la WWE donne la ceinture à un performer afro-américain et moins encore quand il ou elle n’hésite pas à s’afficher LGBT friendly.

 

Puis vint le moment ultime, celui du Main-Event, dont on signale, dès le début, avec le retour de Jim Ross au commentaire qu’il sera spécial. Et il le fut, pas nécessairement hélas, pour les bonnes raisons. Roman Reigns, malgré des heures passées dans le ring avec les meilleurs, manque toujours de cette spontanéité et de cette faculté d’improvisation propres aux grands catcheurs. Certes, il est capable de délivrer de bons matchs dans le ring, mais pas capables de sortir des rails préparés du script du match pour rendre celui-ci plus grand en fonction des réactions du public. Et l’opposition qui lui est proposée ne va pas l’aider ce soir.

 

 

- Quel connard ce Vince, j'ai aidé à construire la carrière de dizaines de types, lui ai fait gagné des millions et même pas foutu de me trouver un dernier adversaire qui assure ...

 

 

L’Undertaker n’est plus, depuis de trop nombreuses années, que l’ombre de lui-même et tous les artifices et excuses pour cacher ses faiblesses ont été utilisés : dans une cage avec HHH et HBK comme arbitre pour cacher un physique défaillant ; contre CM Punk qui lui vole un mouvement le Old School qu’il ne peut plus physiquement réaliser ; contre Lesnar et Wyatt, où seules les excuses de blessures (commotion du Taker et cheville de Bray) ont garanti l’indulgence. Et je ne parlerais de Shane Mc Mahon rééditant le plus gros bump de l’histoire pour qu’en guise de conclusion, on ne retienne pas d’un cinquième match très limité que le deadman n’est plus au niveau. Malheureusement, cette année le seul artifice possible est la faculté de Roman de terminer définitivement son heel turn dans le ring, cette possibilité inédite qu’il avait d’enfin mettre en concordance son travail dans le ring et les réactions du public.

 

Le résultat fut très moyen : Roman n’a pas su jouer le méchant dans la gestuelle, en tout cas pas assez pour sauver le match, exposant même par deux fois la faiblesse physique de son adversaire. Le tombé eut lieu, la cloche sonna et ce fut fini. Le vainqueur s’éclipse, laissant alors le spectacle de la légende mort vivante seule dans le ring, pliant son costume de scène au milieu de celui-ci, aux yeux de tous pour signifier à chacun qu’il raccrochait les bottes. Et le malaise est total. Parce qu’on a tous rêvé pour l’Undertaker d’une autre fin que celle-là, d’un autre dernier tour de piste qu’une deuxième défaite à Wrestlemania face à un adversaire qui n’a pas su le mettre assez en valeur.

 

 

Rest In Peace

 

 

Et le pire, c’est qu’on ne sait même à qui en vouloir. Roman n’y peut pas grand-chose, rééditer l’exploit de Shawn Michaels et envoyer un vétéran limité à la retraite dans un match d’anthologie, ce n’est pas à la portée de n’importe qui. On pourrait blamer le deadman lui-même qui n’a pas eu la lucidité de s’arrêter plus tôt. On en veut à Vince qui n’a pas eu le courage de l’y inciter, on s’en veut aussi à soi-même d’avoir continué trop longtemps à croire que le gimmick étéait bon malgré l’age avancé de celui qui l’interprétait. On en veut au public qui dès qu’il voit un catcheur qui a arrêté ne peut jamais s’empêcher de hurler « One More Match » sans voir ni comprendre que ce sera forcément le match de trop.

 

Alors comme on ne sait plus trop quoi penser, de cette fin surréaliste, surexposée sous les lumières noires, d’un type qu’on a adulé mais qu’on ne peut vraiment aimer. Et même si on continue à le respecter pour les frayeurs qu’il nous a données enfants, les joies qu’il nous a données adultes, on n’a pas enfin lors de ces moments-là de ressentir pour lui du chagrin ou de la pitié. On a envie de joie mais on ne peut ressentir ça, surtout pas avec une fin comme ça à un Wrestlemania qui avait si bien commencé. C’est le plus étarnge Wrestlemania Moment qu’on ait vécu et l’émotion qu’il suscite en nous, on aurait préféré l’éviter Le show se termine par un plan sur un catcheur, trop vieux, trop fatigué par un match trop court. L’homme embrasse sa femme et sa fille, on le sent soulagé d’un poids immense sur ses épaules.

 

En arrière-plan, la Spanish Announce Table est en miettes. Plus que jamais c’est l’endroit où sont nées les légendes et où les carrières ont été brisées.

End of an era (pour de bon)

Merci pour cette review superbement écrite.
Je constate d'ailleurs qu'au delà de ce ton désabusé et bougon, tu lui trouves finalement pas mal de qualités à ce WrestleMania qui n'est - par la force des choses - qu'un clone du clone d'un vieux Mania. Comme quoi, c'est dans les vieux pots...
Pour ma part, j'ai goulument dévoré cette soirée qui pourtant me rebutait presque a priori tant elle s'annonçait interminable. Plus de 5 heures, c'est... sacrément long! Et à ma grande surprise, je n'ai ressenti aucune longueur, ce qui en dit long sur la qualité du show.
D'un point de vue strictement formel, j'ai trouvé que la WWE avait mis les petits plats dans les grands. Les éclairages m'ont semblé somptueux et bien accompagnés par une tonne d'effets pyrotechniques (D'ailleurs, le fait que la nuit tombe très vite a permis d'en profiter longuement et accessoirement, ça a aussi permis d'éviter de voir Bray et le Taker faire leur entrée en plein jour, n'est-ce pas). La déco scénique était bien travaillée, étant raccord à la fois avec le slogan du spectacle et la ville hôte (ce qui est loin d'être le cas de tous les Mania). La mise en scène a bénéficié d'un soin tout particulier: au delà des entrées et des tenues spéciales qui ont pour habitude de faire le charme de Mania, on a également pu gouter à quelques idées novatrices bien senties (le serpent qui suivait Orton sur la rampe d'accès pendant son entrée ou encore la salade de vers et d'insectes que Bray nous a servi par exemple).
Bref, cette édition m'a vraiment donné le sentiment d'avoir assisté à un show totalement hors-normes et c'est bien ainsi que se doit d'être WM.
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Concernant les combats, je rejoins peu ou prou ton avis. Si ce n'est que je n'aurais pas craché sur quelques minutes de plus entre Lesnar et Goldberg. Pour moi ça avait un goût de trop peu cette histoire pourtant ô combien jouissive.
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A propos du main event, il m'a fait dire, dans un premier temps, que la soirée allait se conclure sur un match décevant alors que tout le reste de la soirée avait été de très bonne facture. Mais ça c'était avant d'assister aux adieux du croque-mort que je me suis pris en pleine gueule. C'était assez évident qu'il allait se passer "un truc" à la fin, mais pourtant je n'ai rien vu venir. Malgré la présence de Jim Ross aux commentaires, malgré la position du combat sur la carte, malgré tout le temps qu'il restait encore avant la fin de la vidéo... malgré tous ces signaux, je n'ai réalisé qu'au dernier moment que le Deadman tirait sa révérence. Et c'est là que contrairement à toi, je trouve que ce départ presque sorti de nulle part est tout à fait saisissant et carrément marquant. Franchement qui peut dire honnêtement qu'il l'avait vu venir? Cette sortie à l'immense mérite de ne pas s'annoncer avec des gros sabots comme ce fut le cas avec Flair et Michaels. Là où on croyait le Taker parti pour encore quelques Mania, on se retrouve totalement abasourdis et pris au dépourvu devant cette soudaine décision. Et franchement, j'avais beau faire partie depuis un moment de ceux qui souhaitaient le départ à la retraite du Phenom, je n'ai pas pu m'empêcher de chialer comme une merde devant ce moment sidérant, étreint et submergé par la charge émotionnelle de la scène à laquelle j'assistais. Mettre un terme à cette stupéfiante carrière était devenu absolument nécessaire mais pour autant, je n'avais pas imaginé que ça puisse être dans les faits aussi douloureux.

FX

Les effets spéciaux pour le match Orton/Wyatt j'ai aimé, c'était con mais ça rentrait bien dans l'histoire du match. Par contre, le serpent qui accompagne Orton sur la rampe, j'ai fait la moue. Le mouvement me semblait pas menaçant, j'ai même pensé "tiens, on dirait qu'il est suivi par un spermato".

Assez d'accord, au fond

C'est vrai que t'as pas tort quand tu dis que cette retraite un peu outta nowhere est finalement un moment peut-être plus marquant que si elle avait été annoncée avec de gros sabots — encore une innovation de ce Mania, finalement!

Tout a déjà été raconté

Je trouve étrange cette tonalité nostalgique et automnale de cette review de WrestleMania. Cela colle bien avec la mort de la carrière de l'Undertaker, mais pour le reste je ne te suis pas.
Tu insistes beaucoup sur le fait que dans le catch, tout a déjà été dit et fait, et que donc tout se répète.
C'est un constat qui a été fait par beaucoup d'artistes dans beaucoup de domaines, en littérature ou au cinéma notamment. On dit que tout a déjà été dit, mais que c'est la façon de le dire qui change. Variation sur le même thème. On ne compte plus les films/livres qui parlent d'une histoire d'amour impossible entre deux jeunes gens à cause de leurs familles ou de la société, et pourtant ça n'empêche pas que demain sorte un bouquin prodigieux sur le thème.
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Donc oui, dans le catch aussi tout a été dit, et pourtant je ne trouve pas qu'il y ait matière à s'attarder sur cette réalité. Car les personnages, les époques, les réactions diffèrent.
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Ce WrestleMania est pour moi une extraordinairement bonne surprise. J'ai vu une Road désastreuse et craignait le pire. Finalement, mettant de côté le Orton-Wyatt et les filles de Smackdown, tout a été au pire correct (la fin de la battle royal me déplait, mais bon, kick off on s'en fout), au mieux excellent. J'ai adoré le match de Styles et Shane dont je n'attendais rien, Hunter et Rollins m'ont ravi, j'ai exulté au retour des Hardys, Bayley et consorts s'en sont bien sorties, les Cruser et les JeriKO ont régalé... Rôle largement rempli.
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Pour la retraite du Taker, elle me laisse une sensation bizarre, je suis bien d'accord. Comparons avec la fin de la streak : cela n'a aucune comparaison possible.

Tout a déjà été dit et fait et se répète mais

Mais il n'y avait qu'un invariant depuis que je suivais le catch, le Taker, d'où la tonalité automnale ...

La vie est un éternellement recommencement

Effectivement les feuds se suivent et se ressemblent forcément un peu du côté de la WWE. Surtout quand certains protagonistes jouent le même rôle depuis longtemps (HHH en tête, dont le match contre Rollins est une redite de celui contre Roman Reigns l'an dernier, qui était lui-même une redite de celui contre Daniel Bryan deux ans auparavant).
Reste que lorsque les protagonistes changent, il y a quelques nuances dans la façon de jouer. Que ce soit dans les promos ou en cours de match.
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Sinon ce Wrestlemania m'a paru pas mal. Mais c'est plus à cause de l'identité des vainqueurs à chaque match qu'à la qualité des matchs en eux-mêmes. AJ Styles, Kevin Owens, Seth Rollins, Roman Reigns et Dean Ambrose : voilà effectivement ceux sur qui il faudra que la WWE s'appuie dans les 4-5 ans à venir.
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Pour l'Undertaker, c'est une grosse déception de mon côté s'il s'en va vraiment comme ça. Pas tellement à cause de ce qui s'est passé à Mania, mais plutôt à cause de ce qu'il s'est passé avant, lors de la Road to Wrestlemania.
Un build-up vraiment faiblard quand je le compare aux départs à la retraite de Shawn Michaels et Ric Flair, c'est-à-dire les deux autres grandes légendes du catch que j'ai vu partir à Mania.
Avec HBK et le Nature Boy, j'avais vraiment eu l'impression de voir deux héros tragiques qui se battent désespérément contre leur destin inéluctable.
Ici, rien de tel. Cette feud a manqué d'intensité du début jusqu'à la fin. Et je ne partage pas l'avis de ceux qui pensent que c'est volontaire, pour montrer que le Taker a fait le match de trop et fini de façon pathétique.
Le deadman est peut-être la plus grande légende du catch, jamais VKM n'aurait voulu lui donner une fin pathétique.

Peut-on encore innover?

Merci pour cette belle nalyse Span — je vais considérer que la sélection des vivis est due à une vraie envie de rendre hommage au grand homme qui nous a quittés plus qu'à la difficulté technique de reprendre les photos directement sur WWE.com ;) —, avec notamment une très belle conclusion! Je ne peux que partager ton constat global: les histoires qui nous ont été racontées dimanche dernier sont classiques, à chaque match, et même à chaque moment de ce Mania 33, on peut comparer plusieurs autres séquences similaires du passé. Mais je me demande vraiment s'il est possible qu'il en soit autrement. C'est le 33ème Mania et les codes de la WWE étant ce qu'ils sont, il y a nécessairement un nombre fini d'histoires et aussi de moyens de les raconter: le vieux guerrier qui livre un dernier combat perdu d'avance contre un jeune lion bien plus fougueux, le rebelle qui affronte l'incarnation de l'Autorité (même si dans ce Shane-AJ, ce fut novateur avec une autorité face et un rebelle heel), les anciens partenaires qui se déchirent, l'élève qui affronte son mentor, l'outsider qui réalise le rêve de sa vie en remportant le match pour la ceinture suprême lors du plus grand show du monde... C'est comme ça depuis que le monde tourne, et rares sont les innovations radicales possibles. Seules les modulations à l'intérieur de ce récit peuvent apporter de la nouveauté — et à ce titre, on peut se dire qu'on a été servis. En effet, le couple mentor-disciple était très original dans le duo Wyatt-Orton, puisque le plus jeune des deux, au palmarès vierge, était le mentor, tandis que le vétéran multi-décoré faisait, lui, office de disciple. Une certaine dose d'innovation aussi dans le duo Owens-Jericho, qui n'ont pas fonctionné — comme on aurait pu s'y attendre au vu de leur âge et de leur expérience respectifs — comme un duo maître-élève mais comme un vrai couple d'amis, duo heel qui plus est, jusqu'à l'inévitable implosion. De même dans l'alignement de Shane et d'AJ, comme je viens de le dire. Innovation aussi dans la dynamique Lesnar-Goldberg, le mâle alpha se faisant plusieurs fois rétamer par un mâle encore plus alpha avant finalement de le vaincre sans "shenanigans" de quelque sorte. Et bien sûr aussi dans ce curieux main event, qui se solde par la retraite d'une mégastar alors que le build n'a absolument pas évoqué cette éventualité (or normalement, pour les catcheurs du calibre du Taker, c'est un aspect fondamental du récit d'avant le dernier match, comme ce fut le cas pour Flair ou Michaels; là Taker arrête après une défaite comme le premier JBL venu). Bref, de ce point de vue, j'ai pas eu l'impression d'assister à une redite d'innombrables autres shows et matchs, y a eu un effort d'innovation, à mon avis. Mais je serais très curieux de savoir dans quelle mesure il est selon toi possible de faire quelque chose de vraiment original en vue de Mania et à Mania!
Par ailleurs, détail, à quel moment Naomi a-t-elle été présentée comme étant particulièrement gay-friendly?

C'est un constat, juste, pas un reproche

Et le truc c'est que Mania, quoique tu bookes, ce sera plus qu'une redite d'un truc déjà fait auparavant. C'est finalement le grand problème de ce show, encore accentué par le fait que la WWE le booke de plus en plus comme un jeu vidéo All Star où tu peux refaire un match d'il ya treize ans (ou un dream match qui se produit que once in a lifetime).

Pour les vignettes, oui c'est un choix éditorial.

Pour Naomi, un épisode de Total Diva est centré sur sa volonté d'aider la communauté LGBT touchée par la tuerie du Pulse. C'est probablement l'une des séquences les plus chelous de tout Total Diva car ça donne l'impression à l'écran de ne pas être scripté du tout : "Naomi raconte se souvenirs du Pulse" / "Naomi va se recueillir au mémorial avec son oncle et retrouve d'anciens habitués" / "Naomi va discuter avec son ami(e) rescapé(e)"/ "Naomi crée une association de quartier en solidarité avec les victimes"

Je savais pas, merci

Big up à Naomi du coup, et à l'émission, dont j'imagine qu'elle sort rarement de sa zone de confort (à savoir le shopping et les crêpages de chignon en coulisse).

Pas pareil.

Mais alors pas du tout.
C'est pourtant bien défendu, le point de vue...
Autant sur le constat de base "une telle grosse machine faut pas attendre qu'elle surprenne beaucoup", oui évidemment... Mais je suis quand même super satisfait, à la fin, et c'était pas gagné.
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Assez d'accord sur le point Cena... On s'en fout du match, c'est l'inédit qui compte, même si c'est de l'inédit attendu. Et pour qu'on s'en foute du match, faut quelqu'un qui soit aussi important que ça. Ce qui est d'ailleurs le même "truc" que pour le main event :-)
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Le match de l'échelle, je l'ai pas trouvé satisfaisant que par la grâce du comeback des Hardy... Les spots se sont enchainé sans être sursoulignés. Bien sûr c'était porté par une vague d'enthousiasme du public, mais c'était aussi très vif.
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Rollins/HHH, en regardant le raw de la veille, j'avais enfin embarqué. Comme le rôle face de rollins n'accrochait pas, cette histoire de "je signe un match en étant ultravulnérable contre le boss sadique", ok, je marche. Oui, l'histoire d'un match basé sur une blessure, c'est classique, mais ce qui reste un peu en plus de Mac Mahon coupdboulée sur une table, c'est aussi un moment où le turn de rollins commence à marcher un peu.
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Et bon, la fin, si, j'ai marché. En gros, "la fin de carrière" du Deadman est insatisfaisante, mais pas son match ultime ni son départ. Le match raconte d'une façon réaliste que Taker est vieux. Et que c'est triste. C'est pas une fin de roman héroïque ni tragique, c'est une fin de "kayfabe qui tombe en douceur", dans un mélange de mélancolie et de gros son et lumière. Ca débute comme un match "normal", et le dernier tiers est une fin qui n'en finit pas, comme celle de la carrière de Taker. Quand il rate son finisher, ça tourne. Et Roman n'en profite pas vraiment, à partir du moment où il marche sur la chaise, il sent bien que c'est déjà fini... et ne porte pas des coup de grâce avec rage, il les porte parce qu'il faut finir, il part et laisse son adversaire fini... Et l'adversaire dépose les gants, le costume.
C'est pas une joie de catch, c'est une joie de spectateur de catch face à l'acteur qui fait ses adieux à la scène.

Ce sur quoi je souhaitais insister dans l'article

C'est que de toute façon avec un show comme Mania, qui est limite trop grand pour tout, la WWE a plus en tête l'objectif de fabriquer des Wrestlemania moments qu'autre chose. D'où finalement assez peu de jugements de valeurs sur les matchs, juste des descriptifs rapides, des avis assez mesurés et l'insistance sur ce qui restera de ce Mania 33 dans ma mémoire à moi.

Evidemment la fin du Taker restera pour moi comme un des moments de ce Mania, mais pas le match. Et plus encore que la demande en mariage de Cena, c'est un truc avec lequel je ne sais absolument pas me situer émotionnellement. Après le match en lui-même ... Oui, je sais pas ... Il est pas exceptionnel du tout mais je ne suis pas sur que tous ceux que j'ai en tête dans ma liste de types qui auraient pu tirer un bon dernier du Taker, aient le profil qui corresponde au type qui a toujours (ou presque) mis un point d'honneur à mettre over et à donner leur chance à des types qui montaient dans la carte et avaient besoin d'une victoire contre lui. Donc Roman était le bon choix, le match ne m'a pas personnellement convaincu mais ni plus ni moins que les cinq derniers du Taker à Mania, reste à voir ce qu'il en fera après (et vu RAW c'est bien parti)

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21 juin

Ca se fighte sévèrement au sommet du classement général. Aux étages inférieurs aussi. Les vignettes attendent vos légendes assassines ici. Ne les faites pas poireauter plus longtemps!

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Merde, j’ai toujours été nul au Puissance 4.


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"I'm gonna leave him in a pile of blood, and urine and vomit."
Brock Lesnar à propos de John Cena

"At 9 am Eastern time tomorrow, the WWE Network goes live. But the problem is you’re all gonna be so overwhelmed by the incredible content available, you won’t be able to turn it off. Adults will lose their jobs and kids will be expelled from schools for lack of attendance. In fact, you’re gonna be so mesmerized by the incredible content of the WWE Network that you won’t even have time to remove the garbage from your houses. Your places are gonna start to stink, rats will move in, and they’re gonna look like bigger pigsties than they already do. Ultimately, the government is gonna come along and condemn your homes and you will all be left homeless defending yourself on the street. Thank you very much."
Bad News Barrett

"He’s twisting him so much his twin brother is getting dizzy !"
JBL commentant un Giant Swing d'Antonio Cesaro sur l'un des frères Uso.

"I think I'm a little too old for you Jerry. I'm 26, I know you like them younger."
AJ Lee, à Raw, s'adressant à Jerry Lawler

"It looks like James Storm has had more partners than Taylor Swift lately, he should probably get tested"
Bad Influence

"Having watched that… I regret the doctors in Canada saving my life.”
Jerry Lawler, après le segment où Mae Young a accouché d'Hornswoggle.

"What's running through John Cena's mind? I don't give a crap what's running through his mind. What's more important is what's running down his leg."
Brock Lesnar

"Yes. Stop sending dumb tweets like this one. RT: @Kid_Antrim Any advice for me?"
Paul Heyman, sur Twitter

"With Kofi Kingston as the Intercontinental Champion, the bar has been lowered. And when the bar’s been lowered, mediocrity becomes acceptable. And when mediocrity becomes acceptable, society crumbles. And when society crumbles, civilization will end as we know it.”
Le Miz, Hell in a Cell

"Can you figure that? She's not able to get a date! I mean, even Natalya is able to get a date!"
Eve à propos de Layla

"I understand that you barbaric buffoons could easily eviscerate me and dispose of me like common trash. However, if you do so, I will not be a victim. I will be a martyr. A martyr for anyone who appreciates a sophisticated mind."
Damien Sandow, à DX.

"Apparently, giants can win the Super Bowl, but not matches at WrestleMania. You’re like ‘The Reverse Undertaker’. Who are you going to lose to this year? The boxer or the sumo wrestler?”"
Cody Rhodes au Big Show

"The Kliq is back, which is kind of ironic because "click" is the noise the audience's remote control makes every time Kevin Nash pops up on their TV screen."
CM Punk

"It's a conspiracy! C... O... N.... Spiracy!"
R-Truth

"I understand that... that Vince McMahon's gonna make money despite himself... he's a millionaire who should be a billionaire... you know why he's not a billionaire? It's because he surrounds himself with glad-handing nonsensical yes-men like John Laurinaitis, who's gonna tell him everything he wants to hear... and I'd like to think that maybe this company will be better after Vince McMahon is dead, but the fact is it's gonna get taken over by his idiotic daughter and his doofus son-in-law and the rest of his stupid family."
CM Punk

"These people are not Jimmies. They are the greatest fans in the world!"
John Cena, à R-Truth qui venait de qualifier le public de Raw de "Little Jimmies".

"Can you imagine if Sheamus wins this thing? I mean, the international ramifications, I mean the buyrate, I’m talking about the demographic change and everything? If Sheamus wins this match, it will be huge, not only for him but for the Smackdown brand."
Booker T., pendant un Title Match opposant le champion poids lourds Randy Orton à Sheamus.

"When I’m done with him, he’s gonna have barbecue sauce fueling out from his belly button like a geyser."
Michael Cole à propos de Jim Ross

"The WWE has gone from the powerful "Austin 3:16" to the dominant and iconic "can you smell what the Rock is cookin?"... all the way to "You can't see me"? You can't see me, what are you, playing peek-a-boo? Believe me, we all can see you. A blindfolded, sleeping, stuck in the basement Stevie Wonder can see your monkey ass. How in the hell do you think we can miss you come out here with your bright ass purple shirt, before that bright green shirt, bright orange shirt like a big fat bowl of Fruity Pebbles?"
The Rock à John Cena

"Jerry Lawler has forgotten more about wrestling than the Miz has ever known."
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"If anyone says you can't do something, if anyone says you can't live your dream... Believe them, because you can't."
The Miz

"William Regal did the real work with this young man. Shawn Michaels took $3000 from him, that's all he ever did."
CM Punk à propos de la formation de Daniel Bryan

"I would RKO my own grandmother if it meant keeping this title. And then I'd RKO YOUR grandmother just to see the look on her face."
Randy Orton, à Sheamus

Virgil: - Ted, what are you going to do for protection?
Ted DiBiase, jetant un coup d'oeil à Maryse: - Go to the drugstore.

"Her teeth are going to be like the Ten Commendments after this match: all broken."
Alicia Fox, à propos d'Eve Torres

"Layla is not married. She deserves a good husband. I should marry her before she meets him."
Jerry Lawler

"If I suck, why would a Perry deli – the top Perry deli – name their top-selling sandwich after me? It's called the Swaggie. It smells like freedom."
Jack Swagger

"I realize how much of a starmaking performance I had in McGruber. The reviews have been off the charts. As a matter of fact, they are speaking of a possible early Oscar nomination."
Chris Jericho

"I'm sure your mom's uterus is awesome."
Vicki StElmo à Vladimir Kozlov

"If we were in your era, I'd put a Sharpshooter on you faster than you can put a pair of cheap sunglasses on an ugly kid."
The Miz, à Bret Hart.

"When I look at you I don't see fans. I don't even see people. I see money, money, money, money. Dollar signs, dollar signs, dollar signs, dollar signs. With some of you, a lot of dollar signs because I see a lot of fat people in the audience and I know you paid for two seats. Thank you very much!"
Batista à Raw.

"We are real women with the body that God created us with."
Mickie James, la femme aux implants mammaires en silicone qui explosent dans le ring.

Don Johnson: "This is a mistake!"
The Miz: "Mistake? No. Pink shirts and white suits, that is a mistake."

"One nation under Punk, undivisible, with integrity and sobriety for all!"
CM Punk

Michael Cole: "Our guest at ringside, Marisse. Welcome."
Maryse: "Oh my god, Michael Cole, you vintage nerd. You can't even say my name right. I should punish you and just give you my French kiss."

"If I see you in my match tonight, I'm gonna tear your intestins out and jump rope with it. And that's not all. I'm gonna take my two fingers, I'm gonna dig up your nosedrills and I'll rip your brain out. And I'm gonna put it in a newspaper and I'm gonna smash it against a window."
Mike Tyson à Hornswoggle

Ted DiBiase: "My movie, the Marine II, is superior to the original Marine."
Cody Rhodes: "Ted, my fifth grade graduation video is superior to the original Marine."

"I'm on Raw, you're on Smackdown... Long distance relationships don't work, Chris."
Big Show

Jerry Lawler, après une promo de Maryse où elle a qualifié Melina de "petite poupée": "Did she just say poupée? Do you know what that means in French?"
Michael Cole: "What?"
Jerry Lawler: "I... I can't say it!"

"I respect her. There are a lot of things that she does that I couldn't do, being the size that she is."
Michelle McCool à propos de Mickie James.

"We have MVP on the stage, and PMS in the ring."
Goldust, à propos des divas assemblées dans le ring pendant les Slammy Awards 2009.

"It was kind of like the 300 at the battle of Thermopylae, but with better abs".
John Morrison à propos de la fin de son match à Survivor Series, quand il s'est retrouvé à 1 contre 3.

"Hi, I'm John Morrison, and one time I drove my Lexus 700 miles on a tank full of my own urine."
John Morrison

"I always said if I could put my brain in Andrew’s body he’d be a 20-time world champ."
Edge à propos de Andrew "Test" Martin